Mais la liberté est comme la vérité : presque personne ne l'aime pour elle-même, et cependant, par l'impossibilité des extrêmes, on y revient toujours.
Un des mensonges : on souffre plus en maltraitant, en torturant et en tuant quelqu'un qu'en étant maltraité, torturé et tué.
Le pitbull est un chien avec lequel on n'a pas le temps d'envoyer la baballe qu'il faut déjà lui dire "ramène le bras à papa !"
Zoo : Sorte de prison dans laquelle on place les animaux pour que les Humains puissent les voir de près. Chez les éléphants, l'expression "avoir la peau sur les zoos" signifie maigrir de tristesse dans un tel endroit.
Il ne faut pas que les enfants reçoivent la religion, il faut qu'ils l'attrapent de leur entourage, comme on attrape la rougeole.
Près d'elle, on sent bien qu'on tient une chatte, une chatte à griffes et à crocs, une chatte perfide, sournoise, amoureuse ennemie, qui mordra quand elle sera lasse de baisers.
Ma femme ne s'arrête pas aux feux rouges. Elle prétend que quand on en a vu un, on les a tous vus.
Délicieuse est la volupté du malheur d'autrui quand on est si nombreux et qu'on se sent solidaires dans la contagion.
Et je crois qu'on devrait affliger aux enfants qui essayent de tuer leur mère... une fessée. En fait on devrait même les tuer !
Le monde est un chaos, et son désordre excède tout ce qu'on y voudrait apporter de remède.
Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.
Sécurité sociale. Depuis le tonneau des Danaïdes, on n'a pas trouvé mieux.
L'amour physique est la clef de presque toutes les vies. On le sait, on n'ose le dire, de peur de passer pour un obsédé sexuel.
Lorsqu'on respire une fleur, on respire le sexe d'un végétal.
Le trafic de la sagesse vaut mieux que celui de l'argent, et le fruit qu'on en tire est plus excellent que l'or le plus fin et le plus pur.
C'est en donnant de la gaieté au drame que l'on peut supporter le désespoir.
On n'accepte pas vraiment l'alternance politique quand on refuse l'alternance économique.
Plus on parle de transparence, moins on sait qui dirige quoi, qui manipule qui, et dans quel but.
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
La croissance, c'est la vie. On grandit ou on meurt.
Tu n'es jamais en sécurité. Peu importe qu'il y ait beaucoup de monde autour de toi, peu importe que l'endroit te paraisse tranquille, peu importe ce qu'on te dit, peut importe ce que tu crois. Tu n'es jamais en sécurité.
J'adore la quarantaine, parce qu'on a des rôles beaucoup plus forts, il y a plus de richesse dans les personnages.
Un psychiatre est un monsieur qu'on paie très cher pour qu'il vous pose des questions qu'une femme nous pose, elle, gratuitement.
Les choses n'arrivent quasi jamais comme on se les imagine.
L'amitié : c'est accepter chez les autres ce que l'on ne tolère pas chez soi.
Il faut faire mourir l'orgueil sans le blesser. Car si on le blesse, il ne meurt pas.
Quand une fois on a accueilli le Mal chez soi, il ne demande plus qu'on lui fasse confiance.
On ne respecte pas une femme qu'on aime, on l'aime.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
Le temps qu'on perd ne revient pas ; le temps qu'on gagne non plus d'ailleurs.
A force de mettre de l'argent de côté, on risque de ne plus avoir le bras assez long pour l'attraper et le dépenser.
Vivre avec un homme qu'on n'aime pas relève d'une sorte d'alcoolisme, alors que prendre un verre à l'occasion, c'est excellent pour la santé.
On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté.
Attendre le courrier comme on attend le Père Noël est un trait commun à tous les écrivains.
L'on projette toujours dans le héros ce qu'on est, ou ce que l'on aimerait être.
La vie... On commence, on continue, on vieillit, on disparaît. C'est un rythme général.
On a tous en nous une petite parano, on pense que la vie des autres est mieux, alors que ce n'est pas vrai.
On est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.
Il faut toujours se préparer au lendemain car on ne sait jamais à quoi s'attendre.
Maman m'a dit faut se faire discret, mais c'est tellement mieux quand on me regarde
Les patients veulent toujours des preuves, des garanties. On fabrique pas des machines à laver ici !
Je préfère "l'amateurisme" au "professionnalisme", savoir rester dans une sorte de crête assez hasardeuse où l'on a l'impression de savoir des choses sans en être tout à fait sûr.
Plus on a de la souffrance, plus on a de la joie.
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.
On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.
On aura bien assez de temps dans la tombe pour dormir.
L'oeuvre d'art, c'est une idée qu'on exagère.
Qu'une flamme mal éteinte Est facile à rallumer, Et qu'avec peu de contrainte On recommence d'aimer !
Il faut affronter la réalité avec une pointe d'humour ; autrement, on passe à côté.
Ce n'est que lorsqu'on n'a plus de but dans la vie qu'on est vraiment libre.