Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Si l'amour éprouvait de la honte, on ne le peindrait pas tout nu.
Si l'on veut qu'une chose soit vite connue, il faut l'entourer de mystère et prier ceux qui la connaissent de n'en jamais parler.
A-t-on jamais vu deux caïmans dans la même mare ? Deux hippopotames mâles dans la même rivière ?
Si les pétroliers transportaient de l'eau de mer, on s'en foutrait qu'ils fassent naufrage.
On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
Parmi les plus grands traîtres de l'histoire, on pourrait mentionner la météo.
C'est une chose très différente que d'aimer ou que de jouir ; la preuve en est qu'on aime tous les jours sans jouir et qu'on jouit encore plus souvent sans aimer.
Qu'il y a de peintres semblables dans le monde ! On ne leur demande simplement qu'un cheval, et ils veulent absolument faire une selle et une bride.
Si on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien.
La vie c'est moins bien que la télé, parce qu'on ne peut pas changer de chaîne.
On écoute aussi avec les yeux. Peu de musiques ont marqué sans visage.
En art ce qui est important ce n'est pas les matériaux mais ce que l'on veut dire.
En vain l'on s'obstine à ne consulter que son coeur ; on est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
Mais j'ai toujours aimé les chemins de traverse, les petites ruelles sombres derrière la route principale - là-bas, on trouve des aventures et des surprises, et du métal précieux dans la terre.
La vie est une mèche que l'on consume, les pièces d'artifices reflétant nos joies ou nos malheurs.
On ne doit pas tirer gloire de ce qu'on a fait. Si ton action s'est avérée concluante, laisse soin à d'autres de le reconnaître.
Il faut retenir son coeur, car si on le laissait aller, combien vite, alors, on perdrait la tête !
On les a dans ses bras - puis un jour sur les bras - et bientôt sur le dos.
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce qu'on espère.
On juge mieux les affaires d'autrui que les siennes propres.
On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé.
Ne pas mentir, c'est dire ce qu'on sait, non ce qu'on croit savoir.
Dans les affaires, comme en amour, il est un moment où l'on doit s'abandonner.
L'amitié fait deviner des choses dont on ne parle pas.
Comme la vie paraît simple quand on s'adapte à des modes prescrites sans chercher l'absolu qui ravage !
Je suppose que les événements ne sont qu'une sorte de commentaire de nos sentiments - on peut déduire ceux-ci de ceux-là.
Le fâcheux, c'est d'être né, et l'on peut pourtant dire de ce malheur-là que le remède est pire que le mal.
Pendant longtemps, on n'a pas payé les députés. Depuis qu'on les paye, il ne paraît pas, tant s'en faut, qu'on obtienne une qualité supérieure.
Mon père tenait beaucoup à ce que j'aille à l'école pour apprendre la politesse. J'arrive ; dans la rue, y a un panneau : "ralentir, école". Y croyaient quand même pas qu'on allait y aller en courant non plus !
Torche-cul : Publication qu'on lit d'un derrière distrait.
Quand on prend tout d'un coeur léger, il paraît qu'on vit sans danger.
On m'a offert une villa à Hollywood, mais j'ai dit non merci, je préfère vivre en Italie.
Non rien à foutre, on va quand même pas s'laisser enculer par une bande de nègres !
On ne se garde d'une déconvenue pleine et entière qu'en se ménageant la ressource d'une petite contrariété.
Dans l'amour parfait, et il existe, on n'ignore pas les défauts de l'être aimé ; mais on les voit sans ressentiment.
On voyagera tellement vite qu'il vaudra mieux rester chez soi.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
D'abord, c'est le lit et ensuite, les malentendus. On finit toujours par être obligé de regarder justement le programme de télévision qu'on n'aime pas.
On ne peut jamais se débarrasser de ce qui fait partie de nous-mêmes, même si on le rejette.
On ne chérit jamais autant sa chance que lorsqu'on écoute le récit des malheurs d'autrui.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
On essaie en vain de rattraper sa vie. Le passé, présence hallucinante qui fut quand on veut la rejoindre.
Fielleux comme souvent le sont ceux dont on dit qu'ils ont de l'humour.
Dans une dictature, le passé et le présent sont des frères siamois qu'il vaut mieux ne pas séparer si on veut maintenir l'ordre au dehors et l'harmonie au dedans.
On ne peut traverser à gué un fleuve aux courants dangereux. Mais il est toujours possible d'y puiser pour étancher la soif.
Le bonheur se distingue du plaisir : ce dernier n'est pas lié au sentiment de l'existence, on ne s'y oublie pas en tant qu'être singulier. Ici se loge la deuxième raison qui peut expliquer la rareté de ce bonheur en littérature.
Si les prêts servaient à quelque chose, on prêterait aussi les femmes.