Oh ouais mignonne, mais... c'est pas mon genre en fait. Moi je les aime avec un peu plus de viande dessus. Plus c'est rembourré, mieux on est pour bourrer ! Ahahahahahah !
Prendre une vie n'a jamais rendu la vie... et pourtant, comme on a envie de les tuer ceux qui ont fait mourir ceux qu'on aimait...
Une vente de charité est une réunion où l'on achète des objets qui proviennent d'un grenier et qu'on s'empresse de fourrer dans sa cave.
Les souvenirs ? Des verres vides. On ne sait plus ce qu'ils contenaient, ni si on a bu avec plaisir ou dégoût, mais on est quand même soûl...
On est beaucoup plus heureux, et on sent quelque chose de bien plus touchant, quand on aime violemment, que lorsqu'on est aimé.
Le temps et l'espace sont infinis, et pourtant on n'en a jamais assez.
Souvent on appelle la vie les bêtises que l'on fait.
Vivre, c'est voir toutes les bêtises qu'on a faites la veille.
On ne donne pas ses vingt ans ; on s'en sert pour goûter le plaisir et on les reprend pour effilocher le souvenir.
Chacun sa mort, on a celle qu'on mérite, ça ne sert à rien de vouloir la reconnaître, elle n'a jamais le même visage, et au fond pour chacun elle ne peut ressembler qu'à soi-même.
On dirait parfois que les romanciers ignorent les problèmes réels de la vie : ils volent au-dessus d'eux comme des oiseaux au-dessus des pays.
Il n'y a pas de chute de l'Amérique pour la simple raison que l'Amérique n'a jamais été innocente. Il est impossible de perdre ce qu'on n'a jamais possédé.
Les morts on toujours tort. Les gagnants, ce sont ceux qui restent en vie.
On serait trop malheureux si, auprès des femmes, on se souvenait le moins du monde de ce qu'on sait par coeur.
Il est de certains êtres comme de certains pays, on n'en revient pas. Longtemps après les avoir quittés, leurs paysages et leur langue nous habitent encore.
La nuit est notre vérité, elle nous intime à rejoindre un lieu plus ancien qu'on appelle parfois l'âme, et dont la langue nous est indéchiffrable.
On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
On fait tout pour prolonger la vie tout en la vidant de sa substance.
On a beau dire, on a beau faire, on n'obtient que mépris et indifférence.
Peut-on avoir une putain de conversation sans que tu me rappelles que mon mari est mort ?
Avec Wolinski on veut se bagarrer pour que la presse papier vive. Nous deux, on continuera encore longtemps à faire chier le monde.
On ne vit pas après Auschwitz, on vit avec en permanence.
Un adolescent est à coup sûr devenu adulte lorsqu'il cesse de poser des questions et demande qu'on ne lui en pose pas.
Le sexe est la chose centrale. Tout tourne autour : les fringues, les cheveux courts, être bien foutu, le matos, les trucs qu'on prend, l'alcool qu'on boit, les trucs qu'on lit, le trucs qu'on bouffe.
Quelle réussite ! Si avant la fin de sa vie on ressemble, même de loin, à ce que l'on a toujours voulu être.
Tout le secret de l'art est peut-être de savoir ordonner des émotions désordonnées, mais de les ordonner de telle façon qu'on en fasse sentir encore mieux le désordre.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
Toute la philosophie n'est fondée que sur deux choses : sur ce qu'on a l'esprit curieux et les yeux mauvais.
On apprenait à Sacha le décès d'un de ses amis. Sacha déclara : Quelle terrible chose ! Quand je pense combien il m'admirait !
Le coeur, le coeur ? On emploie souvent ce mot, qui dit si bien ce qu'il ne veut pas dire.
C'est beaucoup de choses l'image : une belle gueule, un beau parler, une poignée de main ferme, un regard droit, du linge bien repassé, l'air d'avoir toujours envie de se trouver là où on est et de penser profondément ce que l'on dit.
On en apprend plus sur ses enfants une fois qu'ils ont quitté la maison.
Etre père, c'est prétendre que le cadeau qu'on préfère c'est un cendrier en terre cuite.
C'est sur la terre que s'engagent les dépenses, mais le grand livre où on les apure est au ciel.
On veut se faire consoler, on ne veut pas se comprendre. On demande de la compassion, on ne demande pas de la tendresse.
C'est à cet instant qu'on reconnaît précisément le collectionneur. Il se fiche de la mode. Il transcende le temps.
On meurt par à-coups, comme on change de classe au lycée.
Parler de charité, c'est parler de vanité, et de commerce. Car on donne pour paraître ou pour plaire à Dieu. Dont plusieurs croient acheter ainsi la protection...
On ne peut bâtir sur du sable.
Les auteurs modernes font des livres tellement petits qu'on ne peut plus mettre des fleurs à sécher dedans.
Avec de la mémoire on se tire de tout.
Lâche évident, chourineur probable, empoisonneur par principes, mais incendiaire frigide, il offre à l'observateur la lividité sébacée d'un homme sur le visage duquel on aurait pris l'habitude de pisser...
Quand Macron parle des années 2030, on dirait le patron de Google devant un immense écran, avec un public bien habillé qui l'applaudit.
L'on perd ses amis en perdant tout son bien.
En amour, il faut parvenir à dire et à être qui on est en s'affranchissant de la peur d'être quitté.
Si on commence à rentrer dans le regret, c'est foutu. Les échecs, c'est magnifique
On triomphe de toutes les horreurs de l'existence grâce à l'amnésie victorieuse et les capacités de sublimation.
On souffre davantage des déceptions que l'on inflige à ceux qu'on aime que de celles qu'on subit.
Si l'on change intérieurement, on ne doit pas continuer à vivre avec les mêmes objets.
Si les gens heureux, comme on prétend, n'ont pas d'histoire, ils feraient bien de ne pas nous la raconter.