Avec la répétition, une interview peut devenir une corvée assommante. Et parfois, on sent qu'on a été piégé ou trahi, en révélant plus sur soi-même que ce que le public avait besoin ou le droit de savoir.
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
On excuse les fautes qui se commettent sans y penser, quoique s'en soit une grande de ne pas y penser.
Le bonheur, c'est continuer à désirer ce que l'on possède.
Dans le doute on s'abstient, c'est plus sage et moins féroce.
La liberté, c'est de pouvoir inventer des trucs juste pour se confirmer qu'on est capable de le faire.
On est en train de réduire au réchauffement climatique le multidimensionnel problème écologique qui concerne toutes les pollutions et toutes les dégradations que subissent les humains et les sociétés, pas seulement la Nature.
Paul Gatineau : AR-CA-CHON. Le GPS : Veuillez reformuler. Paul Gatineau : AR-CA-CHON... Le GPS : Veuillez reformuler votre réponse. Paul Gatineau : AR-CA-CHON !! Sophie Gatineau : Bon ça va maintenant Gatineau, ça fait 20 ans qu'on va là bas sans GPS alors démarre pour le bien de tout le monde !
Je n'ai pas un tempérament comique. Je veux dire que, naturellement, on m'imagine plus dans des personnages tragiques ou graves.
A Londres, on peut dire qu'il y a huit mois d'hiver et quatre mois de mauvais temps.
Je n'ai jamais pu faire un concours de beauté : on me colle toujours dans le jury.
Quand on connaît le défaut d'un homme à qui l'on veut plaire, il faut être maladroit pour n'y pas réussir.
On ne fait qu'un avec son ami. On ne fait pas qu'un avec son maître.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
De quel droit a-t-on décidé que les gens pauvres seraient aussi modestes ?
Un ouvrage n'a une véritable unité que quand on ne peut en rien ôter sans couper dans le vif.
Comme c'est fatiguant de rester à la même place, on finit toujours par avancer.
La prudence exige qu'on ne s'entoure que d'êtres qui n'ont pas besoin de soi.
On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d'un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l'isoler dangereusement.
Le brigand qu'on persécute, l'homme exalté qui injurie, le peuple trompé qui assassine, suivent leur instinct et font leur métier. Mais, l'homme en place qui les tolère, sous quelque prétexte que ce soit, est à jamais déshonoré.
Les chrétiens sont les seuls au monde qui s'agenouillent devant un instrument de torture. Si Jésus avait été martyrisé à notre époque, je suis sûr qu'on aurait tous des petites chaises électriques autour du cou.
La femme ne voit jamais ce que l'on fait pour elle : elle ne voit que ce que l'on ne fait pas.
Je connais des gens heureux qui ont l'air tristes et des gens malheureux qui plaisantent toujours. L'humour est un antalgique, on l'utilise quand on a mal.
C'est une chose étrange que l'absence. Elle contient tout autant d'infini que la présence. J'ai appris cela dans l'attente, j'ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides : c'est si beau d'attendre celle que l'on aime.
On trouve plus facilement la sagesse chez un homme seul que chez une nation entière.
L'on ne peut servir ensemble et Dieu et le Diable.
On n'a jamais tant parlé de Dieu depuis qu'il est mort.
Les cocktails, dans les soirées, c'est ce qu'on a inventé de pire depuis l'huile de foie de morue !
On peut dire merci au métro. Au moins maintenant il y a moins de violence dans la rue.
Dans l'usage ordinaire, la première question que l'on fait sur une femme que l'on ne connaît point, c'est, est-elle belle ? La seconde, a-t-elle de l'esprit ? Il arrive rarement que l'on fasse une troisième question.
Quand on commence à poser des questions, on commence à mourir.
On est toujours responsable de ses malheurs.
On peut comparer le monde à un bloc de cristal aux facettes innombrables. Selon sa structure et sa position, chacun de nous voit certaines facettes. Tout ce qui peut nous passionner, c'est de découvrir un nouveau tranchant, un nouvel espace.
On peut voir votre âge à vos dents, et vos dents ont l'âge d'or.
Etre populaire quand on veut gouverner ? Cela ne s'est jamais vu.
On n'échappe pas au ridicule par une affectation de gravité.
Là où l'on brûle des livres, on finira par brûler des hommes.
Parfois, le sort chasse certaines personnes de notre vie, mais il en fait entrer d'autres, au moment où l'on s'y attend le moins. Dîtes vous qu'à partir de maintenant, il vous sera favorable. votre vie ne fait que commencer.
On peut couillonner quelques personnes pendant quelque temps. On ne peut couillonner tout le monde, tout le temps.
Telle lumière dans l'espritQui brille quand on quitte, de nuit, sa chambre,Une lampe cachée contre son coeur,Pour retrouver une autre ombre dansante.
L'important c'est de dormir, quand on dort on n'est pas malheureux.
Trop de jeunes sont laissés dans un abandon culturel, à un âge où on a envie de se donner des idéaux.
Au fond quand on y pense, un type qui doit être vachement frustré, c'est le type qui a réalisé le plancher de la chapelle Sixtine...
Si la connerie était de l'essence, on pourrait se passer des Arabes.
On ne discute pas plus avec les croyances qu'avec les cyclones.
On ne fait jamais tant d'enfants que dans les temps de misère.
Au sommet de la puissance, on ne voit plus rien du tout.
Un bon mariage serait celui où l'on oublierait, le jour, qu'on est amants, la nuit, qu'on est époux.
Les choses dont on parle le plus parmi les hommes sont assez ordinairement celles qu'on connaît le moins.
On ne joue pas du temps. C'est lui qui se joue de nous.