Est-ce que vous regretteriez, si vous aviez la possibilité, d'être trop généreux ? On est très généreux, on est trop généreux et puis merde !
À Chambéry, au temps de mon adolescence, on parlait déjà du fossé entre les générations.
Avec Wolinski on veut se bagarrer pour que la presse papier vive. Nous deux, on continuera encore longtemps à faire chier le monde.
Les horreurs sont supportables tant qu'on se contente de baisser la tête, mais elles tuent quand on y réfléchit.
Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables et qu'on n'a pas remplacés.
Entre tous les ennemis le plus dangereux est celui dont on est l'ami.
Quand on fait rôtir une pintade, la perdrix a la migraine.
La recherche de Dieu est un exercice inutile : à rien ne sert de chercher où il n'y a pas. On ne récolte pas sans avoir semé. Dieu n'existe pas, vous ne l'avez pas encore créé.
Ce quelque chose que seul le temps peut faire et qu'on appelle - parce qu'on ne sait pas ce que c'est - fatalité.
Il n'y a pas de doute : après un certain âge, on a trop de peau !
Le courage, chez les hommes, n'est pas encore aussi rare qu'on veut bien le dire : voyez combien se marient.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
La vie, ça se joue serré. Si on mentionne ses points faibles, les autres en abusent immanquablement.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre. Et puis je l'ai perdue. De la même manière.
La relation avec autrui peut être recherchée comme intentionnalité irréductible, même si l'on doit finir par y voir la rupture de l'intentionnalité.
Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte.
Être mécontent, c'est avouer que l'on ne veut pas avoir une vision claire de la réalité. Il faut au moins avoir l'honnêteté de voir les deux côtés.
On peut encore à tout moment modifier la vie avec beaucoup d'attention et de douceur.
On n'aime pas s'mélanger, on est grave démodés.
Plus on pense, plus on ressent l'immensité sans espoir de l'ignorance de l'homme.
On m'a demandé si cela m'intéressait de jouer pour la Belgique et j'ai répondu positivement, sans trop réfléchir. Je ne l'ai jamais regretté...
Oh ouais mignonne, mais... c'est pas mon genre en fait. Moi je les aime avec un peu plus de viande dessus. Plus c'est rembourré, mieux on est pour bourrer ! Ahahahahahah !
De la matière friable que peut-on retenir ? Rien, si ce n'est la beauté. Aussi doivent nous suffire les fleurs des cerisiers et les chrysanthèmes et la pleine lune.
Il n'y a rien de plus embarrassant que de regarder quelqu'un faire une chose que l'on prétendait impossible à faire.
On n'arrive pas à croire que le mensonge existait déjà avant l'invention de l'imprimerie.
Il peut arriver qu'on ouvre la bouche d'admiration et qu'on la referme par un bâillement.
On reconnaît un propriétaire de chevaux à l'intérieur de sa voiture ; on y trouve des bottes, de la boue, des friandises pour poney, de la paille, des objets de sellerie... Et puis, naturellement, au-dessus de tout ça, des enfants et des chiens.
Pourquoi dit-on d'un imbécile qu'il est borné et pourquoi dit-on par ailleurs que la bêtise est sans limites ?
C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.
La vie n'est pas ce qu'on pense, mais ce qu'on dépense.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'intuition ou pas du tout.
Au temps heureux où l'on sait plaire, Qu'il est doux d'aimer tendrement !
Vous êtes intelligents, la preuve vous êtes dans les affaires, nous on ne sait rien, la preuve on est dans la politique.
Même quand on a le temps de perdre du temps, il faut encore trouver les jeunes femmes avec lesquelles le perdre.
Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte.
On ne peut pas parachuter des droits et des institutions comme on parachute des vivres ou des soldats.
Il faut recevoir les choses avec le même esprit qu'on les donne.
On nous montre comment, avec les détergents actuels, on peut enlever des taches de sang. Mais il est probable qu'avec un t-shirt couvert de sang, notre soucis premier ne soit pas de faire partir la tache mais de trouver un endroit pour cacher le corps.
On ne peut pas vivre sans humour et si l'on est incapable de rire de soi, on risque alors de souffrir.
Les choses ont changé. A notre époque, si on aimait faire chier le monde, on faisait du X, mais aujourd'hui porter le voile suffit.
Sainte amitié ! tu n'es rien qu'un vain titre, si l'on ne remplit pas tes austères devoirs.
Quel que soit le travail qu'on vous demande de faire à quelque niveau que ce soit, faites du bon travail car votre réputation est votre CV.
On peut faire de la télé tout en préservant sa vie privée.
Le comédien, on vient le chercher en voiture, on lui dit où aller et quoi faire... Cela ne me plaît pas. Même si ça flatte l'ego!
On ne m'accorde pas souvent le droit d'approfondir, ce qui est étrange.
On nous dit que l'homme n'utilise que 10% de son cerveau ; c'est peut-être mieux ainsi.
Quand on donne un baiser à quelqu'un, c'est qu'on avait envie d'être embrassé soi-même.
On dit communément que le nu est toujours chaste pourvu qu'il soit beau ; mais il vaut mieux dire que le nu est beau pourvu qu'il soit chaste.