On peut être sobre sans être délicat ; mais on ne peut jamais être délicat sans être sobre.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
On fait tout ce qu'on veut. Cela se dit quand on l'a fait et qu'on vous a laissé faire.
Il est évident que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une autre qui soit aussi satisfaisante.
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se révéler à soi-même son courage.
On se croit rarement capable de mauvaises choses qu'on finit souvent par faire.
Il ne se fait pas plus long récit que ce qu'on nomme un résumé.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
C'est toujours les mêmes qu'on cite, pas étonnant qu'ils soient connus.
La poésie suggère. En cela, elle est plus proche qu'on ne pense de la vie, qui est toujours en deçà de l'instant qui frappe.
Dans deux choses qu'on estime semblables, il y a toujours un sosie.
D'échelon en échelon, on grimpe à l'échelle.
On ne dévoile pas son équipe avant la primaire, il ne faut pas être con !
Un rêve m'a dit une chose étrange Un secret de Dieu qu'on a jamais su Les petits bossus sont des petits anges Qui cachent leurs ailes sous leurs pardessus Voilà le secret des petits bossus
C'est exactement là que je voulais en venir, qu'est ce que ça signifie l'amour, vous le savez ? Et vous ? Quelqu'un le sait ? Si on m'offrait cette carte monsieur, je la boufferais. Ce sont, ce sont ces cartes, les films et [...] ► Lire la suite
Souvent un homme croit à ce qu'on lui apprend parce qu'il a envie d'y croire.
L'envie qui parle et qui crie est toujours maladroite ; c'est l'envie qui se tait qu'on doit craindre.
Plus on possède Dieu, plus on veut le chercher ; il est toujours au-delà de ce que nous atteignons ; il requiert sans cesse de notre part un nouveau progrès ; l'erreur serait de nous arrêter.
Le premier de l'an : jour navrant quand on n'a pas de famille, odieux lorsqu'on en a.
Lorsqu'on crie : "Vive le progrès !", demande toujours : "Le progrès de quoi ?"
On n'a vraiment pas besoin de savoir pour aimer, et le temps que l'on dépense à tenter de connaître l'être qu'on aime, c'est tout le temps qu'il lui faut pour mourir.
On dessine pour se trouver et on rencontre les autres.
Il faut penser. Il faut lire. On apprend, on apprend tout. Tout est dans les livres...
Au théâtre, on ne gagne pas en solitaire. D'où le rôle central du capitaine, le metteur en scène.
C'est pas parce qu'on y voit double qu'à la fin on y voit mieux.
On rencontre parfois, sur son chemin, de hautes et nobles natures, mais les plus belles âmes ne sont pas sans tâches et les meilleurs d'entre nous sont ceux qui regrettent dans la seconde moitié de leur vie, de n'avoir pas mieux employé la première.
Mais quoi qu'il en soit de la liberté, c'est aussi la raison pour laquelle il est important de comprendre ces systèmes, parce que, quand on ne les comprend pas on tend à s'en remettre à une autorité, qu'il s'agisse de [...] ► Lire la suite
Une femme doit toujours s'habiller pour qu'on se souvienne d'elle, pas simplement pour qu'elle se fasse remarquer.
Plus on remue le fumier, plus il sent mauvais.
Quand on s'aime pour plus d'une raison, c'est qu'on ne s'aime pas vraiment.
On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
On ne demande conseil que pour appuyer ses convictions.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
On peut écrire dans le bruit. Mais on ne peut guère se relire que dans le silence.
Avec les insomnies, on peut faire des bouquets noirs de grandes fleurs friables et crissantes comme le sable sous les dents.
Ce qu'on désapprend des autres, on le réapprend aussitôt par soi-même et l'on n'a plus à se donner de mal pour le retenir : on le possède.
Les bonnes consciences ne sont pas celles qu'on gave de prescriptions, mais de lumière.
On n'élucide rien par des explications.
Il y a des livres si audacieux, qu'on ne devrait les publier qu'avec un cache-texte.
On voudrait parfois que le monde et le temps s'arrêtent pour nous permettre de les rattraper.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
Les gens ne savent pas ce qu'ils disent quand ils avancent que l'opéra n'est plus ce qu'il était. Il n'a pas changé... et c'est justement ce qu'on peut lui reprocher.
Amour de la nuit, brasier sans lumière, amour qui espère, l'espoir qu'on attend, tu avais dans les yeux un bouquet de prière : je t'ai dis demain j'ai pensé je mens.
Ce vent léger que font les pages lorsqu'on les feuillette pour s'en faire une idée et s'en donner envie.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
On est libre de jouir d'une beauté humaine comme d'une oeuvre d'art.
Du mal à s'accorder, on joue pas les mêmes partitions. On marche seuls ensemble, chacun campé sur sa vision.
Je sais que je devrais être raisonnable, mais quand on raisonne en amour c'est comme si on le pesait, l'amour n'a pas de limite sinon ce n'est pas de l'amour !