En vain l'on s'obstine à ne consulter que son coeur ; on est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
L'être humain est ainsi fait qu'il se veut surtout autonome. La personne cherche l'autre qui la complétera, mais si l'autre lui apparaît comme une menace à son autonomie, elle se détournera. C'est pourquoi les forts sont condamnés aux faibles.
Comme Cyrano de Bergerac qui choisissait de se moquer lui-même de son nez, je me moque moi-même de mes enfants. C'est mon privilège de père.
C'est au bras de la noblesse de France que la démocratie américaine a fait son entrée dans le monde.
Différence entre épouse américaine et française : lorsque l'une et l'autre ont compris ce que leur mari a en tête, la première va consulter son psychanalyste, la seconde achète un déshabillé particulièrement sexy.
La publicité ? Une invention hypocrite de l'homme ; un miroir aux alouettes pour manipuler, exploiter et asservir en douceur son prochain.
A quoi sert le succès sinon à séduire son père ?
Que l'homme soit disposé à céder à la nature ou à s'opposer à elle, il ne peut se passer d'une compréhension correcte de son langage.
La femme ne se donne qu'à son premier amour : à tous les autres, elle se reprend !
Mon corps est un jardin, ma volonté est son jardinier.
On se réconcilie dans son coeur avec un esprit supérieur au sien par le biais d'une divergence d'opinion.
L'intelligence sans celle du coeur ce n'est que de la logique et ça n'est pas grand-chose.
Il y a deux sortes d'abus : ceux qui naissent de la logique d'un régime, et ceux qui naissent de son incohérence.
Autant l'amour est aimable dans le coeur des jeunes gens, autant il est inconvenant dans celui qui a passé la fleur de l'âge.
Ce que nous désignons toujours par « opinion publique » ne repose que pour une part minime sur l'expérience personnelle et sur les connaissances des individus; par contre, elle est en majeure partie suscitée, et cela avec une persévérance et [...] â–º Lire la suite
Chaque tsigane vante les qualités de son propre cheval.
Quand les peines de coeur se transforment en maladies, nous sommes perdus.
Le sage trouve mieux son compte à ne point s'engager qu'à vaincre.
La société la plus barbare serait peut-être celle où, chacun étant traité à son mérite, le pauvre n'aurait même pas la ressource de s'indigner.
Quelle chose merveilleuse serait la société des hommes, si chacun mettait de son bois au feu, au lieu de pleurnicher sur des cendres !
Si le monde tolère un malheur, n'est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie ?
Acteur ? Un métier de ringard où l'on passe le plus clair de son temps à faire de l'après-vente comme si on demandait à un pilote de réparer son avion en cas d'avarie.
L'homme est un animal qui du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce a besoin d'un maître. Or ce maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un maître.
Le bonheur est la fin dernière de l'homme et est au sommet des biens ; plus une chose est proche de cette fin, plus élevé est son rang parmi les biens humains.
On n'a pas deux coeurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un coeur ou on n'en a pas.
Une femme vous hait, ou fait de vous son dieu, entre les deux pour elle il n'est pas de milieu.
Quand Bérénice était petite fille, dans mon désir de l'aimer, j'avais beaucoup regretté qu'elle n'eût pas quelque infirmité physique. Au moins pour intéresser mon coeur avait-elle sa misère morale.
Un homme qui n'a rien à voir avec son propre temps n'a aucune conscience de son intrusion dans celui des autres.
Il n'est sans doute pas facile, même pour le créateur lui-même dans l'intimité de son expérience, de discerner ce qui sépare l'artiste raté, bohème qui prolonge sa révolte adolescente au-delà de la limite socialement assignée, de l'"artiste maudit", victime provisoire de la réaction suscitée par la révolution symbolique qu'il opère.
Ce qu'il y a de plus singulier dans la vie de l'homme, ce n'est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle.
On nous dit que l'homme n'utilise que 10% de son cerveau ; c'est peut-être mieux ainsi.