Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.
Tout semble si simple quand on prend les livres comme une succession d'épisodes, et non comme des objets finis, fermés sur eux-mêmes.
C'est par les robes décolletées que s'évapore peu à peu la pudeur des femmes.
Pourquoi avoir peur de ce que les gens vont dire? Ceux qui se soucient de vous diront: Bonne chance ! Et ceux qui ne se soucient que d'eux-mêmes ne diront jamais rien qui vaille la peine d'être écouté.
Les vers sont enfants de la lyre, Il faut les chanter, non les dire ; A peine aujourd'hui les lit-on.
Nous savons que nous sommes provisoires et qu'après nous, rien ne viendra qui vaille la peine qu'on en parle.
Les poètes n'ont pas la pudeur de ce qu'ils vivent : ils l'exploitent.
On aime ce pour quoi l'on peine et l'on peine pour ce qu'on aime.
On ne doit pas pratiquer la vivisection sur la poésie, sous peine de tuer l'émotion.
J'ai fait la connaissance de l'oeuvre de Maurras au tout début de l'année 1960. J'avais alors à peine plus de seize ans. A cet âge-là, on a surtout les convictions de ses curiosités.