Le mariage a sa graisse, où l'on s'enlise.
On ne peut pas vivre et se regarder vivre.
Si l'on ne voyait que les gens qu'on estime, on ne verrait personne.
Les enfants, on ne les croit pas. On devrait parfois.
Dans cet univers qui se caractérise par un haut degré de cynisme, on parle beaucoup de morale. En tant que sociologique, je sais que la morale n'est efficace que si elle s'appuie sur des structures, des mécanismes qui font que les gens ont un intérêt à la morale.
Le gouvernement américain a accès aux données et peut contrôler des paiements à l'échelle planétaire. Les citoyens américains estiment peut-être que leur démocratie est la meilleure que l'on puisse trouver sur le marché, mais, pour les citoyens européens, le prix est inacceptable.
Même si l'on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même croire en quelque chose qui donne du sens à la vie, et façonne notre vision du monde. Et une telle croyance est éminemment religieuse.
On ne souffre qu'une fois - on vainc pour l'éternité.
Comme on mets peu de temps à s'habituer aux miracles.
Le monde a deux histoires : l'histoire de ses actes, celle que l'on grave dans le bronze, et l'histoire de ses pensées....
Dans ce renversement et ce bouleversement de l'âme, pour s'exprimer de la sorte, est-on maître de recueillir son esprit ?
On ne mendie pas seulement pour survivre, on mendie pour n'être plus seul.
Au fond, on n'aime pas le bonheur. On tricote soi-même son désespoir, on se donne un mal pour ça !
Qui se donne comme il faut, il forcera bien qu'on l'accepte.
Le martyre, c'est le seul moyen de devenir célèbre quand on n'a pas de talent.
Si l'on doit se souvenir de tous ses échecs, on ne s'en sort pas.
Les auteurs sont les plus mal servis, on ne les connait pas.
Quand on a de l'expérience, c'est plus facile d'accéder à ses émotions. Avec la quarantaine justement, je me sens beaucoup plus détendu. J'ai beaucoup plus de lâcher prise. J'ai également appris à dédramatiser.
Dans certains cimetières américains, certains défunts demandent que l'on plante un arbre sur leur tombe. Sans doute ces gens pensent-ils qu'ils ne mourront pas tout à fait si leur ADN passe dans l'arbre dont les racines vont s'enfoncer dans la tombe, proliférer, faire des rejetons... Le fantasme de l'immortalité revisité par la science !
Dans la vie, on a besoin d'un idéal. Certains hommes illustrent cet idéal.
On cherche souvent de jolies raisons aux étrangetés des autres.
Aimer une idée, c'est l'aimer un peu plus qu'on ne devrait.
Quand on fait des pâtes, il y en a toujours trop.
Ce qui nous rassure du sommeil, c'est qu'on en sort, et qu'on en sort inchangé, puisqu'une interdiction bizarre nous empêche de rapporter avec nous l'exact résidu de nos songes.
Celui qui aime songe au rien qu'on lui refuse, quand on lui a déjà presque tout donné.
Quand on rit, c'est toujours de soi. Seulement on ne s'en aperçoit qu'après.
Etre objectif, utiliser sa raison n'est possible que si l'on a acquis une attitude d'humilité, si l'on s'est libéré des rêves d'omniscience et d'omnipotence qui hantèrent notre enfance.
On dirait que c'est de cette inhumanité même que nous avons besoin, qu'elle nous rassure ou qu'elle nous fascine, qu'elle est notre élément ou encore que nous voulons à tout prix retarder ce moment dont nous savons bien pourtant ou dont nous pressentons qu'il arrivera, où tout deviendra plus grave et peut-être douloureux.
Nous ne nous sommes jamais quittés, même si nous ne sommes jamais vraiment rencontrés. On ne s'est pas dit qu'on s'aimait. Pourtant Dieu sait comme je t'aime. Tu as parsemé mon existence de grands et petits bonheurs, dont certains n'ont fleuri qu'après ton départ.
On s'expose aisément quand on n'a rien à craindre.
Dans les pays réformés, on constate l'affranchissement de toute tutelle de droit divin, la confiance faite aux individus et aux groupes, le goût de la recherche scientifique et de la technique, l'élan donné à l'initiative, la mentalité économique.
À l'apprenti, on ne montre pas les ébauches.
On se préfère toujours à ce qu'on aime.
Une haine à soutenir est un plus grand fardeau qu'on ne pense.
L' important, c' est de comprendre le consommateur d' aujourd' hui et de lui proposer la nourriture d' aujourd' hui. Celle de demain, on est déjà en train d' y réfléchir, mais c' est d' être contemporain.
Con : Ne saurait s'appliquer qu'à quelqu'un avec qui l'on n'est pas d'accord.
Le drame dans la vie, c'est que les jolies femmes sont si nombreuses et qu'on a si peu de temps.
Le ciel ! Quel dommage qu'on ne puisse y aller qu'en corbillard.
Tout ce qui est tombé dans le domaine du fonctionnarisme est à peu près stationnaire ; il est douteux qu'on enseigne mieux aujourd'hui que du temps de François Ier ; et je ne pense pas que personne s'avise de comparer l'activité des bureaux ministériels à celle d'une manufacture.
Le plus beau cadeau qu'on puisse faire à un enfant, c'est de répondre à sa curiosité, lui donner le goût des belles choses. Avec Mathieu et Thomas, je n'ai pas eu cette chance.
Si disent les vieux quolibetsQu'on ne voit pas tant de gibets En ce monde que de larrons.
Il avait une dent en or juste là, tellement au milieu qu'on aurait dit qu'il l'avait mise en vitrine pour la vendre.
N'est-il pas clair comme le jour que l'Argent est précisément ce même Dieu qui veut qu'on le dévore et qui seul fait vivre, le Pain vivant, le Pain qui sauve, le Froment des élus, la Nourriture des Anges, mais, en même temps, la Manne cachée que les pauvres cherchent en vain ?
On peut réfuter des affirmations, mais qui peut réfuter le silence ?
Mais comment peut-on continuer à vivre, quand on sait qu'il n'y a pas d'explication ?
Remarquons que si l'on dit 'les animaux' au pluriel, on dit l'homme au singulier. Parce que l'homme est unique. De même, nous dirons que les animaux font des crottes, alors que l'homme sème la merde.
Le Niçois Kanté, qu'on annonçait chez nous, a signé à Olympiakos. Il nous a demandé 120 000 euros mensuels. Je lui ai demandé s'il ne se touchait pas un peu.
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeubles l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu. Quelque chose continue de vibrer après leur passage, des ondes de plus en plus faibles, mais que l'on capte si l'on est attentif.
On dit beaucoup que les femmes sont volages en amour, mais on ne dit pas assez combien elles ont de constance en amitié.
La femme est un sujet dont on n'a pas fini de faire le tour.