Journaliste : un métier qui consiste à expliquer aux autres ce qu'on ne comprend pas soi-même.
On commence à mourir dans la tête des autres.
L'avenir n'est rien, on n'est bien vraiment qu'avec ses souvenirs.
On ne peut devenir que ce qu'on est.
On ne veut bien que ce qu'on imagine richement.
Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être subitement effrayé par la possibilité.
Sourire, c'est parfois montrer que l'on n'est pas si sérieux qu'il semble, c'est atténuer les reproches, assurer une communion spirituelle que l'homme trop sérieux ne connaît pas. Sourire, c'est parfois détourner autrui du monde compact des intérêts pour l'appeler à une communion dans le non-sérieux.
Comment peut-on être au monde sans se poser la question de l'après ?
Faute de pouvoir goûter la bonne soupe, on crache dedans.
On mettait ses impairs sur le compte d'un manque d'éducation ou d'un bon-garçonnisme un peu bohème inhérent à son métier de comédien.
On croyait savoir tout sur l'amourDepuis toujours,Nos corps par coeur et nos coeurs au chaudDans le velours,Et puis te voilà bout de femme,Comme soufflée d'une sarbacane.La ciel a même un autre éclatDepuis toi.
L'avenir, au fond, même quand on le dévoile, reste toujours couvert.
Le libertinage absolue, s'il existe, est certes une impasse ; loin d'y trouver une extase continue, on s'y écoeure et quelquefois l'on s'y détruit.
On s'engage souvent par manque de courage intellectuel. Prendre un parti, c'est démissionner du sien.
Le véritable amour, c'est celui qui se construit dans l'évolution du temps, non celui qui se répète à l'identique comme on le souhaite dans le fantasme. L'amour ne s'éteint pas. L'amour évolue.
Il suffirait que l'on vive simplement, pour que d'autres puissent tout simplement vivre.
Et si le bien qu'on dit toujours des disparus s'expliquait par la certitude qu'ils ne feront plus aucun mal ?
Pourquoi n'aimerait-on pas sa femme ? On aime bien celle des autres.
Quel beau livre ne composerait-on pas en racontant la vie et les aventures d'un mot !
Mettez-vous dans l'esprit que les femmes veulent qu'on les aime, mais en même temps qu'on les divertisse.
Ce que l'on aime surtout, ce sont les faveurs auxquelles on n'a pas droit.
Dans les communiqués émanant du gouvernement, lorsqu'on se réjouit de, on n'y est pour rien et lorsqu'on déplore que, on n'y peut rien.
Dès que l'on est plus de deux l'authentique s'évapore.
On sait aujourd'hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l'économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d'un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important.
Tout le monde ne peut pas être Shakespeare, mais on peut chercher, sans se diminuer, à être Marivaux.
Les barbelés ne lui suffisent plus, il ordonne que l'on édifie un barrage beaucoup plus solide et durable, le Mur.
C'est peut-être à cette époque qu'elle a appris à renoncer à son genre : mâles ou femelles, les gros sont soumis à une exclusion similaire. On a le droit de les mépriser. Et s'ils se plaignent des traitements qu'on leur [...] ► Lire la suite
On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l'impression d'exister ?
On ne motive pas les hommes avec des discours mais en respectant leurs aspirations profondes.
Quand on est convaincu que quelqu'un se trompe, que cette personne refuse de discuter, d'apporter des preuves en alléguant que tout à chacun à le droit de penser comme il veut - on ne peut pas être tolérant. Liberté de pensée ne signifie pas liberté d'errer et de divaguer.
Est-ce qu'il faudra les durcir, est-ce qu'il faudra le (confinement) prolonger ? Vraisemblablement. Est-ce qu'il faudra y revenir à d'autres moments ? Sans doute parce qu'on ne sait pas combien de vagues on aura et comment le virus va se comporter, comment on va l'absorber.
Avec Karine, on ne se cache rien donc il n'y a pas de problème.
Le moins mauvais gouvernement est celui qui se montre le moins, que l'on sent le moins et que l'on paie le moins cher.
Et ne vaut-il pas mieux quelque orage endurer, Que d'avoir toujours peur de la mer importune ? Par la bonne fortune on se trouve abusé, Par la fortune adverse on devient plus rusé.
L'ambition est la seule maîtresse dont l'homme ne se lasse jamais ; elle lui rend le goût de lui-même. Et quand même elle nous trompe, on ne se résout pas à la tromper.
Avec une faucille d'argent, on moissonne des épis d'argent.
Les grandes choses on les montre, les petites on les laisse voir.
L'important dans la vie, ce n'est pas ce qu'on aime, c'est d'aimer.
Souvent, plus on te demande de chanter, moins on t'écoute.
Plus on lit, moins on imite.
On ne pardonne rien, on oublie peu.
Ce jour où l'on découvre que l'on n'est pas aimé de tout le monde. Qu'on ne le sera jamais, quelques efforts que l'on déploie, et même qu'on répugnera à certaines personnes. Qu'elles nous vomiront.
A cheval sur deux civilisations, j'allais me trouver également à cheval sur deux classes et à vouloir m'asseoir sur deux chaises, on n'est assis nulle part.
La différence de la marche progressive de l'opulence dans des âges et chez des peuples différents a donné naissance à deux systèmes différents d'économie politique sur les moyens d'enrichir le peuple. On peut nommer l'un Système mercantile, et l'autre Système de l'Agriculture.
On ne fait pas la sauce avant de pêcher le poisson.
Le capitalisme a triomphé. Il a segmenté les hommes et le constat s'applique jusqu'à l'intitulé de leur poste. On ne dit plus ouvrier, mais opérateur de production; on ne dit plus chaîne, mais ligne... Cette euphémisation des termes dit quelque chose.
C'est tout juste si on ne m'accusait pas d'inceste" après la sortie de Descente aux enfers.
J'aime les choix étranges. Je m'intéresse toujours aux gens qui s'écartent de ce qu'on attend d'eux et qui vont dans un nouveau territoire.
Si cruel que ce soit à entendre, les peuples peuvent se tromper. Le nôtre s'est déjà trompé et on sait de quel prix il faut payer dans l'histoire le fait d'avoir manqué le train de l'histoire.
Je trouve ça triste pour un président de pas avoir de buzz. Il faudrait qu'il fasse un truc, une sextape, je sais pas, un truc marrant. Il faut qu'il fasse du buzz parce que François, sinon, on va l'oublier