L'argent ne nous vient pas si vite que l'on pense. Chacun de tes rubans me coûte une sentence.
On ne suit pas toujours ses aïeux ni son père.
On ne peut pas résoudre les difficultés en jouant à cache-cache avec elles.
On fait fortune dans les mines de cuivre, on végète dans les mines d'argent, et l'on se ruine dans les mines d'or.
Toujours la même erreur de raisonnement : considérer qu'on a raison quand on n'est de l'avis de personne.
Jamais on n'aimera celui qu'on a mis en nourrice comme celui qu'on a nourri sous ses yeux.
Que la terre est petite quand on la voit des cieux.
Le moment précis où l'on devient ridicule nous échappe toujours.
Les états d'esprit, comme les actes, varient selon l'angle sous lequel on les examine.
A propos du voyage : on peut très bien retourner quelque part et, contre toute attente, se rencontrer soi-même, s'attardant encore là depuis la dernière fois.
On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.
Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l'on ait besoin de les emporter avec soi.
On est jamais si bien servi que par sa mère.
Si vous voulez la liberté, prenez-la, n'attendez pas qu'on vous la donne.
On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu'elle soit, qui nous sépare de la vertu.
Car c'est une grâce que de supporter, par égard pour Dieu, des peines que l'on souffre injustement.
Tous ceux qui disent qu'on peut être heureux et libre dans la pauvreté, sont des menteurs, des fous et des sots.
Au cinéma, on ne se découvre pas. On sort pour se cacher, pour se blottir, pour s'enfoncer.
Les gens veulent qu'on fasse leur bonheur ou leur malheur, mais surtout pas qu'on se désintéresse de leur sort.
Le destin n'aime pas qu'on lui force la main.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Dans toute idée, il faut chercher à qui elle va et de qui elle vient ; alors seulement on comprend son efficacité.
C'est peu d'aimer, il faut aimer toujours : on n'est heureux qu'à force de constance.
La morale, c'est peut-être ringard, mais ça reste encore ce qu'on a trouvé de mieux pour distinguer le bien du mal.
Prison : maison on ne peut plus communautaire dont personne ne possède la clé.
C'est le naturel du coeur humain de redoubler ses efforts pour retenir le bien qu'on lui ôte.
On a beau chercher, on ne trouve jamais que soi-même.
La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle.
Les joies non partagées sont comme les fruits mûrs qu'on laisse pourrir plutôt que de les offrir.
La vie prend un sens lorsqu'on en fait une aspiration à ne renoncer à rien.
Le temps qui vole souvent comme un oiseau se traîne d'autres fois comme une tortue ; mais il ne semble jamais plus agréable que lorsque l'on ne sait s'il va vite ou lentement.
On a beau avoir son coeur et son intelligence à soi, il y a quelque chose qui vient de plus loin que de sa propre chair.
Un mot vaut une idée dans un pays où l'on est plus séduit par l'étiquette du sac que par le contenu.
On n'a jamais le coeur assez grand pour l'emplir de belles choses.
Le travail ! La seule chose qu'on ne regrette jamais.
La stratégie amoureuse ne peut s'employer que lorsqu'on n'est pas amoureux.
J'aime qu'on m'aime comme je m'aime !
Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente.
C'est effrayant : être en vie, cela signifie avant tout se demander si oui ou non on sera encore en vie dans une heure.
Quand on écrit à la première personne, au moins c'est clair : tout est subjectif.
La saleté de l'âme se lave quand on parle.
Dans un même appartement, on peut toujours cohabiter sans être obligé au concubinage.
On ne peut vivre qu'en dominant ses peurs, pas en refusant le risque d'avoir peur.
Ce n'est jamais quand on croit être en état de séduction qu'on séduit.
La sagesse suprême, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre du regard tandis qu'on les poursuit.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. D'ailleurs ils pourraient les prendre, mais ils n'viennent pas les chercher... J'sais pas c'qu'ils foutent.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
On continue quand même, peut-être parce qu'on sait qu'il faut continuer, même si on ne comprend plus pourquoi.
On raconte que le battement d'une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d'une aile de papillon, n'est-ce-pas ?
On ne peut être poète sans quelque folie.