C'est le naturel du coeur humain de redoubler ses efforts pour retenir le bien qu'on lui ôte.
Si l'on est deux à faire l'amour, on est bien souvent seul à savoir avec qui.
Voyez-vous dans la vie, il n'y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer, et les solutions les suivent.
Il n'y a rien à réussir, il n'y a qu'à agir de notre mieux. Puis lâcher tout cela, pour respirer, sourire, et vivre.
Mais il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d'une hésitation honnête, sans orienter à l'avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l'on pourrait presque.
Parfois, il y a plus de grandeur à attendre que le flot vous emporte qu'à se débattre contre le courant.
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
D'un côté il y a les chiffres pairs, et de l'autre côté, les chiffres mères.
Tant qu'un homme n'a pas découvert quelque chose pour lequel il serait prêt à mourir, il n'est pas à même de vivre.
Dieu dit : "Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie."
Oh, comme il est misérable de n'avoir personne pour partager vos chagrins et vos joies et, lorsque votre coeur est lourd, de n'avoir aucune âme à qui vous pouvez verser vos malheurs.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Si vous réprimez trop le chagrin, il peut bien redoubler.
L'esprit français aime les grandes choses, mais il veut voir où ça le mène. Il met au point les chefs-d'oeuvre.
Les peines de coeur viennent toujours trop vite.
J'ai déchiré le testament que je venais d'écrire, il faisait tant d'heureux que j'en serais arriver à me tuer pour ne pas trop les faire attendre.
On fait tout pour gagner un coeur et bien peu pour le garder.
On ne peut regarder au fond de l'actualité, sans regarder d'abord au fond de l'histoire.
Le mot réalisme ne veut rien dire. Dans une certaine mesure, tout est réaliste. Il n'y a pas de frontière entre l'imaginaire et le réel.
Pour préserver son amour-propre, il est parfois nécessaire de mentir et de tricher.
Le temps, ce sculpteur, qui réussit parfois si bien les têtes de vieux.
La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n'a su le lui ravir.
Un homme qui aime bien n'est jamais tout à fait méprisable.
J'ai soin de bien vivre afin de mieux mourir.
Si ton coeur est plein de perles, imite l'huître, ferme bien ton coeur.
Quand la marée monte, il n'est plus important de savoir à qui appartient le château de sable.
Nous revînmes à pas lents.Les crapauds chantaient, dolents,Sous l'eau morte ;Et j'avais le coeur en deuilEn t'embrassant sur le seuilDe ta porte.
Le bonheur ne se cherche pas : on le rencontre. Il n'est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l'accueillir.
Dans toute mère de famille, il y a une belle-mère qui sommeille.
Est-ce que ça me fait peur de foncer dans le vide à 300 km/h ? - Bien sûr que oui - je ne suis pas un idiot.
Si vous ne pouvez pas bien écrire, vous ne pouvez pas bien penser ; si vous ne pouvez pas bien penser, d'autres penseront à votre place.