Les auteurs modernes font des livres tellement petits qu'on ne peut plus mettre des fleurs à sécher dedans.
Mon premier « Je t'aime » ? Une petite lettre d'un petit garçon de Colmar qui m'a écrit : « J'aime deux choses, toi et la rose. La rose pour un jour, et toi pour toujours ». Moi je ne dis jamais je t'aime.
Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout.
C'est l'un ou c'est l'autre. La vie en rose ou la vie en noir. Tout au moins pour la plupart des gens.
Le Québec, qu'on le prenne de tous bords, tous côtés, c'est une difficulté intellectuelle, une entité qu'on ne retrouve pas dans les livres des définitions.
Le bibliophile est à peu près à la littérature ce que le philatéliste est à la géographie.
Une rose est aussi ravissante qu'une Miss.
Enfin, quand j'ai pris le temps de regarder au coeur d'une fleur, cela a ouvert un tout nouveau monde; un monde où chaque marche à pied serait une aventure, où chaque jardin deviendrait un jardin enchanté.
Il faut beaucoup de temps pour guérir. Beaucoup de livres aussi.
Dans le subconscient des anciens, où naquirent tous les mythes, on ne pouvait croire que la plante et les fleurs ne fussent autre chose que l'apparence que les dieux voulaient bien nous en montrer.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
Ne prêtez pas vos livres : personne ne les rend jamais. Les seuls livres que j'ai dans ma bibliothèque sont des livres qu'on m'a prêtés.
Garde l'amour dans ton coeur. Une vie sans amour est comme un jardin sans soleil quand les fleurs sont mortes. La conscience d'aimer et d'être aimé apporte à la vie une chaleur et une richesse que rien d'autre ne peut apporter.
J'ai utilisé des fleurs parce qu'elles meurent. Mon ambiance était sombrement romantique à l'époque.
Depuis de nombreuses années, je trouve dans le jardin Majorelle une source inépuisable d'inspiration et j'ai souvent rêvé à ses couleurs qui sont unique.
Les livres sont des maisons de poupées. La nuit, une minuscule ampoule fait briller leurs fenêtres de papier.
Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà.
Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps, et leur propre contenu.
Il y a des livres dont le dos et les plats sont de beaucoup ce qu'ils ont de meilleur.
Au volant, n'importe qui devient un chef, soucieux d'imposer la justice, sa justice, aux autres conducteurs... Les complexes se défoulent, les fantasmes se rentrent dedans à cent à l'heure.
Il n'y a d'histoire digne d'attention que celle des peuples libres. L'histoire des peuples soumis au despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
La vie de couple, c'est devenu de la gestion d'entreprise ; on veut qu'il y ait de l'amour dedans et je me demande si ce n'est pas une pièce qui vient d'un autre puzzle.
L'amour, caché sous le voile de l'amitié, est un bouton de rose renfermé dans son enveloppe.
- Rose ! Tu es trop stupide ! Pourquoi tu as fait ça ? Tu es trop stupide Rose. Mais pourquoi t'as fait ça ? Pourquoi ? - Tu sautes, moi je saute pas vrai ?
Il paraît que la gaieté dépend au moins autant de ce qui se passe au dedans de nous, que de ce qui se passe au-dehors et à l'entour de nous.
Quand les gens mettent, à haïr, tant d'énergie, c'est que l'objet de leur haine est en dedans d'eux.
Il pousse plus de choses dans un jardin que n'en sème le jardinier.
Un soir consacré à la lecture des grands livres est pour l'esprit ce qu'un séjour en montagne est pour l'âme.
La rose est un jardin où se cachent des arbres.
On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C'est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage.