Quand on n'a pas commis de faute, on ne peut pas être absolument sûr de soi. Tandis que lorsqu'on a bien vu les conséquences d'une bêtise, on ne s'expose plus à la recommencer !
Le commencement et le déclin de l'amour se font sentir par l'embarras où l'on est de se trouver seuls.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
On passe la moitié de sa vie à retenir sans comprendre, et l'autre moitié à comprendre sans retenir.
Quand on aime, les mots sont trop petits pour contenir notre âme trop grande.
On est tous pareils, tous les gens d'argent. Il suffit de commencer à en gagner.
De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
Le repentir est un jugement que l'on porte sur soi-même.
L'art étant devenu une des occupations recherchées des riches, les expositions se suivent avec un égal succès, quelles que soient ce qu'on exhibe, pourvu que les négociants de la presse s'en mêlent et que les étalages aient lieu dans une galerie connue.
On croit qu'on sait tout de l'amour, alors qu'on ne cesse d'apprendre.
Un mal est moins douloureux quand on en connaît la cause.
En amour, il n'y a ni vice ni vertu. C'est un combat où l'on sort toujours à la fois vainqueur à la fois vaincu. Mais ce qu'il y a de plus terrifiant lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
Sur la terre, un homme n'a besoin et envie que d'aimer, mais on supporte toutes les servitudes, excepté celles de l'amour.
Toutes les routes sont bonnes pourvu qu'on les suive jusqu'au bout.
N'est-il pas diablement aisé de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?
Toutes les vérités seraient bonnes à dire si on les disait ensemble.
On se pose toujours en s'opposant.
Peut-on haïr sans cesse ? Et punit-on toujours ?
Les heures de bonheur, on les a pour la vie, mais les heures perdues ne se rattrapent jamais.
Généralement les hommes sont plus riches des mystères qui les constituent que de ceux qu'ils élucident, et les secrets dont on retire l'écorce deviennent de pauvres petites connaissances mises au jour.
On est toujours enclin à croire que le travail est aisé à celui qui a un talent. Il te faut peiner toujours, homme, si tu veux accomplir de grandes choses.
La relation avec autrui peut être recherchée comme intentionnalité irréductible, même si l'on doit finir par y voir la rupture de l'intentionnalité.
Il y a de bonnes raisons d'interdire le LSD, le DMT, le STP, on peut bousiller définitivement sa tête avec, mais pas plus qu'au ramassage des betteraves ou en bossant à la chaîne chez General Motors, en faisant la plonge ou en enseignant l'anglais dans une fac.
On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux.
On n'avait pas Facebook à mon époque, on avait un annuaire mais tu perdrais pas un après-midi dessus.
Dédaigner ce qu'on n'a pas est du dépit ; ce qu'on a, de l'orgueil.
On ne peut pas acheter la vie avec un chèque, ses actions sont trop élevées, on ne peut les payer avec de l'argent.
Lycée. 1/ Ecole antique où l'on s'entretenait de philosophie. 2/ Ecole moderne où l'on discute de football.
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
On n'a pas un enfant comme on a un bouquet de roses.
On n'aime point parce que l'on veut être aimé. On aime parce que l'on aime. Chemin faisant, l'on voudrait être payé de retour.
Il y a des instants qu'on voudrait voir durer la vie entière. Cela tient à une secrète plénitude, à un mystérieux apaisement en nous de l'inquiétude, cette autre forme du désir.
Le premier de l'an : jour navrant quand on n'a pas de famille, odieux lorsqu'on en a.
On voit bien déjà que le néo-capitalisme est prêt à partager plus équitablement les richesses, mais non le pouvoir.
Rien ne ressemble plus à la mort que la peur qu'on en a.
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
On a tort d'apprendre aux enfants que tous les problèmes n'ont qu'une et une seule solution...
L'on s'occupe uniquement de ce qu'on paraît quand on a perdu le sens de ce que l'on est.
Je crois pas en Dieu, mais je fais quand même des prières, on sait jamais...
Pourquoi vouloir maîtriser ce que l'on fait malgré soi.
La médecine moderne a forgé le terme de mythomanie, qui qualifie ce genre de blague. Mythomane si l'on veut, Aicard aura mené dans l'existence une singulière et fructueuse comédie. Il aura fait croire aux Parisiens gobeurs qu'il était célèbre en [...] ► Lire la suite
On est parfois content de s'asseoir sur une marche d'escalier.
Il voudrait qu'on lui donne autant de fromage que de pain.
Casino : Pour qu'il n'y ait pas confusion entre les enseignes, les grandes surfaces ferment à l'heure où ouvrent les établissements de jeux. Dans le premier cas, on en repart les poches vides et le Caddie plein. Dans le second, pas plus riche mais condamné à mourir de faim.
On fait des phrases parce qu'on n'a pas d'idées.
Le sexe est beaucoup mieux avec une femme, mais on ne peut pas vivre avec une femme.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Savez-vous comment on dit "jamais" dans le langage du camp? "Morgen früh", demain matin.
Les années tombent. A partir de quarante ans, on dirait un bombardement.
Plus nombreux sont les problèmes auxquels on réfléchit, plus on risque de n'en comprendre aucun.