Vous savez ce que j'aime ? Vieillir. Avec l'âge, on se bonifie.
Faire des textes de chansons, c'est comme si on avait un petit filon en soi, et j'ai toujours su qu'un jour ce filon serait épuisé.
On a toujours assez vécu, quand on a le temps d'acquérir l'amour des femmes et l'estime des hommes.
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien.
La réussite est la place qu'on occupe dans les journaux. La réussite est l'insolence d'un jour.
Le zèle est bon pour les sages, mais on le trouve surtout chez les sots.
On se lasse de tout, sauf de l'argent.
On se livre d'autant plus vivement aux plaisirs qu'on se sent près de les perdre.
Si le mariage apportait la paix, on devrait alors permettre aux grands de ce monde d'être bigames.
Lorsqu'on les vit, ce sont les instants les plus doux qui paraissent les plus longs. Le souvenir diminue leur durée.
Rien ne vaut l'expérimentation quand on se met à douter du réel ce qui revient, assez paradoxalement, au même qu'à douter de la fiction.
Les gens de droite ne croient qu'aux conneries qu'on leur a apprises. Les gens de gauche ne croient qu'aux conneries qu'ils ont découvertes.
Autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées.
Personne n'a aucune raison de m'aimer. Donc, si on m'aime, ce sera vraiment pour moi-même.
N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ?
Mais les jours passés Revivent on le sait Dans un pays que rien n'efface On garde le meilleur Tout en berçant les regrets.
Il arrive qu'en refermant un ouvrage on se sente jaloux de ses futurs lecteurs, pour la simple raison que cette expérience leur reste à découvrir.
On est riche surtout de l'or qu'on a donné.
On ne peut pas être différent tout seul.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend.
Nous sommes une nation de citoyens solidaires. Nous avons besoin les uns des autres. On s'en sortira ensemble.
Je pense que chaque être humain doit être maître de sa vie, on n'a pas à suivre ce qu'on nous a dicté, il faut être libre.
Il y a des choses que l'on peut dire aux autres ; et d'autres qu'on ne peut dire qu'à soi-même.
De quelque manière qu'on s'y prenne on s'y prend toujours mal.
C'est au moment où l'on triche pour le beau que l'on est artiste.
Le génie est une forme de magie, et le propre de la magie, c'est qu'on ne peut l'expliquer.
Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?
On dit communément : "La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a" ; ce qui est très faux : elle donne précisément ce qu'on croit recevoir, puisqu'en ce genre c'est l'imagination qui fait le prix de ce qu'on reçoit.
La vie en agit souvent à l'égard des hommes comme on le fait des animaux. Les tourmentant trop pour qu'ils vivent, et trop peu pour qu'ils meurent.
Plus on se sent pécheur, plus on est chrétien.
Jamais la mort ne sera aussi belle que la vie que l'on a perdue !
Trente secondes de réflexion, une seconde de lucidité, et on découvre que vivre est épouvantable. Alors, il s'agit de nourrir quelques illusions, afin que l'âme ne se dessèche pas.
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
Quand on revoit les mêmes gens plusieurs fois par jour, même si on les ignore, on s'aperçoit que les murs d'une métropole gardent les gens à l'étroit.
On peut faire avaler n'importe quoi à n'importe qui, à condition d'y mettre suffisamment de conviction.
On est toujours analphabète, inculte, par rapport à quelque autre société.
On ne peut aimer parfaitement que ce qu'on a perdu pour toujours.
Peut-on changer l'humanité sans la perdre ?
L'on peut voir pendant des mois le matin se lever sur la brousse, et cette neuve fraîcheur et cette neuve beauté sont des choses à quoi l'on ne peut pas entièrement s'accoutumer.
On voulait pas passer de la pub traditionnelle. Déception : tous les projets qu'on proposait, ça allait pas, ça choquait. C'était vraiment des sales cons !
Qu'est-ce qui vous prend à tous ? On a beau se pencher sur le problème, et bon Dieu voilà prés d'un siècle qu'on s'y emploie, oui, pas moyen de progresser d'un iota. Voyons, tu as un bon foyer, ici, de [...] ► Lire la suite
Sapiens Humain, est-ce ton genre qui est en cause ou ton espèce ? « Homo sapiens ». Connais-tu la signification de ton nom ? « Sapiens », dit le Gaffiot : « intelligent, sage, raisonnable, prudent ». Veux-tu que l'on [...] ► Lire la suite
La vérité finira par prévaloir là où l'on s'efforcera de la mettre en lumière.
À 50 ans, on s'autorise à penser qu'on n'a pas une seule vie, mais plusieurs.
Moi, je vois les hommes comme la sape, j'essaye et j'enlève l'étiquette si j'estime qu'ils sont à ma taille, et j'le paye parfois, les gens n'sont pas ceux que l'on croit, en soi..
Tu m'aimes comme on rêve. Moi, je t'aime comme on crève.
Je trouve le métier de journaliste dur et chronophage. Et puis c'est un métier où l'on ne vieillit pas bien.
La pauvreté paraît bizarre aux riches. Ils ont du mal à comprendre pourquoi ceux qui ont faim ne sonnent pas pour qu'on leur serve le déjeuner.
Lorsque le coeur est satisfait, on oublie le pour et le contre.