Quand on commence à poser des questions, on commence à mourir.
On est toujours responsable de ses malheurs.
L'amour, c'est quand on ne dit rien - qu'est-ce qu'on pourrait dire qui vaille ?
On peut fort bien vivre sans âme, il n'y a pas de quoi en faire une histoire, cela arrive très souvent. Le seul problème, c'est que les choses ne viennent plus vers vous, quand vous les appelez par leur nom.
On ne peut plus arriver à la vérité que dans un roman.
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
Telle lumière dans l'espritQui brille quand on quitte, de nuit, sa chambre,Une lampe cachée contre son coeur,Pour retrouver une autre ombre dansante.
Le passé me remonte à l'âme... et comme un pâtreQui rêve solitaire au fond du soir bleuâtreJe regarde immobile en mon recueillement,Je regarde là-bas sur mon coeur doucement,Plus suave, on dirait, dans les ombres accrues,Tourner le choeur léger des choses disparues.
Ne va pas avec celui qui craint d'être reconnu ; si tu désires qu'on t'estime, étudie avec zèle.
A Londres, on peut dire qu'il y a huit mois d'hiver et quatre mois de mauvais temps.
Si on se laissait aller à aimer les gens gentils, la vie serait atroce.
Le travail le plus fatigant n'est pas celui que l'on fait mais celui qui nous reste à faire.
La pierre précieuse redouble d'éclat quand on la frotte.
On ne discute pas plus avec les croyances qu'avec les cyclones.
L'on est bien faible quand on est amoureux.
L'on ne peut servir ensemble et Dieu et le Diable.
Les ordinateurs, plus on s'en sert moins, moins ça a de chance de mal marcher.
On ne joue pas du temps. C'est lui qui se joue de nous.
La véritable forme du sentiment, ce n'est pas la conscience qu'on en a, mais l'action qu'on en tire.
Un écrivain n'existe pas tant qu'il n'a pas écrit, et à la limite on ne sait jamais si c'est vraiment un écrivain.
Le théâtre est l'exercice d'un métier, inaccessible à l'esprit, dans lequel on ne peut rien comprendre que dans l'épisodique, le fragmentaire, le momentané, car la loi est "l'explicable" et "l'inconnaissable".
Le brigand qu'on persécute, l'homme exalté qui injurie, le peuple trompé qui assassine, suivent leur instinct et font leur métier. Mais, l'homme en place qui les tolère, sous quelque prétexte que ce soit, est à jamais déshonoré.
On prend les portiers de boîtes pour des cerbères mais c'est faux : ils descendent directement du Sphinx de Thèbes. Leurs énigmes soulèvent de vrais problèmes existentiels.
A la longue on joue de plus en plus mal le rôle qu'on s'est octroyé.
Wagner : un beau coucher de soleil que l'on a pris pour une aurore...
On dit que les chats noirs portent malheur ; en réalité, c'est un faux bruit que les blondes font courir.
La vie ne se fait pas par morceau, c'est un tout qu'il faut bien commencer, si l'on veut bien continuer et bien finir.
On ne peut pas acheter la vie avec un chèque, ses actions sont trop élevées, on ne peut les payer avec de l'argent.
Il y a des femmes dont on ne supporte ni la présence ni l'absence... c'est sans solution.
Quand on va vraiment mal, se passer de docteur est parfois un remède insuffisant.
On trouve plus facilement la sagesse chez un homme seul que chez une nation entière.
Crois-moi, vivre ignoré, c'est vivre heureux, et l'on ne doit pas s'élever au-dessus de sa sphère.
Dans l'usage ordinaire, la première question que l'on fait sur une femme que l'on ne connaît point, c'est, est-elle belle ? La seconde, a-t-elle de l'esprit ? Il arrive rarement que l'on fasse une troisième question.
On va en enfer pour ne pas avoir froid.
Une idée nouvelle est un coin que l'on ne peut faire entrer que par le gros bout.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
On se pose toujours en s'opposant.
On va chercher dans les sectes un peu de cette chaleur que produisent les inquiétudes et les désarrois partagés dans un monde gagné par le froid de l'indifférence.
Flirt. Bien qu'il soit toujours d'une impolitesse ridicule de dire à une femme qu'on ne sera jamais amoureux d'elle, je crois pouvoir vous affirmer que je ne me sens pas troublé près de vous.
Pour peu qu'on tâche de se perfectionner, on voit les autres rapetisser, comme s'ils s'enfonçaient dans le sable.
Les lois de l'humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés... moi je dis : de qui se moque t-on ?
On s'habitue à la prison de son enfance. Et même une fois qu'on en a ouvert la porte, on a toujours peur d'y revenir et que la porte se referme d'un coup.
On ne peut pas vivre sans humour et si l'on est incapable de rire de soi, on risque alors de souffrir.
On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C'est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage.
Les pensées vont et viennent à leur guise dans notre tête, on ne fait pas exprès de croire ce qu'on croit.
La langue est un porc sauvage ; on ne peut la dompter.
On ne peut tirer les hommes par les cheveux pour les arracher à l'erreur.
- Patrick, on devrait le faire. - Faire quoi ? - Se marier, faire un beau mariage. - Non je regrette, j'ai beaucoup trop de boulot !
Au fond quand on y pense, un type qui doit être vachement frustré, c'est le type qui a réalisé le plancher de la chapelle Sixtine...
Les femmes sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.