Ce qu'on dit dans les rêves pourrait être utilisé afin de contribuer un peu à l'évolution du roman.
On n'échappe au désir que pour être repris par le désir.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
Penses-tu qu'on peut vivre sans croire ? - Oui. A condition de vivre pour quelqu'un.
On n'a jamais raison contre un soldat.
Les gens ne s'embrassent guère, de nos jours. On veut le corps tout de suite, on le veut tout entier et, quand on l'a eu, on n'a plus que faire d'un baiser.
C'est pas parce qu'on s'expose qu'on doit être lapidé.
On ne peut échapper au malheur et à la solitude qu'en sachant qu'il y a un homme plus malheureux et plus seul que soi.
De la provocation je crois qu'on en a besoin pour sortir un peu de la masse.
On perd trois choses au jeu de boule : son temps, son argent et ses jurements.
C'est exactement là que je voulais en venir, qu'est ce que ça signifie l'amour, vous le savez ? Et vous ? Quelqu'un le sait ? Si on m'offrait cette carte monsieur, je la boufferais. Ce sont, ce sont ces cartes, les films et [...] ► Lire la suite
- Mais si vous venez tous les ans pourquoi vous achetez pas une petite maison ? - Ben parce qu'après on sera obligé de venir ici tous les ans ! - Mais puisque ça fait 30 ans que vous venez ? - Oui mais là si on veut, on peut aller ailleurs ! C'est ça le camping !
Lorsqu'on désire plaire à quelqu'un, il faudrait toujours être ignorant.
Pour être acteur aujourd'hui, on n'est pas obligé d'être mince et beau, et c'est formidable.
Dans les romans d'autrefois, le héros n'embrassait jamais l'héroïne avant la dernière page. Maintenant, il l'embrasse sur la jaquette, avant même qu'on ait ouvert le livre.
Fermer les yeux, est-ce que c'est la nuit parce qu'on a fermé les yeux ?
Le métier vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier.
On a bien de la peine à rompre quand on ne s'aime plus.
Dans les dîners en ville, on parle à bâtons rompus. Sur le dos des autres.
- De quoi est-il mort ? - De toute façon, on ne savait déjà pas de quoi il vivait.
Rarement, à courir le monde, On devient un homme de bien.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu'un d'autre.
On ne peut pas réparer la chair qui a été blessée, on ne se console pas de l'absence de nos morts.
On ne fait pas de guerres pour des territoires mais pour des mots.
C'est toujours dans le malheur qu'on se souvient de ses amis plus malheureux encore.
Tout ce qu'on est capable de réaliser devrait conduire à vénérer des êtres meilleurs que soi.
- Ce qui s'est passé ? On m'a pris tout ce à quoi je tenais, et je n'en suis pas mort.
Comment réussit-on à installer une pancarte "Défense de marcher sur le gazon ?"
L'amour est la chose qui m'est apparue comme étant la plus importante et la plus fondamentale pour ma et notre vie. Un besoin d'amour, oui ! On a envie de choses exceptionnelles. Mais ce pourrait être l'amitié, c'est la même chose ! Des choses de grande qualité.
On ne vit pas encore si mal pour de petits ouvriers.
Un rêve est une chose bien étrange... On peut le voir comme le pari du courageux ou bien comme la fuite du lâche.
L'Euro c'est le régime minceur de l'Europe voilà pourquoi on n'a plus de Grèce.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] ► Lire la suite
Vaut mieux faire ce qu'on aime avant même de chercher à comprendre ce qu'il y a de mieux à faire.
Mais, dans la vie, hélas ! on ne fait pas tomber le rideau quand on veut.
En Occident la jeunesse est désemparée ; l'une des raisons de son trouble est que l'on n'exige plus assez d'elle. La jeunesse avec raison exige qu'on exige.
Qu'on ne sache jamais ce que l'on doit dire, et que l'on sache pourtant bien ce qu'on dit.
Il n'y a qu'avec les gens avec qui nous créons la vie qu'on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu'à leurs souvenirs même.
Quand on chérit le plaisir, il ne faut pas philosopher pour le diminuer.
Ce qui est dommage avec les dictionnaires, c'est que quand on en a lu un, on les a tous lus.
Quiconque n'a pas habité la campagne ne peut se faire une idée de l'ennui qu'on y éprouve.
À quoi il sertCet amour qui est en nousÀ qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneÀ qui on l'avoueÀ quoi elle sertCette musique qu'on joue partoutPour qui elle sonneNotre corps qui bat, qui boutÀ qui on le donneÀ qui on l'avoue ?
Lutter avec une personne qu'on a beaucoup aimé et qu'on aime toujours, c'est lutter avec soi-même.
Le problème avec les gens qui n'ont pas de vices, c'est qu'en général on peut être sûr qu'ils vont avoir des vertus plutôt ennuyeuses.
Pour surmonter les interdictions, on a dû inventer des mots « masques », cacher les faits derrière des euphémismes.
L'entreprise autobiographique entraîne de grandes inexactitudes puisque l'on pèche souvent par omission, volontairement ou non.
Je crois aux enfants comme on croyait aux apôtres.
Il y a quelque chose de calmant dans la philosophie, une manière de parler du vivant comme si on était mort.
On se fait une fausse idée du bonheur qu'on n'a point éprouvé. Rien de pire que le préjugé, rien de préférable à l'expérience.