Comme quoi on peut se quitter tout de suite après qu'on s'est promis qu'on ne se quitterait plus jamais.
Que l'on parle bien quand on parle dans le désert !
On dit les idéologies mortes, mais les plus efficaces sont celles qu'on ne perçoit pas comme telles.
On tourne une pensée comme un habit, pour s'en servir plusieurs fois.
Franchement, les émissions de télé que l'on regarde, elles sont tellement cons qu'on pourrait les faire!
Quand on attend, les gens, les choses n'existent pas. On les longe, on les frôle : ils ne sont pas là, ils ne sont pas vraiment là.
J'veux pas travaillerJuste pour travaillerPour gagner ma vieComme on dit !J'voudrais seul'ment faireQuelque chose que j'aimeJ'sais pas c'que j'aimeC'est mon problème.
Il est dur de parler de la peur et de la faim. Ce sont des choses que l'on ressent très fort, mais que l'on ne peut pas décrire.
L'intelligence est un effort pour savoir de quoi l'on parle.
Les alentours de la trentaine, c'est un âge critique, pour un homme, celui où l'on fait les grosses bêtises, ou plutôt l'âge où les bêtises que l'on fait commencent à être irrémédiables.
Toutes choses précieuses quand on est au noir du trou, les burnes en gelée sur le bat-flanc. Un homme qui vous assiste dans ces circonstances, on a pas le droit de l'oublier.
Jamais on ne laissera la liberté s'éteindre
On ne plaisante pas avec le rêve.
Si c'est ta volonté,De ne plus m'entendre parler,De ne plus entendre ma voix,Comme auparavant;Je resterai coi,J'attendrai le moment,Que l'on m'ai parlé,Si c'est ta volonté.
Pour avoir trop cru que le développement était le produit du capital et du travail, on a investi, on a embauché ; et on s'est étonné que le développement ne fût pas au rendez-vous.
On ne connaît ni l'intérieur du mont ni l'envers du vent.
On ne connaît qu'une apparence de soi ; on se trompe sur soi.
On considère l'Europe comme le continent qui a, plus que tous les autres, profité de la planète. Mais c'est aussi le continent qui lui a donné plus que tous les autres.
On n'a qu'à rassembler sur la tombe d'un homme de génie les pierres qu'on lui a jetées de son vivant, et il aura une pyramide qui dépassera celle de Kéops.
Par une étrange contradiction, la première chose qu'on fait, quand on crée une Société Anonyme, c'est de lui chercher un nom. Mais par une singulière fatalité, on ne lui trouve le plus souvent que des initiales.
Chaque époque a ses libertés et ses interdits, je pense que l'on peut dire des choses aujourd'hui, que l'on ne pouvait pas dire à l'époque de Desproges ou de Le Luron.
On s'aperçoit qu'on a un estomac bien avant de se douter qu'on a une âme.
On a vu des hommes monter sur l'échafaud, n'ayant que ce moyen pour s'élever au-dessus des autres.
Le troisième empereur de la vingt et unième dynastie, à qui on apporta des pierres précieuses trouvées dans une mine, la fit fermer, ne voulant pas fatiguer son peuple à travailler pour une chose qui ne pouvait ni le nourrir ni le vêtir.
On ne peut rien aimer que par rapport à soi.
On est un dès que l'on s'aime.
Morte !... morte !... Il y a de ces mots qu'on prononce sans pouvoir les comprendre.
Il faut donc nécessairement, après avoir disséqué sur le mort, disséquer sur le vif, pour mettre à découvert et voir fonctionner les parties intérieures ou cachées de l'organisme; c'est à ces sortes d'opérations qu'on donne le nom de vivisections.
Si on construisait les routes comme on construit Internet, chacune serait dotée de caméras et de micros de surveillance auxquels nul n'aurait accès sauf la police, ou quelqu'un qui réussirait à se faire passer pour la police.
Nous sommes comme l'herbe qui fleurit le plus lorsqu'on est piétiné.
En voyage, on s'emmène avec soi, hélas.
On n'aime pas qui on veut. On aime qui on peut.
Les perles qu'on trouve dans les huîtres pendant les mois sans R sont fausses.
L'amibe n'a pratiquement pas contribué au développement de l'amour - si l'on excepte de dicton populaire : "Les amibes de nos amibes sont nos amibes."
A l'aspect des lieux que l'on hante,Aux mots qu'on ne dit pas, aux motsQu'on a dits peut-être trop tôt,Aux nerfs sensibles d'une amanteEt à l'énervance de l'airUn soir trop parfumé, trop clair.
On naît, on se marie, on meurt. Parfois, quand on y songe sérieusement, on se pose des questions embarrassantes. Mais la plupart du temps, on se laisser aller et c'est mieux ainsi.
Si on avait assez de fonds pour acheter toutes les consciences ce qu'elles valent et les revendre ce qu'elles s'estiment, ça serait une belle affaire.
On croit que c'est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non.
En situant où l'on sait leur honneur, les femmes doivent s'attendre à le voir souvent contesté.
On ne désire jamais que ce qu'un autre désire.
On a beau dire du bien de nous, nous en pensons encore davantage.
Parmi les causes de ce qu'on appelle habituellement le « malaise » des esprits, l'une des plus caractéristiques me semble être l'évacuation progressive de la substance de l'Etat. L'Etat se dépolitise. Non au sens de la « politique politicienne », plus présente que jamais. Mais au sens du politique. De l'essence du politique.
Mes musiques sont populaires et savantes, c'est pour cela qu'on les fredonne encore.
Je persiste à croire et à dire que la Chambre, ou si l'on veut la bourgeoisie, ne trompe pas le peuple ; elle se trompe elle-même. La Chambre ne sait pas l'économie politique, voilà tout.
On pardonne la médiocrité aux livres utiles. Inutiles, ils nous doivent d'être admirables.
On assistait là à une de ces séances plaisantes, comme on en voit aux veillées lorraines, où les filles et les garçons échangent des facéties et des bouts rimés. C'était une véritable séance de daïe, où François daïait la religieuse.
Je crois qu'on ne peut faire un rôle que si celui-ci vous touche.
Quand on aime trop quelque chose, il faut s'en priver.
Il est faux qu'on ait fait fortune lorsqu'on ne sait pas en jouir.
En général, on exige trop de talents pour les petits emplois, trop peu pour les grands.