On grimpe souvent dans l'arbre qui donne des fruits.
Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse !
Plus on remue le fumier, plus il sent mauvais.
Ce qu'on ne voit pas chez lui, c'est qu'il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d'appât de [...] ► Lire la suite
J'ai l'impression que le jour de la Saint-Valentin, si on assure pas, on va perdre tous les Miles qu'on a accumulé depuis le début de l'année.
Aujourd'hui, personne ne se distingue de rien, à commencer par les hommes politiques. Journalistes, acteurs, pareil. On ne vit pas dans un monde où l'on peut se distinguer.
On hait toujours ses ennemis, à quelques état de faiblesse qu'ils soient réduits.
On ment dès qu'on élève la voix.
Quel bonheur d'être belle quand on est aimée !
L'épée use le fourreau, dit-on quelquefois. Voilà mon histoire. Mes passions m'ont fait vivre, et mes passions m'ont tué.
On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner.
On dirait que les survivants de ces générations formées par le plaisir, en ne se refusant rien, ont appris à se passer de tout.
Dans les idées comme dans les dîners, si l'on désire être remarqué, ce qu'il y a souvent de mieux, c'est d'arriver le dernier.
Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi.
On aime éternellement ceux qu'on aime. On les aime quand ils sont là, parce qu'ils partiront pour vivre autre chose que nous. On les aime quand ils nous quittent, parce qu'ils reviendront nous vivre.
On est très malheureux lorsqu'on ne demande rien.
La mémoire est l'une des facultés les plus bizarres de notre intelligence. On ne peut vraiment pas s'y fier.
Là où on ne voit rien d'autre, où on n'entend rien d'autre, où on ne connaît rien d'autre, c'est l'infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose, c'est tout petit. Seul l'infini est immortel. Le fini est mortel.
Il n'est pas de plus grand plaisir que d'écrire, quand on a le bon destinataire : la vie, en fin de compte, n'existe que d'être solidifiée par les mots, transformée en récit plein de dérision.
Avant d'avoir abordé le monde, on est très exigeant. Pour soi-même et pour le monde.
On promet comme on veut et l'on tient comme on peut.
Et d'une raillerie a-t-on lieu de s'aigrir ?
L'unique chose à quoi on doit penser, et je m'en rends compte sur la fin de ma vie, c'est à la mort.
L'université est une matrice où l'on se sent mal à l'aise, mais où règne une certaine sécurité.
Sidonie a plus d'un amant,Qu'on le lui reproche ou l'en loue,Elle s'en moque également.
Plus on étudie l'homme, plus on connaît que l'orgueil est sa passion dominante, et qu'il affecte la grandeur jusque dans la plus triste misère.
Peu importe la manière dont on l'appelle... Le soleil reste le soleil. Sa lumière reste sa lumière.
Si on accepte les différences, tout type d'influence, le fait qu'on est fait de plein de choses, à ce moment-là on n'a plus de danger, on est prêt à accepter même des choses que l'on ne comprend pas. Une chose que je ne comprends pas, je l'accepte mille fois plus qu'une chose que je comprends.
Par sa cohérence, je pense que l'on peut apparenter mon travail à une forme d'expression artistique.
Rien ne sert de prouver si on n'est pas foutu de démontrer.
La Saint Valentin est un jour pour masochiste. Si l'on est avec quelqu'un il faut lui dire "je t'aime" avec un cadeau, pour que cela ait plus de valeur que les 364 autres jours de l'année ; si l'on est seul, on déprime !
Se marier à l'église et à la mairie, c'est ficeler un paquet avec un double noeud. On a tellement peur que ça ne tienne pas !
En regardant les gens marcher dans la rue, on apprend à distinguer les hommes des femmes : les têtes qui se tournent vers toutes les vitrines des magasins sont celles des femmes. Il existe d'autres moyens de vérification.
Il n'y a nul héroïsme à exécuter ce qu'on ne peut refuser. Surtout si c'est une tâche facile.
En amour, lorsqu'on désire sa liberté, c'est pour l'aliéner en d'autres mains.
Il n'y a de certain que le passé, mais on ne travaille qu'avec l'avenir.
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
Il y a des moments où l'on ne peut s'empêcher de faire des bêtises : cela s'appelle l'enthousiasme.
Péché, c'est le mot que l'on donne à la mauvaise conscience.
Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ?
On dirait qu'une fois que les gens ont grandi, ils ne savent plus ce qui est cool.
On n'a pas vécu huit ans avec une femme sans être fixé sur son compte.
Pour vivre jusqu'à 90 ans, mon spécialiste m'a conseillé "pas de fruit, pas de légume !" : avec des pâtes, du riz et des pommes de terre, on vit très bien... si vous le voulez.
Si j'ai jamais eu quelque chose à dire à quelqu'un, c'est cela : on peut réaliser l'impossible. Tout est possible. Et c'est tout. Rien de plus.
Etre heureux c'est un don que l'on fait à l'autre parce qu'on lui montre que c'est possible.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
On s'imagine que le dessin peut être beau en lui-même. Il ne l'est que par les vérités, par les sentiments qu'il traduit.
Quand les mendiants meurent, on ne voit pas de comètes ; les cieux eux-mêmes embrasent la mort des princes.
Quand on écoute un parti, on est ignorant ; quand on écoute deux partis, l'esprit s'éclaircit.
Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester par terre.