La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale.
On se marie exactement comme on passe son baccalauréat ou son permis de conduire : c'est toujours le même moule dans lequel on veut se couler pour être normal, normal, NORMAL, à tout prix.
Le mariage, dans certain pays, c'est le châtiment qu'on inflige aux voleurs à l'étalage.
On ne se méfie jamais assez de son passé.
Le vrai jaloux, c'est celui qui a une femme très laide et qui a toujours peur qu'on la lui prenne.
Dans les villes de l'an deux milleLa vie sera bien plus facileOn aura tous un numéroDans le dosEt une étoile sur la peau.
On ne peut nier l'humanité d'autrui sans diminuer la sienne.
On dit est souvent un grand menteur.
On fait des phrases parce qu'on n'a pas d'idées.
On dira dans la presse que c'est à cause de la hess, qu'on était des sauvages, des otages du naufrage.
Le sens de soi, et la façon dont on l'associe, est peut-être le cadeau le plus précieux et poétique dans l'arsenal de sa vie et de son métier.
Par exemple, la France est un pays catholique, ce n'est pas pour autant qu'on va m'obliger à aller à la messe.
C'est étrange de penser qu'on peut tomber amoureux et ne plus s'aimer, que l'amour peut se transformer en haine, et que ce sont les gens qui nous ont le plus aimé qui nous ferons le plus de mal.
Il en est du mérite comme de l'innocence : il se perd dès qu'on s'en repaît.
Même les nénuphars tremblent à l'idée qu'on puisse assainir le fond du marécage.
La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
Dans la marine on ne fait pas grand-chose mais on le fait de bonne heure.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
Si vous avez des opinions, on risque de vous perdre... Si vous n'en avez pas, on vous blâme !
Quand on monte sur ses grands chevaux, il n'est pas rare qu'on soit obligé de rentrer à pied.
Comme on a tort de croire que l'intelligence ou les facultés d'analyse peuvent nous mettre à l'abri !
On a vingt ans depuis quinze jusqu'à trente ans.
Ne pourrait-on pas agir pour l'air comme on fait pour l'eau, c'est-à-dire amener à Paris de l'air propre, de même qu'on y conduit de l'eau pure ?
On ne peut comprendre un processus en l'interrompant. La compréhension doit rejoindre le cheminement du processus et cheminer avec lui.
Quand une maison devient pauvre, on reconnaît le fils respectueux ; quand il y a des troubles dans l'empire, on reconnaît le sujet fidèle.
Le succès représente le 1% de votre travail qui résulte des 99% qu'on appelle l'échec.
Quand la situation économique d'un pays plonge, il y a forcément des politiques populistes et opportunistes qui disent « on va mettre de l'ordre ».
Avec Alstom-Siemens, on ne construit pas un champion européen mais un champion allemand.
En aucun cas nous ne pourrions obtenir une telle idée de la grandeur de la nature que lorsque l'on considère, conformément à la loi de la conservation de l'énergie dans l'Infini, les forces sont dans un équilibre parfait, et donc l'énergie d'une simple et unique pensée unique peut déterminer le mouvement d'un univers.
J'ai grandi très vite, vous savez. On m'a exploité. On exigeait beaucoup de moi. (...) Cela m'a sans doute un peu bousillé.
Aujourd'hui, personne ne se distingue de rien, à commencer par les hommes politiques. Journalistes, acteurs, pareil. On ne vit pas dans un monde où l'on peut se distinguer.
On ne peut respecter l'autre si on le met sur un piédestal car, sur un piédestal, on ne peut bouger.
En fait de femmes, c'est dans les huîtres qu'on trouve les perles.
Le mot "sage" dit à un enfant, c'est un mot qu'il comprend toujours et qu'on ne lui explique jamais.
Il est mal de violer sa parole sans raison ; mais on trouve toujours une raison.
Comme on dit ordinairement : " Va ! calomnie hardiment, il en reste toujours quelque chose ... "
Les peintres ne doivent pas oublier qu'en règle générale l'oeil est un brave organe, sans malice, crédule, toujours prêt à ajouter foi à ce qu'on lui dit, si on le lui dit avec assez d'assurance.
Un vieillard endormi, on dirait la répétition générale de l'attaque qui l'emportera.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
La peur n'a de fin que quand on l'assume.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
On reconnaît l'auteur dramatique autant aux scènes qu'il écrit qu'aux scènes qu'il évite d'écrire.
Si l'on ôtait de la vie tout ce qu'il y a de vain et de frivole, il y resterait si peu de choses, que cela ne vaudrait pas la peine de le regretter.
On finit toujours par s'ennuyer quelque peu en villégiature. En une de ces heures où la paresse ne suffit plus et finit par peser sur l'esprit autant qu'un lourd travail.
Les gens ne s'embrassent guère, de nos jours. On veut le corps tout de suite, on le veut tout entier et, quand on l'a eu, on n'a plus que faire d'un baiser.
On ne plaint guère les gens qui retombent dans leurs erreurs.
On ne peut pas mettre une âme dans le plâtre.
Etre heureux c'est un don que l'on fait à l'autre parce qu'on lui montre que c'est possible.
Puis, on le vit, étrange rite,Qui baptisait les margueritesAvec l'eau de son bénitierEt qui prodiguait les hosties,Le pain bénit, l'Eucharistie,Aux petits oiseaux du moutier.
On peut tout quitter sauf ses obsessions.