On ne va pas en enfer pour allumer sa cigarette.
A la télé, jusqu'à cinquante ans, on fait des émissions. Après, on fait des archives.
Ne plus consulter de voyantes ni d'astrologues. Si leurs prédictions sont mauvaises, on vit dans la crainte. Si elles sont bonnes, on vit dans un espoir toujours déçu.
Avant, on avançait dans la mauvaise direction ; maintenant, on recule dans la bonne.
Être, pour la créature intelligente, c'est comparer perpétuellement ce qu'on a été avec ce qu'on est.
A trop vouloir analyser, on tue l'émotion.
A Paris, il y a des impôts sur tout, on y vend tout, on y fabrique tout, même le succès.
Si l'important n'est pas de gagner, pourquoi compte-t-on les points ?
On n'est jamais aussi bon qu'on le craint ni aussi méchant qu'on l'espère.
On ne devient pas athée par souhait.
L'union la plus grande possible que l'on peut avoir entre deux êtres, c'est faire l'amour. Ce n'est pas avec des mots que l'on communique.
Jeûnez et vous acquerrez la santé. Il est un repos qu'on assigne à l'appareil digestif, il débarrasse le corps de parasites, assainit les intestins...
Les idées audacieuses sont comme les pièces qu'on déplace sur un échiquier : on risque de les perdre mais elles peuvent aussi être l'amorce d'une stratégie gagnante.
Le bonheur n'est pas une plante sauvage, qui vient spontanément, comme les mauvaises herbes des jardins : c'est un fruit délicieux, qu'on ne rend tel, qu'à force de culture.
Quand on est né le plus pauvre parmi les pauvres, il est bon d'avoir quelque hautesse dans le coeur.
Les erreurs font partie de la vie. C'est la réponse qu'on leur oppose qui est importante.
Je méprise cette sorte de sagesse à laquelle on ne parvient que par refroidissement ou lassitude.
Il y a plus de volonté qu'on ne croit dans le bonheur.
Si tout le monde avait été contre l'évolution, on serait encore dans les cavernes à téter des grizzlys domestiques.
On ne négocie pas avec le désir d'une mère.
L'avantage de draguer des filles différentes, c'est qu'on peut leur dire toujours la même chose.
Arrêtez de nous bassiner avec le modèle père et mère quand on sait que la plupart des enfants grandissent autrement, et que ça a toujours été comme ça.
En faisant une promesse on contracte une dette.
La vérité sur notre mérite se trouve entre ce qu'on nous en dit par politesse et ce que nous en disons par modestie.
On s'enrichit par la fatigue et plus encore par l'économie.
On reconnaît Dieu à ses oeuvres.
On surestime ce que l'on n'est pas et on sous-estime ce que l'on est.
Yersin s'attaque au pigeon... Le pigeon est un peu le rat du ciel, un rat auquel on aurait greffé des ailes avant de le repeindre en gris.
On ne devient pas une famille parce qu'on le cri sur tout les toits. On le devient parce que c'est ce qu'on veut au plus profond de nous.
Sans pile, on perd la face.
Les talons hauts ont été inventés par une femme que l'on embrassait toujours sur le front !
Oui, c'est comme ça, il y a des jours où l'on ne vit pas. C'est comme ça, il y a des jours où rien ne va, Des jours de plein soleil où l'on a si froid Que les plus pauvres joies vous glissent entre les doigts.
Dans les guerres, ce ne sont peut-être pas les enfants que l'on vise, mais c'est eux que l'on tue.
On n'est jamais plus faible qu'au lendemain d'une victoire durement acquise, on est prêt à céder sur tous les points lorsqu'on a gagné ce qui nous semblait important.
Une âme délicate est gênée de savoir qu'on lui doit des remerciements, une âme grossière, de savoir qu'elle en doit.
La porte fermée, on est empereur dans son royaume.
Si les gens n'abusaient pas de leur pouvoir, il n'y aurait pas de guerre, de crime, d'enfant violenté... et on ne traiterait pas si mal sa secrétaire.
La réalité du champ de bataille est que l'on n'y étudie pas : simplement on fait ce que l'on peut pour appliquer ce que l'on sait.
Comme Hamlet l'a dit à Ophelia, « Dieu nous a donné un visage et on s'en crée nous même un autre ». La bataille entre ces deux moitiés d'identité... qui l'on est et qui l'on prétend être : c'est ingagnable.
Fontaine de l'Amour, pfff... Quelle escroquerie ! C'est vrai, on attend toute sa vie que l'homme parfait nous prenne dans ses bras et nous inonde de bonheur... Et tu sais ce qui arrive ? Bah, on le rencontre jamais !
Quand arrive la religion, arrivent les différences, arrivent les disputes, et on n'est plus capable de s'entendre.
Le talent n'est presque rien et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail.
La stratégie consiste à continuer à tirer pour faire croire à l'ennemi qu'on a encore des munitions.
Peut-être vaut-il mieux pour Dieu qu'on ne croit pas en lui.
J'aime énormément la liberté et je déteste qu'on me donne des ordres.
Lorsqu'on peut tout savoir, il faut savoir aussi tout taire.
Si on ne voulait qu'être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu'ils ne sont.
La salle à manger sera aussi accueillante que la maîtresse de maison. On doit être heureux d'y pénétrer et n'en sortir qu'à regret.
Quel plus grand hommage peut-on rendre à un homme qu'on admire que de lui prendre sa femme.
On ne gagne pas beaucoup à courir le monde.