Je lutterai jusqu'à ma mort pour que ça ne se fasse pas. Je lui conseille de faire des Miss Transgenre France. Mais pas Miss France transgenre, non. Je n'accepterai jamais que l'on salisse le titre de Miss France avec transgenre. Transgenre, c'est vraiment quelque chose de contre nature.
L'air qu'on voit dans les tableaux de maîtres n'est pas de l'air respirable.
On est toujours content quand les gens qui nous aiment relèvent nos travers comme des raisons supplémentaires de nous aimer.
L'opinion courante veut toujours que la sexualité soit agressive. Aussi, l'idée d'une sexualité heureuse, douce, sensuelle, jubilatoire, on ne la trouve dans aucun écrit. Où donc la lire ? Dans la peinture, ou mieux encore : dans la couleur.
La véritable amitié ne comporte pas seulement l'estime, mais le respect ; il faut que l'on sente, jusque dans les épanchements de l'intimité, la présence et la dignité de la vertu.
Quand on revient des camps, on connaît le pire de l'homme.
J'ai décidé que tant qu'on aurait pas inventé la télépathie il faudrait renoncer à communiquer.
Aujourd'hui, on cherche partout à répandre le savoir ; qui sait si, dans quelques siècles, il n'y aura pas des universités pour rétablir l'ancienne ignorance ?
On parle des maîtres chanteurs, on ne sait pas ce que c'est qu'une maîtresse chanteuse.
Mais la paresse ne veut pas dire ne rien faire.Elle veut dire faire ce qu'on a décidé de faire parce qu'on l'aime, parce que l'on se construit en le faisant, parce qu'on se libère, parce qu'on s'amuse...
La foule qui se pressait dans les salons considérait avec curiosité cette jeune femme, si magnifiquement belle et dont on avait tant parlé déjà.
Quand on picole tout seul chez soi c'est difficile de se dire qu'on a l'alcool festif, qu'on est un bon vivant, on est forcément confronté à l'aspect un peu glauque de ce qu'on cherche.
La bonne fortune, on ne paye jamais le prix fabuleux qu'elle vaut.
Une session de méditation intensive ressemble à une randonnée, qui elle-même ressemble à la vie : il y a des étapes, des paysages qui changent à mesure qu'on s'élève, du soleil et de la pluie, des jours avec et des jours sans.
C'est dans l'absence qu'on découvre l'intensité de l'amour ou ses ravages.
La personne qui s'offrit alors avait été comparée quelque fois par celui-ci, avec plus d'exactitude que de respect, à un sac de pommes de terre à moitié vide. Elle en avait la tournure et, si on peut dire, la démarche.
Le travail est plus qu'indispensable, à chaque collection. Chaque dessin, chaque livre fait que l'on reste amateur.
Il s'agit souvent pour un romancier d'entraîner toutes les personnes, les paysages, les rues qu'il a pu observer dans une partition musicale où l'on retrouve les mêmes fragments mélodiques d'un livre à l'autre, mais une partition musicale qui lui semblera imparfaite.
En tuant le hasard, on ne ressuscite pas Dieu.
Enseigner c'est, qu'on le veuille ou non, opprimer, c'est plier ou rompre, par la persuasion ou la douceur, des volontés.
Plus on est debout, plus on rit.
Ce verdict était tombé comme un couperet. La duchesse avait eu des ancêtres guillotinés. Un moment, on crut voir passer leurs fantômes.
On s'est dit que ce qui nous passe sous le nez ne nous passe pas à travers le coeur. Et on s'est crus.
Jamais, en effet, les satisfactions que des inventions nouvelles apportent à d'anciens besoins ne déterminent l'humanité à en rester là ; des besoins nouveaux surgissent, aussi impérieux, de plus en plus nombreux. On a vu la course au bien-être aller [...] ► Lire la suite
Finkielkraut, on le sent engagé avec une sincérité et une force que je trouve assez admirables et vis à vis de laquelle (sic) j'éprouve des sentiments quasiment fraternels.
Le coeur et la raison souvent en désaccord. Il y a des choses qu'on s'est pas dites mon frère et j'sais pas si tu préfères qu'on les garde pour nous. Mais laisse-moi t'dire "je t'aime", moi, j'emmerde l'univers, j'veux bien être ta boussole ou même ton garde fou.
Quand on écrit il y a comme un instinct qui joue.
En amour, c'est comme à l'armée : quand on vous rétrograde, il faut changer de corps.
Quand on ne vit pas, il est facile de ne pas commettre de péchés.
On peut tout. On peut tout ce qu'on croit.
Je crois que l'on devient ce que notre père nous a enseigné dans les temps morts, quand il ne se souciait pas de nous éduquer. On se forme sur des déchets de sagesse.
Comment tuer la peur, me demandé-je ? Comment toucher au fantôme, comment le prendre à sa gorge de fantôme ? C'est une entreprise dans laquelle on se précipite en rêve et dont on se félicite d'être sorti comme un chien trempé, les membres frissonnants.
Les pays et les époques où l'on infligeait les supplices les plus atroces ont toujours été ceux où se commettaient les actions les plus sanglantes et les plus monstrueuses, car l'esprit féroce qui guidait la main du législateur conduisait aussi celle du parricide et de l'assassin.
Au café du Chihab, Mouloud :- Tu sais pourquoi nous les musulmans on n'a jamais évolué dans l'industrie ?- Ehh, non ?!- Parce que les chrétiens ils nous ont volé les pages techniques du Coran.
On vit comme on peut.
On ne plaint jamais ce qu'on n'a jamais eu ; et le regret ne vient point sinon après le plaisir, et est toujours, avec la connaissance du bien, le souvenir de la joie passée.
Certains hommes promettent de garder votre secret et pourtant le révèlent sans savoir qu'ils le font ; ils ne remuent pas les lèvres, et pourtant ils sont compris ; elle se lit sur leur front et dans leurs yeux ; on le voit à travers leur poitrine ; ils sont transparents.
On ne peut pas obtenir de sang d'un navet.
On a caricaturé les électeurs du FN, et ils se sont sentis abandonnés. C'est important d'aller à leur rencontre.
Au début, je n'aimais pas pleurer au cinéma. J'étais très physique. On m'avait dit qu'à 30 ans, je commencerai à bien jouer. On évolue. On ne joue plus seulement avec les mots et les apparences. On va plus loin avec son coeur...
Avant de faire la guerre, on la joue.
On n'invente qu'avec le souvenir.
Plus on fuit l'épreuve, la lutte et le danger, plus on devient vulnérable.
Le vieux Reilly vola un étalon,Mais on le rattrapa et puis le ramena,On le jeta enfin au sol de la prison,Au cou on lui passa un collier de fer.
Il est donc de la plus grande importance que la peine suive de près le délit si l'on veut que dans l'esprit grossier du vulgaire la peinture séduisante d'un délit profitable éveille immédiatement l'idée étroitement associée de la peine.
Ailleurs, on n'a pas à savoir comment la pierre tombe, mais ce qu'en dit Aristote. Les yeux n'y servent qu'à lire. A quoi bon de nouvelles lois qui décrivent comment les corps tombent, si seules importent les lois qui prescrivent comment tomber à genoux.
Quand on est pauvre, on ne fait pas la fine bouche devant des draps souillés.
Entre nous soit dit, bonnes gens,Pour reconnaîtreQue l'on est pas intelligent,Il faudrait l'être.
Il y a ce qui nous manque, ce qui fait le sel de nos vies. Moi c'est le théâtre plus qu'autre chose. J'aime tellement la présence physique, de ceux qu'on connait et des autres.
Des amours précaires naissaient à l'ombre du couvre-feu sans que l'on soit sûr de se retrouver les jours suivants.