La télévision nous fera une race d'hommes-éponges. On perdra l'art de la conversation avant même de l'avoir appris. C'est à vous faire regretter les jeux de société.
Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n'appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l'anonyme.
Je ne tiens pas la beauté pour merveille : jouet du temps, elle en est la dépouille.
La société se compose de deux grandes classes, ceux qui ont plus de dîners que d'appétit, et ceux qui ont plus d'appétit que de dîners.
Le consentement des hommes réunis en société est le fondement du pouvoir. Celui qui ne s'est établi que par la force ne peut subsister que par la force.
Nous sentons tous qu'il faut en finir avec cette société névrosée parce que privée de rêves. Il faut fonder un nouveau rêve ; c'est un besoin presque physique.
C'est dans sa forme pure qu'un art frappe fort.
La principale chose que je dois faire est de créer, espérons-le, des objets d'une beauté exquise et désirable pour mon client.
La beauté est une demi-faveur du ciel, l'intelligence est un don.
La beauté on sait que ça meurt, et comme ça on sait que ça existe.
Tout art s'apprend par art, la seule poésie est un pur don céleste.
Pour une femme, la seule beauté que possède un homme est celle de son caractère, de sa situation et de son esprit.
La vie est beauté Admire-la.
Jamais, en effet, un livre plus indigent par la forme autant que par le fond, plus scélératement bête, plus menteur, ne menaça une société aussi salope d'un plus effroyable danger ; et jamais, à coup sûr, un aussi terrifiant holocauste d'âmes ne fut ordonné par un Hérode plus goujat et chétif.
La beauté des êtres n'est pas comme celle des choses. Nous sentons qu'elle est celle d'une créature unique, consciente et volontaire.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
L'administration est une société anonyme à irresponsabilité illimitée.
Il arrive souvent dans l'Histoire que les dernières années d'une civilisation apportent un bouillonnement artistique fort.
La beauté d'un homme est dans sa poche.
C'est la société qui fait l'ordure...
Et pour cet art de connaître les hommes, qui vous sera si important, je vous dirai qu'il se peut apprendre, mais qu'il ne se peut enseigner.
Qu'un individu isolé se fie à ses instincts et s'y tienne, le monde entier finira par se ranger à ses cotés.
Toute société qui n'est pas éclairée par les philosophes, est trompée par les charlatans.
Punir est devenu un cas particulier de notre devoir général de prendre acte de la responsabilité individuelle dans une société de liberté.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
L'avenir du cinématographe est à une race neuve de jeunes solitaires qui tourneront en y mettant leur dernier sou et sans se laisser avoir par les routines matérielles du métier.
La beauté même, et la perception qu'on en a, est source de mélancolie.
Il y a un art de savoir et un art d'enseigner.
L'art exige de la philosophie, tout comme la philosophie exige de l'art. Sinon, que deviendrait la beauté ?
Le fait que l'homme distingue le bien du mal prouve sa supériorité intellectuelle par rapport à toute autre créature ; mais le fait qu'il puisse mal agir prouve l'infériorité de son esprit.
La supériorité ne s'impose pas ; elle s'exerce.