Mais il vient des mots étouffants;On laissera les chers enfants,Livrés à de vagues désastres.
On a bien le droit de pleurer et de sourire en même temps. C'est parce qu'on accepte le monde et qu'on décide de l'aimer de toutes ses forces.
Torche-cul : Publication qu'on lit d'un derrière distrait.
On s'attend à des défaillances d'entreprise et des licenciements, le sujet, ça va être de limiter la hausse du chômage.
Karine est une amie fantastique, c'est pour ça que le duo fonctionne, et on est un peu potaches. Il faut rester naturel.
Je comprends tout à fait qu'on mette en cause la démocratie, qu'on la combatte, ce n'est pas le problème.
Quand on surveille, les patates cuisent trop lentement. Quand on va faire du piano en attendant, elles cuisent beaucoup trop vite.
Les charmes d'un corps de femme qui enflamment les sens sont comme les odeurs de cuisine - excitants quand on a faim, répugnant quand on est rassasié.
Les choses ne sont jamais si bonnes ni si mauvaises qu'on le croit.
On peut changer d'affection ! Le coeur ça se déplace.
Aussi longtemps qu'on médite sa vengeance, on garde sa blessure ouverte.
On ne vous prendra jamais comme grand guérisseur de lèpre si votre mère est couverte de pustules.
S'il n'y avait que de bons cuisiniers, les pharmaciens auraient peu de chose à faire, les médecins disparaîtraient, on ne garderait que des chirurgiens pour les fractures.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
Pour la grande, l'immense majorité des créateurs, il y a une volonté évidente de se survivre, ou de faire survivre ce que l'on a devant soi.
Tant que l'on fera perdre la vie aux voleurs comme aux meurtriers, les vols ne se commettront jamais sans assassinats. Les deux délits se punissant également, pourquoi se refuser au second, dès qu'il peut couvrir le premier ?
En journalisme, on peut écrire une mauvaise page aujourd'hui à condition d'en écrire une bonne demain. Dans une pièce de théâtre, il faut déchirer la page mauvaise.
On ne peut jamais raconter un bon dessin, encore moins quand il est drôle.
On ne fait pas de processions pour tailler les vignes.
Quand une anthologie paraît, tout bon poète (ou mauvais) s'y précipite pour constater qu'on l'a oublié une fois de plus.
La guerre, on le sait, fut pendant longtemps le plus sûr et le plus rapide véhicule de la civilisation.
Comment se fait-il que depuis des années qu'on a les 35 heures, pas un seul pays au monde ne nous a imité ? Alors soit on est des génies, soit ce n'est pas sûr qu'on ait raison.
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaie de réaliser. Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire.
Avant, les mecs qui mettaient de l'argent de côté, on disait : "c'est des avares !". Maintenant, c'est des phénomènes.
Il doit être possible de nager dans l'océan de celui que l'on aime sans se noyer...
Quand on prend tout d'un coeur léger, il paraît qu'on vit sans danger.
Je suis conscient que, de l'extérieur, on dirait que j'ai tout à fait un ego.
On ne se garde d'une déconvenue pleine et entière qu'en se ménageant la ressource d'une petite contrariété.
Dans l'amour parfait, et il existe, on n'ignore pas les défauts de l'être aimé ; mais on les voit sans ressentiment.
On ne trouve pas la solitude, on la fait.
A notre époque, on se refuse à croire que le plomb puisse être transformé en or... jusqu'au moment où on reçoit la facture du plombier.
Ce que l'on craint arrive plus facilement que ce qu'on espère.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.
Quand une fois on a goûté au suc des mots, l'esprit ne peut plus s'en passer. On y boit la pensée.
C'est curieux... A partir d'un certain degré de décrépitude, on commence tous à se ressembler.
Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.
La vie que l'on recherche ressemble toujours à nous-mêmes.
J'écris pour que l'on puisse me lire et non pas pour que l'on parle de moi.
Matinal. L'être, preuve de moralité. Si l'on se couche à 4 heures du matin et qu'on se lève à 8, on est paresseux, mais si l'on se met au lit à 9 heures du soir pour en sortir le lendemain à 5, on est actif.
- Du temps du muet... il y avait de la musique... - Maintenant aussi... mais on ne l'entend pas... les gens causent tout le temps !
Trois jours après notre décès, nos cheveux et nos ongles continuent de pousser, mais on ne peut plus répondre au téléphone.
La férocité naît de l'ignorance, de la misère, de la dureté des lois criminelles, de l'insolence des classes privilégiées ; et dès lors, on voit comment la détruire.
Héra se barre à tire d'aile, lasse de la sève qu'on tire d'elle.On clame tous qu'on l'aime mais aucun de nous n'est fidèle.
On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé.
On aime mieux dire du mal de soi-même que de n'en point parler.
Ne pas mentir, c'est dire ce qu'on sait, non ce qu'on croit savoir.
Notre vie est une coquette si laide qu'on n'ose la regarder en face de peur d'être effrayé.
Je ne comprends pas qu'on laisse entrer les spectateurs des six premiers rangs avec des instruments de musique.
On n'est jamais heureux qu'au petit bonheur.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.