L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
On s'aperçoit qu'un enfant grandit quand il cesse de demander d'où il vient et commence à refuser de dire où il va.
En voulant, on se trompe souvent. Mais, en ne voulant pas, on se trompe toujours.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
On veut rendre les gens heureux, mais on ne veut pas qu'ils le deviennent.
S'il était un chien, on dirait qu'il obéit au doigt et à l'oeil. Mais parce qu'il est un homme, on dit que c'est l'expérience.
Les partis politiques c'est quand même l'art d'occuper le pouvoir quel que soit le programme et de piquer les idées des autres pour les appliquer si on voit qu'elles marchent.
Parler de charité, c'est parler de vanité, et de commerce. Car on donne pour paraître ou pour plaire à Dieu. Dont plusieurs croient acheter ainsi la protection...
Déjeuner de travail. Ils sont en général totalement stériles pour la simple raison que le bon usage veut qu'on ne parle jamais la bouche pleine.
Le plus difficile en classe c'est qu'on ne peut pas dire ce que l'on sait mais seulement ce que l'on doit savoir... C'est pour ça que je préfère ne rien savoir ! Comme ça c'est plus simple, je suis sûr de ne pas me tromper !
Celui à qui l'on demande est libre jusqu'à ce qu'il ait promis.
On commence à deviner ce que vaut quelqu'un quand son talent faiblit, quand il cesse de montrer ce qu'il peut. Le talent peut être un ornement, et l'ornement une cachette.
Amitié ou amour, il ne faut pas s'entendre sur l'essentiel, soit qu'on craigne d'en venir aux mains, soit qu'on redoute de s'ennuyer.
Lâche évident, chourineur probable, empoisonneur par principes, mais incendiaire frigide, il offre à l'observateur la lividité sébacée d'un homme sur le visage duquel on aurait pris l'habitude de pisser...
Les fêtes quand on est bouclé par la maladie ou par les ordres de Justice, ça vous remue le couteau dans la couenne.
Les femmes, faut pas leur accorder trop d'importance. D'ailleurs, nous, on ne leur en a jamais accordé beaucoup.
L'important c'est de dormir, quand on dort on n'est pas malheureux.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Peut-on avoir une putain de conversation sans que tu me rappelles que mon mari est mort ?
On commence à se méfier des personnes très avisées dès qu'elles sont embarrassées.
On ne sait jouir de rien à force de vouloir jouir de tout.
Prendre une vie n'a jamais rendu la vie... et pourtant, comme on a envie de les tuer ceux qui ont fait mourir ceux qu'on aimait...
Dans certains restaurants, on appelle "plat du jour" les restes de la veille qui ne peuvent pas attendre le lendemain.
On peut se prosterner dans la poussière quand on a commis une faute, mais il n'est pas nécessaire d'y rester.
La vérité, que personne n'avoue, c'est qu'une fois les illusions enfuies, on passe sa vie à souffler sur le miroir aux regrets. Mais toujours la buée s'efface.
Nous n'apercevons pas, entre le sens commun et la science, la grande différence qu'on a voulu y voir parfois.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
On gouverne les hommes avec la tête ; on ne joue pas aux échecs avec un bon coeur.
S'il fallait étudier toutes les lois, on n'aurait pas le temps de les transgresser.
On n'aime jamais plus son pays que quand on s'en est éloigné et qu'on ne peut plus y revenir. C'est toujours l'éternel et irrésistible attrait du fruit défendu qu'il exerce sur nous.
Les enfances se ressemblent toutes, dans leur grandeur comme dans leur misère originelles. On ne connaît guère mieux son enfance que les enfances inconnues et secrètes des autres enfants.
L'enrageant c'est de penser que la France est le pays des inventeurs ! On en revient toujours à ceci : nous ne savons pas tirer parti de nos ressources.
L'ennui, avec l'absolu, c'est que quand on le quitte, on tombe nécessairement dans le relatif.
Tombe-t-on en amitié comme on tombe en amour ?
En gagnant du temps, avec une femme, on finit par gagner tout court.
C'est leur pertinence qu'on reproche aux impertinents.
On n'écrit pas librement tant qu'on pense à ceux qui vous liront, on n'écrit pas bien tant qu'on ne pense pas à eux.
Dans le mariage, on peut tenir sans amour, mais jamais sans affection.
La liberté n'est valable que tant que l'on a la force d'en faire usage.
On n'a jamais trouvé un artiste pendu devant une rose.
On devrait toujours écrire comme à un très vieil ami.
Avec de la paresse et de l'entêtement, on est toujours sûr d'arriver à quelque chose.
C'est quand on a tout perdu qu'on se retrouve.
Autour de moi, on réprouvait le mensonge, mais on fuyait soigneusement la vérité.
Lorsque je suis revenue en France après avoir gagné mon Oscar, on me traitait comme un membre de la famille royale, voire même comme un champion de football !
- Comment on dit égoïste gentiment ? - Indépendant. - Oui, c'est ça, ils sont indépendants.
La vie m'a appris que si on ne suit pas son intuition, que si notre intuition dit quelque chose que l'on refuse d'écouter, alors on part forcément dans la mauvaise direction.
Les matches de football devraient toujours commencer par les tirs au but, on gagnerait du temps !
L'homme est du bois dont on fait les bûchers.
La vie coule... On ne la sent pas. Elle glisse sur nous ; on se retourne : elle n'est plus là.