On ne déteste cordialement que ceux qu'on côtoie de près.
La vie plus elle devient courte, plus on se dit qu'on ne l'a pas assez troussée de belle manière.
Selon l'anthropologue Jean-Pierre Digard, cet amour croissant pour quelques bébêtes que l'on cajole est le pendant nécessaire des cruautés que l'on fait subir à toutes les autres. Une manière de nous racheter, en somme.
Les richesses ne consistent pas dans la possession de trésors, mais dans l'usage qu'on en fait.
Si on ne fait que déverser de l'argent sur l'hôpital public, c'est intéressant, mais si on ne réfléchit pas au système de santé, ehpad compris, on sera à côté de la plaque.
Même si l'on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même croire en quelque chose qui donne du sens à la vie, et façonne notre vision du monde. Et une telle croyance est éminemment religieuse.
A la caserne, on ne fait rien, mais on le fait tôt et ensemble.
L'expérience fait l'art, l'inexpérience la fortune. On fait des découvertes en cherchant et des trouvailles par hasard.
Dans la vie comme aux échecs, on peut bien céder une tour, mais non la dame.
C'est folie d'entreprendre plus qu'on ne peut.
On peut adopter les positions de l'ennemi en restant sur les siennes.
On est franc par caractère, et vrai par principes.
Il y eut le vin partagé, les nuits blanches, les chants du silence entre les débats fiévreux, les fugues et les murmures, les questions après les caresses. On jouait à la vie, comme des funambules.
Les bêtises imprimées sont plus désespérantes que les bêtises exprimées, parce qu'on y a réfléchi.
La philosophie ne laisse rien sur son passage. Elle est comme un feu brûlant qui dévore tout. Elle est un incendie de l'esprit et de l'âme, une conversion du regard, duquel on ne sort pas indemne.
Le FN qui se dit anti-système, ne s'emmerde pas du tout, se protège avec les lois du système, l'immunité parlementaire, pour ne pas se rendre aux convocations policières [...] Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va.
On a, parfois, des compensations dans les moments délicats de la vie.
Un auteur doit toujours avoir son manuscrit dans sa poche, on ne sait pas ce qui peut arriver.
Quand on a tout à craindre, on ne doit craindre rien.
On ne peut regretter que ce qu'on se rappelle.
On cause du passé, couleur de deuil, de l'avenir, couleur de rose.
On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
L'avantage de cette conception, dit Wylie, c'est que, tout en étant délivré de l'espoir que les choses pourront s'améliorer, on l'est également de la crainte qu'elles n'empirent. On sait qu'elles seront toujours ce qu'elles ont toujours été.
L'être, pour Fouquet, comme pour Chardin, ou Degas, est d'abord ce que l'on précise. Il y a cette sorte de mystère qu'un dessin nu traduit mieux que toute emphase.
On peut assassiner les corps mais pas l'âme, voilà ce que nous avons appris dans les camps.
Je n'ai pas d'espoir dans la révolution. Je n'ai pas envie qu'on restructure tout [...] Je n'ai pas été à l'école, l'ascenseur social a fonctionné. Je n'ai pas le génie des gens de gauche qui disent que c'est le collectif..
Remarquons que si l'on dit 'les animaux' au pluriel, on dit l'homme au singulier. Parce que l'homme est unique. De même, nous dirons que les animaux font des crottes, alors que l'homme sème la merde.
On nous a fait lire des romans comme Bel-Ami qui nous ont laissé croire qu'on pouvait se faire une place dans le monde. Il n'y avait pas de place pour nous.
Quand cessera-t-on de penser qu'on peut fabriquer des citoyens de demain en éduquant les enfants avec de simples slogans sans rien modifier à l'environnement pestilentiel dans lequel ils évoluent ?
On méprise les grands desseins lorsqu'on ne se sent pas capable des grands succès.
On ne trahit pas ce qui n'existe plus.
Tant que de l'autre en tant qu'autre n'aura pas été de quelque façon "accueilli" dans l'épiphanie, dans le retrait ou la visitation de son visage, il ne saurait y avoir de sens à parler de paix. Avec le même on n'est jamais en paix.
La voix. Au téléphone, la voix seule qui dit tout des êtres, bien davantage que leur présence physique, car il n'y a plus cette dramaturgie - fût-elle infime - qui cache ce qu'on ne souhaite pas révéler.
Curieusement, on ne dit jamais que la salle de crise ne se limite pas à cette pièce. Il y en a de nombreuses autres, où les équipes surveillent et traitent les rapports qui nous parviennent des quatre coins du monde.
On ne voit à la cour que des gens qui ont le ventre plein de quinquina.
Dix "on dit" ne valent pas ce que j'en vois !
Quand le candidat devient président, il y a toujours un risque: livrera-t-il ce qu'on attend de lui ?
Reste à se demander si l'on peut attribuer des actes de violence au fondateur d'une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement.
La vérité historique est que l'Europe est une création liée au catholicisme. En disant cela, on n'exclut personne.
On a dit de la beauté que c'était une promesse de bonheur. On n'a pas dit qu'elle fut tenue.
Les années ne passent pas chaque année mais tous les dix à quinze ans. Pendant une dizaine ou une quinzaine d'années, on a l'impression d'avoir le même âge ; puis brusquement on vieillit d'un seul coup.
Le ciel ! Quel dommage qu'on ne puisse y aller qu'en corbillard.
On est puni par où on a désiré, toujours.
On ne fait jamais ce qu'on veut. - Heureusement !
On n'est un zéro que si on se considère comme tel.
Dès qu'on est un peu connu, les sollicitations affluent de toutes parts afin que l'on s'engage au service de causes multiples et variées.
On est franc malgré soi, on est vrai quand on le veut.
On dirait que c'est de cette inhumanité même que nous avons besoin, qu'elle nous rassure ou qu'elle nous fascine, qu'elle est notre élément ou encore que nous voulons à tout prix retarder ce moment dont nous savons bien pourtant ou dont nous pressentons qu'il arrivera, où tout deviendra plus grave et peut-être douloureux.
D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous. Mais lorsque l'on a eu un certain nombre de liaisons, on commence à se douter que la personne idéale n'existe pas, mais qu'il existe plutôt une variété d'imperfections.