Le temps est démesuré quand on est petit et qu'on attend.
C'est ça le succès : être traduit dans des langues dont on ignorait jusqu'à l'existence.
Comme on a tort de croire que l'intelligence ou les facultés d'analyse peuvent nous mettre à l'abri !
Sans public, on n'est rien.
Tu aurais pu avoir un peu de patience, attendre qu'on parte ensemble. On dit que la fin du monde est proche.
Les livres les plus faciles à adapter sont ceux qui, une fois enlevée la littérature, continuent de tenir debout. Il y en a moins qu'on ne le croit. Souvent, la beauté de la littérature vous fait prendre des vessies pour [...] ► Lire la suite
Contrairement à ce qu'on croit, le moralisme de La Fontaine est inspiré d'Hésiode, de Pipelet, des livres orientaux, des faits divers.
Si on accepte les différences, tout type d'influence, le fait qu'on est fait de plein de choses, à ce moment-là on n'a plus de danger, on est prêt à accepter même des choses que l'on ne comprend pas. Une chose que je ne comprends pas, je l'accepte mille fois plus qu'une chose que je comprends.
- Attend, on a pas eu des dizaines de conversations sur le fait qu'on avait toutes les deux le coeur brisé d'avoir perdu Toby et Ezra ?! - Je sais... - Il faudrait vraiment te décerner l'oscar de la meilleure actrice.
On vit comme on pense, on vit petitement si l'on pense petitement, on vit librement si on pense librement.
Plus on étudie, plus on sait. Plus on sait, plus on oublie. Plus on oublie, moins on sait. Moins on sait, moins on oublie. Moins on oublie, plus on sait. Alors, à quoi bon étudier ?
La Saint Valentin est un jour pour masochiste. Si l'on est avec quelqu'un il faut lui dire "je t'aime" avec un cadeau, pour que cela ait plus de valeur que les 364 autres jours de l'année ; si l'on est seul, on déprime !
Le bonheur que l'on attend est plus beau que celui dont on jouit...
Que les femmes donnent ou qu'elles refusent, elles sont toujours heureuses qu'on leur demande.
Les acteurs rateraient très souvent, presque toujours, leurs entrées en scène, s'ils n'avaient pas, étant en coulisse, cette pensée constante : Il me semble qu'il y a bien longtemps qu'on ne m'a vu !
On ne choisit pas plus son esprit que son visage. On ne s'attache pas moins à l'un qu'à l'autre.
Les peintres ne doivent pas oublier qu'en règle générale l'oeil est un brave organe, sans malice, crédule, toujours prêt à ajouter foi à ce qu'on lui dit, si on le lui dit avec assez d'assurance.
On aime éternellement ceux qu'on aime. On les aime quand ils sont là, parce qu'ils partiront pour vivre autre chose que nous. On les aime quand ils nous quittent, parce qu'ils reviendront nous vivre.
On devrait pouvoir dire qu'il n'arrive aux hommes que ce qu'ils veulent qu'il leur arrive.
Divorcer parce qu'on n'est plus amoureuse est aussi stupide que de se marier parce qu'on l'est.
Les hommes qu'on ne connaît qu'à moitié, on ne les connaît pas ; les choses qu'on ne sait qu'aux trois quarts, on ne les sait pas du tout. Ces deux réflexions suffisent pour faire apprécier presque tous les discours qui se tiennent dans le monde.
N'est grave que ce qu'on veut bien considérer comme tel.
J'ai gagné le gros lot donc je pense devoir donner aux autres. Mais on n'a jamais assez d'argent !
Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles. Etendez vos ailes et envolez-vous ! Et ne vous contentez jamais des grains que l'on vous jette.
On ne refuse pas la pitié aux malheureux pourvu qu'ils n'en demandent pas d'avantage.
Sur cent maris aveugles, on en trouverait bien quatre ou cinq qui sont en effet aveugles. Les autres trichent.
Si l'on pose d'un côté ce qu'un hold-up rapporte en argent et de l'autre ce qu'il rapporte en années de prison, on s'aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
Le monde, quelle riche école buissonnière quand on sait comment l'appréhender !
Tu sais ce qu'il faut faire lorsqu'on a vraiment tout essayé et qu'on a échoué à tout, alors qu'on sait qu'on est dans son droit ? On essaie encore.
Chacun sait qu'il y a, de nos jours, deux littératures : la mauvaise, qui est proprement illisible (on la lit beaucoup). Et la bonne qui ne se lit pas.
Pourquoi les hommes ont-ils peur de la mort, alors que l'on meurt toutes les nuits ?
Est-ce qu'on retient ses glaires, lorsqu'on a envie de cracher ? L'hygiène publique a inventé les crachoirs comme Dieu a inventé les femmes. La pureté n'exige pas la rétention, mais l'exutoire.
Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent ; on s'éduque autant par la bouche que par l'oeil ou l'oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
Je sais jusqu'où je peux aller et jamais en tout cas je ne prendrai le risque de nuire à ma santé. On n'emporte pas l'argent dans sa tombe. C'est à chacun de prendre ses responsabilités.
On ne peut pas être préparé à quelque chose en croyant secrètement que cela n'arrivera pas.
- Où étais tu, et avec qui ? - Mais pas en Sicile papa... - Eh oh, s'il te plaît ! En Sicile, on serait déjà au cimetière ou à l'église ! Comme aucune de ces deux solutions simples n'est envisageable, qu'est ce [...] ► Lire la suite
Le socialisme est comme la morphine : on en prend d'abord par curiosité, pour adoucir une légère douleur, et fatalement, on augmente la dose.
Tout le travail de l'amour consiste à oublier d'un être ce qu'on en savait au premier jour.
Pourquoi n'entend-on jamais parler de l'imbécile malheureux ?
On ne pardonne guère à un homme qui s'est créé ses propres limites.
De l'avis de quelques-uns, on pourra bientôt faire de l'élevage sur la lune. Ce qui est inquiétant c'est que dans peu de temps on devra peut-être payer pour que cela ne se fasse pas.
Quand on part, on se sauve toujours de quelque chose. Tant qu'on peut faire face on reste.
On a beau dire, on n'abandonne jamais toute espérance.
Hommes politiques face à la presse : ce n'est pas en crachant dans les miroirs qu'on guérit de l'eczéma.
Le bonheur, on vit dedans. On ne le voit jamais venir.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
Le confinement c'est une contrainte, je le sais. C'est une contrainte pour les familles. Mais nous devons tenir pour protéger ceux qu'on aime.
- On ne t'a jamais dit qu'un pique-nique devait toujours se faire à l'extérieur ? - Oh ! C'est ce qui est marqué dans ton règlement des pique-niques ?
Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi.