Quelque délicat que l'on soit en amour, on pardonne plus de fautes que dans l'amitié.
Il y a les femmes avec qui on fait l'amour et celles avec qui l'on en parle.
Le grand monde est un mauvais lieu que l'on avoue.
Ces droits dont on jouit si peu, nous ont surtout imposé des devoirs.
On parle pas de malheur ! Ca le fait venir !
On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même.
On a coutume de dire que tout est politique. Non. Tout est théâtre, surtout la politique.
Si tu crois en lui, il existe ; si tu n'y crois pas, il n'existe pas. Rien n'existe si on n'y croit pas.
L'avantage, c'est qu'on ne recherche pas forcément un lieu avec des bancs ou des chaises. Nous, quel que soit le lieu où l'on va, on est déjà assis.
Avant qu'il ne se décide, on aurait le temps de tuer un âne à coups de figues.
La Révolution culturelle a été pendant quatre ans la grande lessive de la société, le grand décapage des cerveaux. Puisqu'on ne pouvait pas changer les choses, il fallait changer la façon dont les Chinois les voyaient. La Révolution culturelle est une révolution du regard.
On ne voit jamais des filles courir après des ingénieurs.
Les hommes sont comme des artichauts. Très fournis à l'extérieur... Mais quand on arrache toutes les feuilles, on n'est pas sûre de trouver un coeur.
L'amitié d'homme à femme est une chimère, à moins que l'on ne donne le nom d'amitié à une liaison dans laquelle l'amour est devenu l'accessoire après avoir été le principal.
A mon époque, stoppeur, on savait ce que ça voulait dire... Si l'attaquant sortait du terrain pour aller pisser, on le suivait.
On peut maintenant prédire presque à coup sûr que le contribuable sera la première des ressources naturelles qu'on aura complètement épuisées.
La véritable modestie consiste toujours à ne jamais se prendre pour moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit.
Quand j'étais petit, on m'a dit que n'importe qui pouvait devenir président. Je commence à le croire.
Si on se querellait avec tous les amants de sa femme, on n'aurait jamais d'amis.
Il n'y a qu'une chose certaine dans la vie, c'est qu'on la perd.
Rien n'est vrai comme ce qu'on sent.
On ne résout jamais un problème en jouant sur les mots.
On n'apprend pas l'amour. Il existe. On n'apprend pas davantage l'amitié.
On n'est jamais tout à fait un héros aux yeux d'un camarade. Ou seulement plus tard. Trop tard...
On n'imagine pas combien un simple plat de lentilles, de pois chiches, de courgettes ou de soja peut être grand.
Il faut un équilibre, si sexuellement on ne s'entend pas, on ne s'entendra pas, mais il n'y pas que ça.
Faire appel. En termes de justice, demander que l'on remette les dés dans le cornet pour un nouveau lancer.
Quoi qu'on fasse, on ne peut se déshonorer quand on est riche.
Vous vous noyez dans un verre d'eau. Il n'y a que dans les verres d'eau qu'on se noie. Quand on est dans l'océan on arrive toujours à en sortir. Même s'il y a de la tempête.
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
On ment mieux par écrit.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
Richesse. Notion relative. Depuis l'instauration de l'impôt sur les grandes fortunes, on sait toutefois que l'on est considéré comme riche à partir de 3.500.000,00 francs et pauvre jusqu'à 3.499.999,00 francs.
Ce qui console, ce sont les livres, le plaisir que l'on éprouve à lire...
Les choses sont comme les êtres, on peut toujours en y mettant le prix les posséder.
On est toujours moins seul qu'on ne croit.
Un grand livre est un livre où l'on peut mettre beaucoup de choses.
Il n'y a rien de si fâcheux que d'être le ministre d'un prince dont l'on n'est pas le favori.
Quand on est petit, on accepte les choses, on ne pose pas de questions.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
La Symphonie Pastorale n'est pas un tableau ; on y trouve exprimées, en nuances particulières, les impressions que l'homme goûte à la campagne.
Ce qui est touchant, c'est qu'on est arrêté dans la rue par des jeunes de 13 - 14 ans qui sont fans...
On n'a pas le droit de provoquer la haine des individus ; en revanche, on a le droit de rire de toutes les croyances.
A quoi sert un mari quand on a un portier ?
Ce qu'on croit a le même poids que ce qu'on sait.
Quand on distrait le public, on l'aveugle.
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
Ce qui est fascinant, avec l'argent boursier, c'est que, lorsqu'on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D'une certaine façon, c'est poétique.
L'amour, on y puise toutes nos forces mais on y concentre toutes nos faiblesses.
L'homme et le frison ne se quittent pas des yeux. On entend ce qu'ils ne se disent pas. Ils s'étreignaient autrefois, voici qu'ils s'observent. Comme s'ils craignaient déjà de devoir se séparer.