Toute la philosophie n'est fondée que sur deux choses : sur ce qu'on a l'esprit curieux et les yeux mauvais.
Un esprit joyeux est la preuve d'un coeur reconnaissant.
L'on dirait que par une étrange bizarrerie du coeur, la femme aimée communique plus de charme qu'elle n'en a elle-même.
Quiconque s'attache à écouter la réponse des enfants est un esprit révolutionnaire. Les autres soi-disant révolutions ne changeront rien.
L'homme qui marche avec la foule n'ira pas plus loin que la foule. L'homme qui marche seul, atteindra des lieux inconnus.
Certains croient que le génie est héréditaire : le Ciel ne m'a pas donné de progéniture.
Je ne suis pas pour autant dans la retenue, je fais juste attention à ce que je dis, afin que le fond de ma pensée soit recevable.
Ayez, si vous pouvez, un langage simple, et tel que l'ont ceux en qui vous ne trouvez aucun esprit : peut-être alors croira-t-on que vous en avez.
L'être humain qui souffre de solitude a besoin de savoir que cette souffrance ne lui est pas reprochée et qu'il est aimé même dans sa souffrance.
La vieillesse est un état de repos quant aux sens. Lorsque la violence des passions s'est relâchée, on se voit délivré d'une foule de tyrans forcenés.
C'était sur le cardinal que pesait toute la responsabilité, car on n'est pas ministre absolu sans être responsable ; aussi toutes les ressources de son vaste génie étaient-elles tendues nuit et jour, et occupées à écouter le moindre bruit qui s'élevait dans un des grands royaumes de l'Europe.
L'acte d'écrire peut ouvrir tant de portes, comme si un stylo n'était pas vraiment une plume mais une étrange variété de passe-partout.
Les promeneurs qui respectent la pelouse sont des êtres dominés. Ils refusent d'admettre que la pensée humaine demeure tout aussi sauvage que les herbes de la préhistoire.
L'action ne dérive pas de la pensée mais d'une bonne volonté à assumer ses responsabilités.
L'être humain n'a jamais le temps d'être, il n'a jamais le temps que de devenir.
Les hommes sont d'ordinaire aussi curieux de voir la vie d'autrui, que négligent de corriger la leur propre.
Rien ne vient. Notre cerveau bout,Dans l'Idéal, feu qui nous tente,Et nous mourons. Restent debout,Ceux qui font le cours de la rente.
La philosophie nous montre bien qu'il y a un Dieu, mais elle est impuissante à nous apprendre ce qu'il est, comment et pourquoi il le fait. Il faudrait être lui-même pour le savoir.
Fait curieux : personne n'a jamais le mal de mer à terre.
Notre consommation carnée est indéfendable d'un point de vue éthique pour les animaux, d'un point de vue scientifique pour les émissions de gaz à effet de serre et d'un point de vue médical pour les effets sanitaires.
C'est un scandale pour l'adulte que l'être humain à l'état d'enfance soit son égal.
Chercher le bonheur dans cette vie, c'est là le véritable esprit de rébellion.
N'importe qui peut être un génie à vingt-cinq ans. A cinquante ans, ça demande plus d'efforts.
Après avoir été longtemps le cerveau de l'Europe, Paris est encore aujourd'hui la capitale de quelque chose de plus que la France.
Ce n'est pas le cerveau qui génère la pensée, mais c'est bien la pensée qui génère le cerveau.
Le coeur humain refuse de croire en un univers sans but.
Ils crachent, il cancanent, ils bafouillent, rabougris, chauves, édentés, baveux, sourdingues. C'est le bout de la vie, le bout du rouleau de la misère. Ca sent l'urine, ça sent le sapin, la fosse commune, le Dieu gourmand qui guette les âmes.
C'est quand même étrange cette manie que nous avons tous de vouloir rompre en douceur alors que rien n'est plus violent qu'une rupture qui se déroule en douceur.
Le noeud est à la cravate ce que le cerveau est à l'homme.
On n'est curieux qu'à proportion qu'on est instruit.
- Vous avez peur ? - ... - Vous êtes tous pareil, Moi je pense que vous avez peur, ce ne serait pas humain de ne jamais avoir peur quand on est ici. - Quand j'étais petit, je dormais très mal, [...] ► Lire la suite