On va me croire changé, mais il est vrai qu'on fait pour les autres ce qu'on n'oserait pour soi-même.
Tous les films parlent de mondes étranges dans lesquels on ne peut pas aller à moins de les construire et de les filmer. C'est ce qui est si important pour moi dans le cinéma. J'aime aller dans des mondes étranges.
Une fois authentique se trouve rarement. À la place on trouve le doute et l'indifférence, au point qu'on pourrait désespérer de notre peuple.
"Je suis fier d'être français!", "Je suis fier d'être Juif" sont des affirmations ridicules, même si l'on perçoit le ressort de tels orgueils.
Si l'on y réfléchit bien, le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi.
Ne sont-ce pas les deux problèmes les plus durs à résoudre : gagner sa vie quand on est pauvre, occuper sa vie quand on est riche.
On ne convainc pas les masses avec des raisonnements, mais avec des mots.
C'est avec les hommes que l'on fait les évêques.
On ne fait pas l'amour, c'est lui qui nous fait.
On peut intéresser les gens à l'histoire en la dépoussiérant...
Etant riche, on est tout.
On s'effraie des partis violents ; mais ils conviennent aux âmes fortes, et les caractères vigoureux se reposent dans l'extrême.
Avant, on parlait de malade ; le terme de patient n'est venu que dans les années 80. "De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou".
Oui, combien de fois peut-on tourner la têteEn disant qu'on n'a rien vu ?
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Ah, l'argent! Qu'on en ait ou qu'on en manque; c'est toujours lui la cause du mal.
Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut s'élargir.
On s'est tous retrouvé, à un moment de sa vie, à faire certaines choses.
L'art, c'est un élément que l'on ne peut pas apprendre. Il faut le vivre, sinon il n'existe pas.
Vieillir offre du moins un avantage: c'est que l'on ne mourra pas d'un seul coup, mais peu à peu, bout par bout.
On va loin quand on ne sait pas où l'on va, et qui ne voit le but le passe.
Le suicide réussi est le seul péché mortel dont on ne puisse pas se confesser.
Football : Opium de l'électeur. On se shoote comme on peut.
Dans tout ce qu'on écrit, on se caractérise.
Hommes de demain, à accuser les peuples on se condamne à ne rien comprendre.
Tant gratte chèvre que mal gît,Tant va le pot à l'eau qu'il brise,Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,Tant le maille-on qu'il se débrise,Tant vaut l'homme comme on le prise,Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,Tant mauvais est qu'on le déprise,Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
Tout le monde ne peut pas être Shakespeare, mais on peut chercher, sans se diminuer, à être Marivaux.
Dans le journal du petit déjeuner : on y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
Tant qu'on continue à chercher, les réponses viendront.
J'en ai assez de ces calvaires ambulants, de ces Christ et de ces Vierges, ces Maria de las angustias, ces Señora de los dolores, ces Christs de la Expiracion, de la Exaltacion, de la Coronacion, de la Converzion del buen [...] ► Lire la suite
On peut être drogué à blanc avec l'attente, et le temps.
Dans le vocabulaire syndicaliste, on ne passe à l'action qu'en cessant toute activité.
Plus on aime, plus on aurait besoin d'être celui des deux qui aime le moins.
On est et on demeure esclave aussi longtemps que l'on n'est pas guéri de la manie d'espérer.
Index. Doigt pointé qui, si on le suit, montre deux malfaiteurs.
J'ai été étonné du plaisir qu'on éprouve en faisant le bien.
On aime être ce qu'on n'est pas.
Les privilèges dont on ne bénéficie pas sont absolument inadmissibles.
On s'exprime mieux quand des yeux nous encouragent.
Mais on laisse entendre des choses, on ne dément pas une supposition flatteuse et, un jour, votre personnage vous dévore.
L'oeuvre qu'on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu'on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !
On ne peut pas raconter le Mexique. On doit croire au Mexique. Avec passion, avec rage, avec un abandon total...
On ne peut écrire qu'un livre ou plusieurs fois le même livre. C'est pourquoi tous les beaux livres se ressemblent. Ils sont tous autobiographiques.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
Il est plus juste de conclure à une connivence entre père et mère, mari et femme, pour adopter les comportements que l'on vient de voir.
De quelque endroit que l'on parte, le chemin est égal pour le séjour des morts.
Chaque fois qu'on voit sur mon carnet un chiffre en haut d'une page, on en déduit que ce fut l'heure où j'accomplissais un crime !
Il n'y a pas de place pour les démons quand on est possédé.
Je viens d'une famille où l'on ne vit pas à découvert. J'en ai gardé des stigmates: je ne sais pas «claquer» ni flamber
Pourquoi désirer la gloire, qu'on méprise dès qu'on l'a ? Mais c'est bien ce que souhaite l'ambitieux : l'avoir pour pouvoir la mépriser.