La bonne fortune, on ne paye jamais le prix fabuleux qu'elle vaut.
L'opinion courante veut toujours que la sexualité soit agressive. Aussi, l'idée d'une sexualité heureuse, douce, sensuelle, jubilatoire, on ne la trouve dans aucun écrit. Où donc la lire ? Dans la peinture, ou mieux encore : dans la couleur.
Au café du Chihab, Mouloud :- Tu sais pourquoi nous les musulmans on n'a jamais évolué dans l'industrie ?- Ehh, non ?!- Parce que les chrétiens ils nous ont volé les pages techniques du Coran.
On a caricaturé les électeurs du FN, et ils se sont sentis abandonnés. C'est important d'aller à leur rencontre.
Des amours précaires naissaient à l'ombre du couvre-feu sans que l'on soit sûr de se retrouver les jours suivants.
Dire que la vie est difficile n'est rien dont on puisse se vanter.
On ne choisit pas, on est choisi.
Quand on n'a plus qu'à obéir, on n'a plus qu'à mourir.
Il faut mettre le bébé au courant de tout ce qui le concerne, de ce qu'on fait et de ce qu'on fera pour lui dans l'immédiat ou dans un proche avenir. Pendant qu'on fait couler son bain, il faut lui dire : "Je fais couler ton bain". Cela, toutes les mères le savent.
On dit que, lorsqu'une ville est prise, ses dieux eux-mêmes l'abandonnent.
On s'est dit que ce qui nous passe sous le nez ne nous passe pas à travers le coeur. Et on s'est crus.
Quand on écrit il y a comme un instinct qui joue.
L'être humain, en général, dans la vie, réacte. On réacte, c'est à dire qu'on fait ce qu'on est supposé faire. Travailler, manger... J'm'excuse de l'expression; chier, mais je trouve qu'un être humain doit créer.
Quand on revient des camps, on connaît le pire de l'homme.
Il y a dans l'adultère une minute exquise : c'est celle où l'on commence à préférer le mari à la femme.
La gloire veut qu'on ose où le péril est grand.
Dès qu'on nous embrasse, il est bon de prévoir tout de suite l'instant où nous serons giflés.
Pas une femme ne vaut un billet de cinq lires à moins qu'on en soit épris. Elle vaut alors tout ce qu'elle nous coûte.
Quand on n'a pas de mémoire, on se répète : quand on en a, on répète les autres.
On peut tout. On peut tout ce qu'on croit.
Le principal organe de la vision, c'est la pensée. On voit avec nos idées.
Mon animal rugit,Mon ange est en colère,Mais on ne me permet pas,Un soupçon de regret.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Au zoo. Toutes ces bêtes ont un tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.
Un tableau, il faut aussi qu'on l'entende...
Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes ; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
Avec les vieux, quand on commence à bavarder, ça n'en finit jamais.
On ne peut choisir quand on va aimer.
On mesure l'humanité d'un homme au nombre de langues qu'il parle.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Nous étions une famille très pauvre. Quand j'étais petit, nous étions dans notre petite chambre et on entendait frapper à la porte presque tous les soirs, un clochard qui demandait de la nourriture. Même si nous n'avions même pas assez à manger, ma mère a toujours trouvé quelque chose à leur donner.
Mes vers ont le sens qu'on leur prête !
Plagier. Emprunter la pensée et le style d'un autre écrivain que l'on n'a jamais, jamais lu.
Le devoir : aimer ce que l'on se prescrit à soi-même.
On guérit par ce en quoi on croit.
La foule qui se pressait dans les salons considérait avec curiosité cette jeune femme, si magnifiquement belle et dont on avait tant parlé déjà.
Le vieux Reilly vola un étalon,Mais on le rattrapa et puis le ramena,On le jeta enfin au sol de la prison,Au cou on lui passa un collier de fer.
On ne devrait jamais confondre sentiment et raisonnement.
Bref, le problème, ce n'est ni le Coran ni la Bible, romans soporifiques, incohérents et mal écrits, mais le fidèle qui lit le Coran ou la Bible comme on lit la notice de montage d'une étagère Ikea.
On apprend plus par les oreilles que par les yeux.
L'absence de ce qu'on aime, quelque peut qu'elle dure, a toujours trop duré.
Au début, je n'aimais pas pleurer au cinéma. J'étais très physique. On m'avait dit qu'à 30 ans, je commencerai à bien jouer. On évolue. On ne joue plus seulement avec les mots et les apparences. On va plus loin avec son coeur...
On est dépendant de l'estime qu'ont les autres de nous.
Plus l'existence est difficile, mieux on supporte les peines et mieux on jouit des plaisirs.
Quand on fait le mort, c'est naturellement un rôle de décompostion.
On ne donne rien de si bon marché que les compliments.
En France, aujourd'hui, on est mieux informé des arrêts de travail que des périodes d'activité.
Si l'on m'élève, je m'abaisse ; si l'on m'abaisse, je m'élève. Tout ce qu'on me refuse, j'y prétends ; de tout ce qu'on m'accorde, je me sens indigne.
On ne peut être indépendant de Dieu que pendant qu'on a la jeunesse et la prospérité.
Ce verdict était tombé comme un couperet. La duchesse avait eu des ancêtres guillotinés. Un moment, on crut voir passer leurs fantômes.