Plus on se cache, plus il est désagréable d'être surpris.
On instruit toujours mal le lecteur, lorsqu'on le fait bailler.
A la guerre, on tue non pour tuer, mais pour ne pas être tué.
On se donne en donnant.
Il y a une chose dont on ne loue jamais les morts et qui est cependant la cause de toutes les louanges qu'on leur a données : c'est qu'ils sont morts.
Quand on sait tous les dons exceptionnels qu'il faut pour être ministre, on comprend mieux que l'on soit presque toujours obligé de prendre les mêmes.
On est jusqu'à vingt ans petit pour sa nourrice.
On peut changer de foi sans changer de Dieu. Et inversement.
On comprend peu les gens quand on les juge sans cesse.
Le bonheur, c'est toujours ce qu'on voit de l'extérieur.
L'homme et le frison ne se quittent pas des yeux. On entend ce qu'ils ne se disent pas. Ils s'étreignaient autrefois, voici qu'ils s'observent. Comme s'ils craignaient déjà de devoir se séparer.
On l'a cloué,Et sa misère,Sur un mur blanc au grand soleil,Un clou au coeur,Et pour l'exemple,Il a saigné sur le soleil.
Tout philosophe s'enfuit quand il entend la phrase: on va discuter un peu.
Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu'un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable. C'est notre devoir.
Il est indécent de se vanter soi-même, surtout de ce qu'on n'a pas fait.
Le bonheur passe donc souvent inaperçu et l'on découvre qu'on le côtoyait une fois qu'il a disparu. On était heureux, et on ne l'a pas remarqué. Combien de fois regarde-t-on en arrière, en considérant avec nostalgie des moments jugés pourtant imparfaits à l'époque ?
il n'y a pas de peur plus affreuse que celle qui vous gagne quand on ne sait pas comment ni quand on va payer la facture des faveurs qu'on a reçues.
Pour réduire l'endettement ? On supprime toutes les aides.
J'ai rencontré beaucoup de personnes, on a bu beaucoup de choses et on s'est beaucoup amusé.
La longue absence en amour ne vaut rien; mais, si l'on veut que son feu s'éternise, il faut se voir et se quitter par reprise : un peu d'absence fait un grand bien.
On ne réussit pas à m'influencer chaque fois que l'on me flatte.
Quand on parle trop du loup, il finit par l'apprendre.
Il faut tenir à une résolution parce qu'elle est bonne, et non parce qu'on l'a prise.
On est quelquefois un sot avec de l'esprit, mais on ne l'est jamais avec du jugement.
Il n'y a rien dont on ne puisse parler à ses amis.
Il faut toujours se souvenir des compliments que l'on reçoit et ne pas faire cas des remarques désobligeantes !
Le lien avec autrui ne se noue que comme responsabilité, que celle-ci, d'ailleurs, soit acceptée ou refusée, que l'on sache ou non comment l'assumer, que l'on puisse ou non faire quelque chose de concret pour autrui.
C'est quand on a tout perdu qu'on se retrouve.
Il faut aimer une ville où l'on peut à la fois fumer et jouer dans une pharmacie.
Il faut changer de tactique tous les dix ans si l'on veut conserver sa supériorité.
Il y a un paradoxe chez tous mes confrères, moi compris : On rêve d'être reconnus, et en même temps, que personne ne nous emmerde.
Avec tout l'argent du monde, on ne fait pas des hommes : on les dégrade.
On fait de la bonne politique à partir des réalités.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
On ne connaît jamais la vraie raison d'une guerre avant que tous ceux qui l'ont faite soient morts.
Je ne réclame la mort que de coupables, et l'on me nomme bourreau.
On a beau être sage, l'estomac sait voiler les yeux.
Et dire que les vieux arbres sont si beaux ! Hélas, on n'est pas de bois.
Si on te pelote le sein droit, tends le gauche.
On ne peut juger de la beauté de la mort que par celle de la vie.
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.
On a pris pour braves des lâches qui craignaient de fuir.
De quelqu'un qui ne pense qu'au présent on pourrait dire : "Il n'a pas inventé l'immortalité de l'âme."
On ne se prépare pas à la mort. On se détache de la vie.
Ce qu'il y a de plus dur dans la vie, c'est d'être obligés de se détacher de ce qui nous est le plus précieux, ce pour quoi on donnerait tout. Comment continuer à vivre ?
Heureux ceux qui sont nés parfaits ! On a beau faire, on ne le devient jamais.
La vraie pitié est toujours celle que l'on éprouve pour soi-même.
On sait qu'il faut écrire simplement ; mais on ne pense pas des choses assez solides pour soutenir la simplicité.
Si d'une discussion pouvait sortir la moindre vérité, on discuterait moins.
Les handicapés, ils veulent faire du sport, ils veulent travailler, ils veulent faire tout ce que nous on fait pas.