Quand on fait le mort, c'est naturellement un rôle de décompostion.
La vie d'un personnage doit être une ligne ininterrompue d'événements et d'émotions, mais une pièce de théâtre ne nous donne que quelques instants sur cette ligne - nous devons créer le reste pour dépeindre une vie convaincante.
Il y a des livres moraux, des livres amusants, des livres gais, et aussi des livres mélancoliques, qui nous font rire à l'idée que dans cette vie détraquée on puisse gémir sur une injustice de plus ou de moins.
La vie est une sorte de machine à voyager dans le temps.
La perspective certaine de la mort pourrait mêler à la vie une goutte délicieuse et parfumée d'insouciance - mais, âmes bizarres d'apothicaires, vous avez fait de cette goutte un poison infect, qui rend répugnante la vie toute entière !
Que la nature est affreuse et la vie désolante quand je les regarde à travers le prisme jaunâtre de ma lucidité.
Comme dans la vie, les contraintes coexistent partout : dans l'organisation sociale et la vie affective, les échanges entre individus. Vivre et réaliser la contradiction, voilà l'essentiel.
Le bonheur est la chose la plus importante au monde, sans bonheur, vous vivez une vie de dépression.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
Il y a deux moments de sa vie où tout homme est respectable : son enfance et son agonie.