La vie prend un sens lorsqu'on en fait une aspiration à ne renoncer à rien.
On est bien forcé de croire au doigt de Dieu quand on voit comme il se le met dans l'oeil.
L'aube interrompt souvent les rêves les plus beaux qu'on fait à son sujet.
On n'aime plus personne quand on aime.
Le travail ! La seule chose qu'on ne regrette jamais.
On devient naturel à force d'expérience.
Avec un peu d'intelligence et de perspicacité, on peut n'avoir jamais de meilleurs conseillers que ses ennemis.
Les plaisirs que procure la bonne chère sont ceux qu'on connaît le plus tôt, qu'on quitte le plus tard et que l'on peut goûter le plus souvent.
C'est étrange comme on a peur de quelque chose parce qu'on nous a préparés à avoir peur.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez.
Les critiques ont droit à de l'indulgence, qui parlent tout le temps des autres et dont on ne parle jamais.
Dieu veut-il qu'à toute heure on prie, on le contemple ?
Certes, on n'est pas élu sur un bilan, mais si le bilan est mauvais, on ne gagne pas.
On ne peut pas se permettre de refaire la même chose, encore plus si l'ouvrage a été lu par beaucoup de monde.
Quand, au détour d'un village africain, on rencontre des enfants à quatre pattes qui, pour se nourrir, mangent des mouches, il n'y a plus rien à ajouter.
On se shooterait à la vitamine C si cela avait été illégal...
On vit dans un monde de karaoké où les gens répètent les mots des autres.
Le génie a des nonchalances, mais une prestesse de grand fauve. Le génie est une paresse attentive. On guette sans cesse et l'on trouve une fois par surprise.
Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin.
On peut toujours apprendre ce qu'on ne sait pas, non ce qu'on croit savoir.
On crie beaucoup contre la censure - elle nous oblige souvent à avoir de l'esprit.
Quoi qu'on en dise, c'est au visage qu'il faut regarder les hommes, mais il ne faut pas prendre leur masque pour leur visage.
Toujours la même erreur de raisonnement : considérer qu'on a raison quand on n'est de l'avis de personne.
Les réincarnations, c'est comme le bac au lycée. Quand on échoue, on redouble.
Dessert : une pêche si on est seul, un péché si on est deux.
En France, il est indispensable de mourir si l'on tient à se faire rendre justice.
La stratégie amoureuse ne peut s'employer que lorsqu'on n'est pas amoureux.
L'égalité a détruit le charme d'être grand. Tous les hommes ont voulu être grands ensemble, et dans ce nivellement universel, on nous a rapetissés.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
On pourrait dire que la philosophie est une façon de parler intelligemment de ce qu'on ne connaît pas.
On a beau dire, se dire que tout est fini, qu'on peut se passer de ce qui nous a trahi, on revient toujours à ce qui nous fait rêver.
On aime toujours un peu plus la vérité quand on la découvre soi-même.
L'accouplement des éléments contraires est la loi de la vie, le principe de la fécondation, et comme on verra, la cause de bien des malheurs.
On dit "une belle mort", comme si la mort pouvait avoir droit à l'esthétique, au raffinement et à la souplesse.
Le mot "élucider" devient dangereux si l'on croit que l'on peut faire en toutes choses toute la lumière.
Si bien qu'en attaquant le philosophe on se donne la honte d'attaquer une enveloppe modeste, pauvre et chaste; ce qui décuple la rage impuissante; et le philosophe n'offre aucune prise, bien qu'il prenne tous les coups. Là prend tout son [...] ► Lire la suite
On fait fortune dans les mines de cuivre, on végète dans les mines d'argent, et l'on se ruine dans les mines d'or.
L'amitié n'admet point d'égarement coupable, on n'est point ami si l'on n'est raisonnable.
Malheureusement, on a pris d'l'âge et les jours qui passent ont enlevé leur maquillage.
Quand on vous appelle « dame », c'est affreux. C'est comme si on n'attendait plus rien de vous, comme si vous aviez déjà donné le meilleur de vous-même.
Quand on s'imprègne d'une personne ce n'est plus la force de gravité qui nous retient au sol mais elle. On pourrait tout être pour cette personne, un frère, un amie... un protecteur.
- Alors qu'allez-vous faire ? - Cogner sur les portes avec votre tête Peregrïn Touque ! Et si ça ne les fracasse pas, et qu'on me libère un peu de toutes vos questions idiotes, j'essayerai de trouver la formule d'ouverture.
Écoutez Rick... Mais pourquoi je vous appelle Rick moi ? C'est vrai quoi, je dis encore monsieur à mon patron alors que ça fait six ans que je travaille pour lui,alors que là j'entre et je vous donne du Rick et [...] ► Lire la suite
Quand on lit pour s'instruire, on voit tout ce qui a échappé, lorsqu'on ne lisait qu'avec les yeux.
Il ne faut rien accorder aux sens quand on veut leur refuser quelque chose.
On tient toujours du lieu dont on vient.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
Les cornes, c'est comme les dents. Quand elles poussent, ça fait très mal ; mais une fois poussées, on mange avec.
J'étends ces réflexions jusqu'au plaisir même : le définir, c'est le détruire ; il s'est couvert d'un voile brillant qui s'obscurcit dès qu'on cherche à le lever.
On crée pour l'éternité, même si elle se charge de démentir.