Si le Christ avait pu prévoir ce qu'on lui ferait dire après son départ, il n'aurait jamais osé parler en paraboles.
A force de traîner un espoir, on finit par l'user.
Ne pourrait-on point découvrir l'art de se faire aimer de sa femme ?
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Ce qui fait un bon manager c'est la prise de décision. On peut utiliser les ordinateurs les plus fous pour étudier les chiffres mais en final il faudra faire un planning et passer à l'action.
Fielleux comme souvent le sont ceux dont on dit qu'ils ont de l'humour.
Avec des si, on scierait.
C'est carrément un psychopathe ! Mais... c'est un ami ! Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Il y a tellement de trous sur la 1ere Avenue, on pensait pas que celui-là se remarquerait.
Aucun cheval de course n'est capable de filer aussi vite que l'argent qu'on a mis sur lui.
On préfère un compliment menteur à une critique sincère.
Parole d'homme riche : les pauvres, on a beau ne rien leur donner, ils n'arrêtent pas de demander.
On les a dans ses bras - puis un jour sur les bras - et bientôt sur le dos.
Le Capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait pas les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme.
Le malheur a un bord et un fond. On attend que nous soyons au fond pour nous demander comment nous sommes arrivés au bord.
On trouve toujours l'épouvante en soi, il suffit de chercher assez profond. Heureusement, on peut agir.
On ne parlerait guère en société si l'on se souvenait combien de fois on a été incapable de comprendre ce que disait les autres.
Dommage qu'on ne puisse trouver le bonheur sur la route qui mène à lui.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
C'est parce qu'il attend peu du mariage que l'homme n'en désespère pas et qu'il ne voudra plus en sortir même en cas de faillite - comme on tient à un emploi qui ne vous donne plus de plaisir mais assure toujours vos fins de mois.
Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte.
On vit le plus souvent dans le gris ou on s'en étonne de moins en moins.
Dans certains théâtres d'essai, on serait tenté de prendre parfois la rampe de scène pour un garde-fou.
Il y a des moments où on écrit parce qu'on pense participer à un combat. Cela a été le cas dans les débuts de ma carrière d'écrivain. Puis, peu à peu, se dégage finalement la vérité, une vérité plus nue, [...] ► Lire la suite
On connaît le coeur quand il s'agit d'argent entre amis ; difficilement on entend le son de l'eau quand elle coule d'une haute montagne.
On peut être bien élevé et écrire de la mauvaise poésie.
Enseigner la gestion de son corps, réinventer ce que l'on appelait l'éducation sanitaire, et ce dès l'école.
Les larmes deviennent une chose si rare qu'on ne peut les donner à la première venue.
Mieux vaut subir la moitié des maux auxquels on s'attend que de rester dans l'apathie par crainte de ce qui pourrait advenir.
Comme on croit aisément le mal de ceux qu'on hait, le bien de ceux qu'on aime!
La paix est le temps où l'on dit des bêtises, la guerre le temps où on les paie.
On ne tombe pas dans la solitude, parfois on y monte.
C'est un crime que d'être névrosée, quand on y ajoute l'insolence.
On n'a jamais tout à fait raison avant d'être tout à fait mort.
Le signe qu'on vieillit, c'est quand on a de plus en plus besoin de la confiance des autres.
Quand on traite de vaurien quelqu'un qui ne vaut pas grand-chose, on lui cause un préjudice commercial.
"On ne fait pas ce qu'on veut", dit-on souvent. C'est "On ne fait pas ce qu'on peut", qu'on devrait dire.
C'est une chose très différente que d'aimer ou que de jouir ; la preuve en est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit encore plus souvent sans aimer.
Qu'il y a de peintres semblables dans le monde ! On ne leur demande simplement qu'un cheval, et ils veulent absolument faire une selle et une bride.
L'ordinateur parfait a été inventé : on entre un problème et il n'en ressort jamais !
Dieu, on le trouve partout où il y a de la lumière.
L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
On cherche à se changer car on pense que c'est plus facile que de s'accepter.
Ça fait deux semaines qu'on ne s'est pas vu. Tu n'imagines pas dans quel état je suis. Tu risques d'être surpris !
Il se passe, entre un roman et son lecteur, un phénomène analogue à celui du développement des photos, tel qu'on le pratiquait avant l'ère du numérique.
Enfants de banlieue, on grandit dans la peur, celle qu'on inspire et celle qu'on éprouve.
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
On ne voit bien que lorsqu'on est ébloui.
On ne saurait séparer arbitrairement les deux aspirations fondamentales de l'âme juive : nationalisme et universalisme.