On est meilleur juge des oeuvres des autres.
L'argent ne vaut que par ce qu'on peut acheter.
Vous savez, perdre plusieurs millions d'euros en quelques minutes, c'est une expérience que je ne souhaite à personne. Vous savez, on voit sa vie défiler : première ouverture de compte, premier transfert en Suisse, premier milliard. Je me souviens avoir été ému comme un gosse pour mon premier milliard, et puis après... on s'y habitue.
On ne pourrait pas s'amuser plus dans une vie entière.
On pense pour connaître ; on songe pour agir.
Tant parle on qu'on se contredit.
Toujours nous trouverons qu'on se fait du tort en ne voulant pas faire simplement ce qui est juste et que telle est l'origine de tous les malheurs.
Trahir, qu'on dit, c'est vite dit. Faut encore saisir l'occasion. C'est comme d'ouvrir une fenêtre dans une prison, trahir. Tout le monde en a envie, mais c'est rare qu'on puisse.
Lorsque nous demandons où est la liberté, on nous montre dans nos mains nos bulletins de vote.
On passe sa vie à se déniaiser et on meurt quand même comme des vieux cons.
Il faut opposer aux hommes une surface lisse, leur livrer l'apparence de soi-même, être absent. De qui a-t-on dit qu'il regardait tous les citoyens comme ses égaux, ou pour mieux dire comme égaux entre eux, ce qui fait qu'il plaisait assez naturellement à la masse ?
On est plus sûr d'influencer les hommes, de produire plus d'effet sur eux, par des absurdités que par des idées sensées.
C'est horrible de voir tout ce que l'on détestait dans le passé revenir sous les couleurs du futur.
C'est parmi les femmes sans instruction que l'on peut chercher les ragots les plus confirmés. Goethe nous dit qu'il n'y a rien de plus effrayant qu'une ignorance agitée.
Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes.
On ne peut pas se fier à ses supérieurs lorsqu'on a réussi là où ils ont échoué.
On n'en finit pas d'être un homme.
En politique on ne choisit pas sa compagnie.
Le génie, c'est quand ça va si vite qu'on ne sait pas comment c'est fait.
Peu de gens sont assez modestes pour souffrir sans peine qu'on les apprécie.
On n'aime que les femmes qu'on rend heureuses.
C'est par faiblesse que l'on hait un ennemi, et que l'on songe à s'en venger ; et c'est par paresse que l'on s'apaise, et qu'on ne se venge pas.
L'amour, on le sent ; on ne le dit pas.
Moins on aime, moins on souffre.
Non plus que de bonheur, on ne fait provision de plaisir.
Si on raconte son bonheur, on le diminue.
Il importe guère qu'un être soit croyant on non : il est beaucoup plus important qu'il soit bon.
Soldats incomparables, les Arabes, s'avançant sur le pourtour de la Méditerranée, ont aussitôt remporté de prodigieux succès. On les a vus en 635 à Damas, en 641 à Alexandrie, en 713 à Tolède. Ayant occupé l'Espagne, c'est le Royaume des Francs qu'ils se sont mis en tête de conquérir.
On ne peut pas vivre dans un monde où les objets sont conçus pour être remplacés le plus vite possible.
On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
Le gros public, heureusement, est resté naïf, et peu lui importent les systèmes, pourvu qu'on réussisse à l'intéresser.
C'est avec les pierres de la Loi qu'on a bâti les prisons et avec les briques de la religion, les bordels.
C'est un honneur, un plaisir de voir ce que l'on a transmis être réalisé par d'autres. C'est ce qu'il y a de plus valorisant.
Qu'on me compare à Bardot m'étonne, mais ça me fait plaisir.
Quand je témoigne, je demande que l'on montre un film. Pour que les enfants voient et qu'ils ne restent pas que dans le langage.
On défend bien plus férocement sa chance que son droit.
Un amour sans jalousie n'est pas un amour personnel - un amour direct, plutôt un amour indirect - on peut dire que c'est un amour de raison - car ici on n'aime pas, comme personne, mais plutôt comme membre de l'humanité - On aime davantage les rivaux que l'objet.
On entendait parler, plutôt vaguement, de la guerre menée contre les juifs. Mais la guerre elle-même semblait si lointaine. Et quand on est jeune, quand on a un peu plus de vingt ans, on songe plus à décrocher un premier rôle qui fera de vous une vedette de Broadway.
Autrefois on était riche parce qu'on était puissant, aujourd'hui on est puissant parce qu'on est riche.
En somme, qu'est-ce que la vérité ? - C'est ce qui est entre les mots et qu'on éprouve dans la joie.
Si le cheval connaissait sa force, serait-il assez fou pour accepter le joug, comme il le fait ? Mais qu'il devienne sensé et s'échappe, alors on dira qu'il est fou...
Quelles scènes si on annonçait demain la fin du monde.
Ce que l'homme cherche dans la religion, c'est de sauver sa propre individualité, de l'éterniser, ce qu'on n'obtient ni avec la science, ni avec l'art, ni avec la morale.
Quand on a dix-neuf ans, on finit toujours par faire ce dont on a envie.
C'est avec des théories qu'on révolutionne et qu'on réforme...
Marinette : J'écoute pas les hommes politiques, je me fais ma propre opinion toute seule et ça m'empêche pas d'avoir la même opinion que tout le monde, au contraire... Antonia : Moi j'ai jamais voté et on n'a jamais manqué de président de la république. Je m'excuse.
On craint les forts ; celui qui dompte la chimère est toujours détesté.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
- Ça vous ennuierait de me laisser respirer un peu ?! - Oh enfin t'exagères, on te colle pas à ce point. - Ah oui ? Alors, comment je sais que tu as mangé un cheeseburger aujourd'hui ?
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.