Comme c'est terrible d'être vieux et de savoir qu'on a gâché sa vie.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
C'est en voulant connaître toujours davantage qu'on se rend compte qu'on ne sait pas grand-chose.
Remède. Agent thérapeutique qui guérit rarement le mal qu'on a mais donne à chaque instant un mal qu'on n'avait pas.
Sur les chaînes nationales, on constate que le fait divers l'emporte parce que l'émotion prime sur l'analyse : à peu près tout ce qui paraît complexe est banni de l'information télévisée.
- Du temps du muet... il y avait de la musique... - Maintenant aussi... mais on ne l'entend pas... les gens causent tout le temps !
On dit qu'il n'y a rien de si rapide qu'un sentiment d'antipathie.
Le problème de réforme de l'état est "incontournable". Ce qui signifie qu'on la contourne depuis deux siècles !
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
On dirait que tu as honte d'être une bonne fille.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Si on n'avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart.
On ne peut pas, au nom de la culture, figer les choses ! Sinon ça devient de l'archéologie.
Quand on s'abandonne, on ne souffre pas. Quand on s'abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus.
On fait souvent des bêtises effroyables par peur de paraître bête.
On appelle cadres les gens dont la peau du ventre se tend après les repas.
Quand on demande à Dieu la souffrance, on est toujours sûr d'être exaucé.
On peut violer les lois sans enlever la culotte.
On hésite à être soi parce que demain il faudra mentir.
Le bonheur c'est une mayonnaise : ça tourne sans qu'on sache pourquoi.
On a senti le diable dans la machine et on n'a pas tort.
On n'est jamais trop pressé. Le temps, ça ne se gaspille pas.
Je suppose que les événements ne sont qu'une sorte de commentaire de nos sentiments - on peut déduire ceux-ci de ceux-là.
Parmi les plus grands traîtres de l'histoire, on pourrait mentionner la météo.
- Je ne sais pas me servir d'une arme ! - Même principe qu'un appareil photo : on vise, on appuie.
On n'a le droit de rire des larmes que si l'on a pleuré.
En politique, c'est quand on croit tout avoir qu'on n'a plus rien.
Ce qui me manque, vous voyez, c'est cette complicité sur laquelle on ne se pose aucune question, qui ne suscite aucun doute.
On rencontre des personnes magnifiques, puis on se quitte sur des mots pathétiques.
Non rien à foutre, on va quand même pas s'laisser enculer par une bande de nègres !
Enfants de banlieue, on grandit dans la peur, celle qu'on inspire et celle qu'on éprouve.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie... ils pourraient venir les chercher, d'ailleurs, mais ils ne viennent pas !
Quand on a le physique d'un emploi, on en a l'âme.
Quelque soit la file d'attente que l'on choisisse, ce sera toujours la plus lente même si sa longueur ne le laissait pas présager.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
On ne vit qu'une fois. Et encore !
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce qu'on espère.
En France, nous avons nos réserves d'imbéciles comme les réserves de Peaux-Rouges en Amérique : ce sont les intellectuels. On est sûr de ne jamais en manquer.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.
Je ne comprends pas qu'on laisse entrer les spectateurs des six premiers rangs avec des instruments de musique.
Cave : on y descend pour se remonter.
Lorsqu'on commence à s'expliquer, c'est qu'on a fini de s'entendre.
Pour garder ce qu'on aime, il faut sauver ce qu'on déteste.
On n'a même plus le temps d'être un enfant qu'il faut se dépêcher de devenir un homme.
Ainsi que par César, on jure par sa mère.
C'est de la folie de vouloir punir son voisin en mettant le feu chez lui lorsqu'on habite juste à côté.
Arriver dans une prison que l'on connaît, c'est comme si l'on rentrait chez soi...
Toute libération trop facile est un leurre, parce qu'on recommence dès que l'échec précédent est oublié.
Il faut emprunter les idées du peuple si l'on veut le diriger.