Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe.
A force d'aimer un livre on finit par se dire qu'il vous aime.
Il avait changé sa bibliothèque comme on change sa veste ; après tout, les bibliothèques peuvent bien devenir trop étriquées ou trop larges pour l'âme.
Une race à laquelle on ne veut plus guère appartenir : la race humaine.
On a tout à gagner, quand on est sage, à ne point le paraître.
Nous sommes monothéistes. On n'aime qu'une seule femme vraiment dans une vie d'homme.
Quand on est convenablement payé de ses efforts, il n'y a nul héroïsme à ne pas palper boni, bénefs et bakchichs.
Il y a des livres qu'on voudrait pouvoir envoyer à ceux qui sont morts.
Les femmes dont on dit qu'elles ont été belles ont le même intérêt que les pièces démonétisées dont on dit qu'elles ont été bonnes.
Je crois, finalement, que je préfère les hommes âgés parce que sur leurs traits on peut lire la souffrance.
Si l'on est deux à faire l'amour, on est bien souvent seul à savoir avec qui.
Un suicide on ne sait pas ce que c'est, alors on préfère penser que c'est génétique, un peu comme la laideur.
Mais tant qu'on vous résistera, que rien ne vous retienne, pas même la vue d'un père dans les rangs ennemis.
Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.
On doit être plus fier d'inspirer l'amitié que l'amour puisque l'amitié ne porte pas de bandeau.
La bravoure c'est bien - surtout quand on est soldat.
Est-ce que vous regretteriez, si vous aviez la possibilité, d'être trop généreux ? On est très généreux, on est trop généreux et puis merde !
- Choisir un lit c'est personnel. C'est l'endroit où on aime, l'endroit où on rêve, l'endroit où on donne la vie. Quand on est enfant, c'est l'endroit où on se réfugie pour pleurer, c'est l'endroit où on caches ses premiers [...] ► Lire la suite
On ne réduira pas les fractures françaises, on les aggravera au contraire si on persiste à trouver des justifications à la haine dont la France est l'objet.
On comprendra alors le double sens du terme « camp d'extermination » et ce que nous entendons par l'expression « toucher le fond ».
La pitié pour la femme qu'on aime moins qu'on n'est aimé est une terrible passion.
On a plus de croyance à 60 ans qu'à 6 ans car on a de la mémoire.
Celui qui a vécu sans qu'on s'en aperçoive, s'il meurt, on ne s'en apercevra pas.
Etre père, c'est prétendre que le cadeau qu'on préfère c'est un cendrier en terre cuite.
L'ennui, avec l'absolu, c'est que quand on le quitte, on tombe nécessairement dans le relatif.
On s'aveugle d'autant plus sur ses propres enfants qu'ils ne sont pas des lumières.
A vouloir écarter le pire, on chasse aussi le meilleur. C'est aussi évident qu'à trop craindre la mort on oublie de vivre et qu'à la fin on meurt quand même.
Il est facile de supprimer de soi l'espoir et l'ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l'homme dans sa vie de tous les jours.
On ne peut avoir de culture gastronomique sans vin.
Une comédie dans laquelle on ne trouverait ni jeune homme élégant, ni gogo, ni cocu, ni femme légère, est, pour certains palais, un amusement aussi fade qu'un dîner où manquent le rôti et le pudding.
Toute relation est illusoire, mais on ne peut se passer d'autrui. Le monde extérieur vous donne continuellement l'occasion de vous voir et de vous observer, donc une chance de vous transformer.
On trouve plus de certitude sur un visage que dans les paroles.
Lorsque les vents soufflants tiennent les flots, On ne peut les empêcher, toute la terre est A leur merci, toute la mer : ils abîment même les nuages du ciel Et remuent des feux rouges sous leurs coups sauvages.
Poser sa tête sur un oreillerEt sur cet oreiller dormirEt dormant rêverÀ des choses curieuses ou d'avenir,Rêvant croire à ce qu'on rêveEt rêvant garder la notionDe la vie qui passe sans trêveDu soir à l'aube sans rémission.
Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte.
On est plus content de la liberté qu'on a de choisir, que du meilleur choix que l'on puisse faire.
La vie est un voyage et le monde une foire où l'on ne trouve que des marchés, des jeux, des filous et de la cohue.
Au foot, on peut toujours douter.
Il y a des choses qu'on préférait ne pas entendre...
À Chambéry, au temps de mon adolescence, on parlait déjà du fossé entre les générations.
Il me semblerait d'utilité publique qu'on engage un corps de lecteurs, payés par la Sécurité sociale, au chevet des convalescents.
Je n'aime pas qu'on me fasse passer pour un type sans coeur sous prétexte que j'ai une sensibilité de droite.
On court le risque du dégoût quand on voit comment se préparent l'administration, la justice et la cuisine.
Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment.
On ne saurait être sage quand on aime, ni aimer quand on est sage.
La nature veut qu'on jouisse de la vie le plus possible, et qu'on meure sans y penser. Le christianisme a retourné tout cela.
Qu'est-ce que l'inspiration ? C'est d'avoir une seule chose à dire, que l'on n'est pas fatigué de dire.
Il est plus facile de mourir pour ce qu'on croit que d'y croire un peu moins.
La Bourse est le seul endroit où l'on ne peut se faire comprendre qu'en parlant le langage des cours.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.