Une langue qu'on défend est un peu comme une femme qu'on aime : il est toujours agréable d'en parler.
Les choses dont on ne parle pas n'existent pas.
Il y a des sentiments qu'on ne peut exprimer avec des mots.
On travaille pour épater, ou bien on se répète.
La vie de couple, c'est devenu de la gestion d'entreprise ; on veut qu'il y ait de l'amour dedans et je me demande si ce n'est pas une pièce qui vient d'un autre puzzle.
Obéir, c'est comme boire et manger : rien ne vaut ça quand on en manque depuis longtemps.
L'adresse n'est autre chose qu'une juste dispensation des forces que l'on a.
Comprendra-t-on cette importance que prend pour vous toute chose si nul autre que vous ne l'a décidée, menée à bien ?
On plaint toujours les pauvres qui connaissent la faim. Et jamais les riches qui ont manqué le début !
On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d'avoir ce que tu as !Mais comment puis-je manger et boire, alorsQue j'enlève ce que je mange à l'affamé,Que mon verre d'eau manque à celui qui meurt de soif ?Et pourtant je mange et je bois.
Par contre, que l'on puisse dire qu'elle se payait la frime d'une femme de soixante ans, elle ne l'a jamais pardonné au patron.
Si le diable pouvait sortir de son « soi »,Tu Le verrais assis bien droit au trône de Dieu.Le plus délicat au monde, c'est la pure terre vierge ;On dit que d'elle naît l'Enfant des sages.Homme, si tu ne deviens [...] ► Lire la suite
Tout ce qu'on considère comme acquis est à revoir. On s'habitue vite à quelque chose.
Les marins croient en Dieu. Quand on est tout seul en mer, c'est bien plus facile de croire.
Tantôt le coeur est le moteur du sexe, tantôt le sexe du coeur. On ne le distingue qu'au moment des pannes.
On prend les boeufs par les cornes et les hommes par les paroles.
Pour les femmes, le meilleur argument qu'elles puissent invoquer en leur faveur, c'est qu'on ne peut pas s'en passer.
L'enfance ne se vit pas dans l'action mais dans quelque chose de plus subtil, qu'on appelle l'innocence à défaut de pouvoir la mieux nommer.
Amitié : Contrat de construction que l'on signe avec des rires et rompt avec des larmes.
Si les gouvernements en place continuent de penser qu'abaisser l'âge de voter peut leur être favorable, on verra bientôt les électeurs aller aux urnes avant qu'ils ne sachent marcher.
La beauté même, et la perception qu'on en a, est source de mélancolie.
On reste avec ses parents comme plus tard avec une femme. Les habitudes tournent parfois en passions.
Si on nomme pays le sol que nous foulons tous les jours, l'ornière de nos pas risque de devenir des frontières infranchissables.
Quand un peuple refuse un progrès facile à mettre en oeuvre, quand un véhicule poussé par dix hommes reste sur place, quand un enfant s'avachit devant la télévision pendant des heures, on découvre, médusé, l'effroyable emprise de l'immobile.
S'il fallait se fier à ses poèmes pour savoir ce qu'un poète pense, on se ferait de drôles d'illusions.
Se contenter de la femme qu'on a c'est ne jamais connaître la femme rêvée.
1) L'alcool permet de se sentir bien même en compagnie d'écrivains. 2) L'alcool facilite le contact avec les gens qui n'ont jamais lu un livre. 3) Grâce à l'alcool, on peut, même si l'on est germaniste, paraître inventif et spirituel.
On ne dit jamais rien parce qu'on parle tout le temps.
Quand on est jeune, on échafaude un programme de travail dont on s'imagine qu'il durera toute la vie et résistera à n'importe quel cataclysme.
On peut battre une femme quand il n'y a pas d'autre moyen de la faire taire.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
- J'ai peur. - J'ai peur aussi. - Quand je sortirai d'ici ça sera terminé... - Je crois que ça l'était déjà. On a simplement mis beaucoup de temps à le réaliser et à en admettre l'évidence. - Serena j'ai encore... - Moi aussi. [...] - Je t'aime...
Il y a tellement de trous sur la 1ere Avenue, on pensait pas que celui-là se remarquerait.
On ne peut être normal et vivant à la fois.
C'est ça la perspective du lycée : on ne monte pas pour aller en haut, on monte pour rester en bas.
Il y a beau jour que tout le monde sait que l'homme descend du singe, mais on le cacha longtemps pour ne pas humilier ce dernier.
Toutes les fois qu'on attend le retour de l'ordre, on ne peut se tromper que sur la date.
Il y a deux degrés d'orgueil : l'un où l'on s'approuve soi-même ; l'autre où l'on ne peut s'accepter. Celui-ci est probablement le plus raffiné.
On trouvera toujours quelqu'un pour nous mettre sous le nez nos erreurs de jeunesse.
On n'a jamais vu tant de magasins d'habillement à Paris et jamais les filles n'ont été si peu vêtues.
On admire toujours ce qu'on ne peut vraiment comprendre.
Quand un ami vous prend une maîtresse, il ne faut pas se brouiller complètement avec lui, afin de le connaître encore à l'époque où on lui en sera reconnaissant.
Témoigner c'est dire ce qu'on a vu, non pas ce qui s'est passé.
On a beau détester la hyène, il faut reconnaître qu'elle court vite.
Doit-on, en bonne justice, en vouloir à l'endroit qui nous a reçu dans notre chute ou bien à la souche contre laquelle nous avons butté ?
Dans la lutte, on descend au niveau de l'adversaire.
Si on ne sait pas vivre, comment peut-on savoir mourir ?
On commence par dire : "Ne fais pas de bruit quand tu rentres", et cela devient très vite : "Ne fais pas de bruit si tu rentres."
Avec des si, on scierait.
Je préfère le témoignage de ma conscience à tous les discours qu'on peut tenir sur moi.