Remarquons que si l'on dit 'les animaux' au pluriel, on dit l'homme au singulier. Parce que l'homme est unique. De même, nous dirons que les animaux font des crottes, alors que l'homme sème la merde.
Une haine à soutenir est un plus grand fardeau qu'on ne pense.
La femme est un sujet dont on n'a pas fini de faire le tour.
Prochain : celui qu'on nous ordonne d'aimer comme nous-mêmes et qui s'emploie par tous les moyens à nous rendre désobéissant.
Quand on est malheureux, veut-on vraiment être consolé ?
On n'obtient ce qu'on désire qu'en ne le désirant pas.
Au fond, on n'aime pas le bonheur. On tricote soi-même son désespoir, on se donne un mal pour ça !
Qui se donne comme il faut, il forcera bien qu'on l'accepte.
On est heureux que quand on tient dans ses bras ce que l'on aime.
Je dis toujours qu'une femme devrait être comme un bon film à suspense: plus on laisse l'imagination, plus il y a d'excitation. Cela devrait être son objectif - créer du suspense, permettre à un homme de découvrir des choses sur elle sans qu'elle ait à le lui dire.
- Est-ce que tu baisses les bras ? - Non, non, non, non mais on est toujours en train de se battre pour rester ensemble et... - Et quoi ?! Quoi ?! - Et même si on s'aime très fort, je crois malheureusement qu'on prend nos rêves pour des réalités...
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeubles l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l'on capte si l'on est attentif.
En France, on est presque dans un pays Bolchévique
On se réfère au passé quand l'avenir ne fait pas rêver.
Quand on fait des pâtes, il y en a toujours trop.
On rapporte qu'un lionceau succomba sous un rassemblement de fourmis.
Le style n'est que l'ordre et le mouvement qu'on met dans ses pensées.
On produit les situations qui nous correspondent.
Le plus beau cadeau qu'on puisse faire à un enfant, c'est de répondre à sa curiosité, lui donner le goût des belles choses. Avec Mathieu et Thomas, je n'ai pas eu cette chance.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous. Mais lorsque l'on a eu un certain nombre de liaisons, on commence à se douter que la personne idéale n'existe pas, mais qu'il existe plutôt une variété d'imperfections.
Le monde est un appel et une promesse : il y a partout des êtres remarquables, des chefs-d'oeuvre à découvrir Il y a trop à désirer, trop à apprendre et beaucoup de pages à écrire. Tant qu'on crée, tant qu'on aime, on demeure vivant.
À la longue, on finit par être fatigué d'avoir peur.
La philosophie ne laisse rien sur son passage. Elle est comme un feu brûlant qui dévore tout. Elle est un incendie de l'esprit et de l'âme, une conversion du regard, duquel on ne sort pas indemne.
Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
On ne raisonne pas avec la folie.
Quand on a de l'expérience, c'est plus facile d'accéder à ses émotions. Avec la quarantaine justement, je me sens beaucoup plus détendu. J'ai beaucoup plus de lâcher prise. J'ai également appris à dédramatiser.
Avoir besoin qu'on ait sans cesse besoin de nous, c'est presque tout l'amour.
Le difficile est de distinguer les restaurants dont on sort en se mordant les doigts et ceux dont on sort en se les léchant.
Si l'on veut qu'un livre dise quelque chose d'intéressant, il faut qu'il provoque la discussion autant que l'accord.
Consolation. Lorsque l'on constate qu'un homme meilleur est plus infortuné que soi.
On survit toujours aux dépens de quelqu'un.
Je plains les gens qui travaillent tranquillement et froidement. Il faut être hors de soi pour être tout ce qu'on peut être.
Par compassion on fait nôtre la misère des autres, et ainsi, en les soulageant, on se soulage aussi.
Il y eut le vin partagé, les nuits blanches, les chants du silence entre les débats fiévreux, les fugues et les murmures, les questions après les caresses. On jouait à la vie, comme des funambules.
Si un extraterrestre nous regardait, il se dirait : qu'est-ce qu'ils sont intelligents ces êtres humains, mais qu'est-ce qu'ils sont crétins à avoir crée un concept pour pouvoir vivre alors que l'on vit.
En tant qu'acteur, on est tellement reconnaissant quand on travaille. Je pense que j'ai de la chance d'avoir l'opportunité de travailler en étant totalement dépendant d'une validation externe.
Le cerveau n'est pas une bibliothèque que l'on remplit. A quoi sert de l'encombrer du contenu d'une encyclopédie si l'on est capable d'aller retrouver dans celle-ci les informations nécessaires.
Même si l'on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même croire en quelque chose qui donne du sens à la vie, et façonne notre vision du monde. Et une telle croyance est éminemment religieuse.
On se comporte autrement lorsque l'on est artiste. On réclame autre chose. On est toujours conscient d'être à part. On décide seul de nourrir cette demande en soi.
La conversation devient plate à proportion que ceux avec qui on la tient sont plus élevés en dignité.
On parle du droit à la vie, mais jamais du droit à la non-existence. Est-ce que vous avez décidé de naître ? Non, sans doute, mais ensuite, débrouillez-vous, même si vous naissez au Sahel en période de famine.
On ne souffre qu'une fois - on vainc pour l'éternité.
Le ciel ! Quel dommage qu'on ne puisse y aller qu'en corbillard.
Le monde a deux histoires : l'histoire de ses actes, celle que l'on grave dans le bronze, et l'histoire de ses pensées....
Avec les enfants, on fait comme on peut.
On aime les filles pour ce qu'elles sont, et les fils pour ce qu'ils promettent d'être.
Il y a une mesure pour tout : dès qu'on en sort, on la dépasse.
Etre objectif, utiliser sa raison n'est possible que si l'on a acquis une attitude d'humilité, si l'on s'est libéré des rêves d'omniscience et d'omnipotence qui hantèrent notre enfance.
L'enfant est un placement à long terme sans intérêt dont on perd le capital au bout de trente années.
Les intellos de gauche adorent les Roms, parce qu'on les voit beaucoup souffrir sans jamais les entendre parler. Des victimes adorables. Mais le jour où l'un d'eux prendra la parole, les intellos de gauche se chercheront d'autres victimes silencieuses.