L'hétérosexualité c'est aussi naturel que l'enclos électrique dans lequel on parque les vaches.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
À quoi il sertCet amour qui est en nousÀ qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneÀ qui on l'avoueÀ quoi elle sertCette musique qu'on joue partoutPour qui elle sonneNotre corps qui bat, qui boutÀ qui on le donneÀ qui on l'avoue ?
Le risque vient du fait que l'on ne sait pas ce que l'on fait.
Je pense qu'on peut me faire changer d'avis mais il y a peu de gens qui y arrivent.
On a toujours le choix d'être con ou pas.
Il 15 jours je l'ai fait au cinéma.On a le droit de baiser bordel.
Je crois que parfois j'intimide les gens. On m'a dit ça. Mais je sens que je suis la personne la moins intimidante possible.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
Plus on change, plus on a de chance de se tromper.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Milena. Quel nom riche et lourd, presque trop plein pour être soulevé... Sa couleur, sa forme est celle, merveilleuse d'une femme, une femme que l'on transporte dans ses bras en fuyant le monde ou en fuyant l'incendie.
Fermer les yeux, est-ce que c'est la nuit parce qu'on a fermé les yeux ?
On ne devient grand qu'en mesurant la petitesse de sa douleur.
Aujourd'hui, l'intéressant et le curieux priment le vrai ; l'étrange et l'émouvant priment le vrai. On s'intéresse à des doctrines qu'on n'adopte pas ; on admire des exemples qu'on ne suit pas.
On dirait que les survivants de ces générations formées par le plaisir, en ne se refusant rien, ont appris à se passer de tout.
Le présent est fait de déformations du passé et d'ébauches imprécises de l'avenir. Et quoi qu'on fasse, le présent n'est jamais qu'une vaste et bruyante fabrique du passé.
On croit qu'on sait tout de l'amour, alors qu'on ne cesse d'apprendre.
L'ennui, en matière de décision, c'est de ne jamais savoir si on pourra vraiment s'y tenir.
Les femmes entretenues prévoient toujours qu'on les aimera, jamais qu'elles aimeront, sans quoi elles mettraient de l'argent de côté.
On se croit rarement capable de mauvaises choses qu'on finit souvent par faire.
On fait des promesses quand on sent le besoin d'affirmer, de solidifier des sentiments que l'on craint de perdre.
Si vous avez des opinions, on risque de vous perdre... Si vous n'en avez pas, on vous blâme !
L'instinct de survie, on le sait, est dispensateur de talent.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Les jeunes gens surtout devraient se mettre en tête cette maxime véritable que plus on lit, plus on a d'esprit.
Comment réussit-on à installer une pancarte "Défense de marcher sur le gazon ?"
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
Quand une amitié s'achève, faut-il penser que les gens peuvent changer, ou bien qu'on s'était trompés depuis le début sur leur nature profonde ? C'est une question cruelle, car la réponse pourrait réduire une belle relation à l'illusion d'un faux-semblant...
Dans deux choses qu'on estime semblables, il y a toujours un sosie.
Le destin n'aime pas qu'on embrouille son fil.
On peut faire changer les coeurs les plus constants, Et celui d'une femme est toujours variable.
Qu'est ce qu'un amant ? C'est un instrument auquel on se frotte pour avoir du plaisir.
Plus on tente de s'en sortir et plus on s'essouffle, plus on manque d'air.
Je crois pouvoir dire d'un poste éminent et délicat qu'on y monte plus aisément qu'on ne s'y conserve.
Souvent un homme croit à ce qu'on lui apprend parce qu'il a envie d'y croire.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
Ne désirer que ce qu'on a, c'est avoir tout ce qu'on désire.
On ne prouve pas Dieu et c'est mal dire qu'on l'éprouve : il nous éprouve !
Il en est des bêtes comme des hommes, on ne peut pas en aimer plusieurs.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
Par le silence on atteint ses demeures. Mais celui qui prend, celui qui donne perd ses demeures.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
On tue les autres, tous, un petit peu. Sur terre, c'est ce qu'on fait ; on tue le coeur des autres...
Quelque effort qu'on y mette, il est difficile de résister à soi-même.
Quand on est roi, que peut-il manquer ? D'être Dieu.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
On ne remplace pas des plombs sautés avant de savoir pourquoi ils ont sauté.
Devoirs : les autres en ont envers vous, mais on en n'a pas envers les autres.
On ne doit pas pratiquer la vivisection sur la poésie, sous peine de tuer l'émotion.