L'apprentissage de la modération devient plus aisé quand on sait que la mort viendra au moindre abus.
On ne devient pas humble en prétendant l'être.
Une femme qui n'a jamais vu son mari pêcher à la ligne ne sait pas quel homme patient elle a épousé.
Chacun sait qu'il y a, de nos jours, deux littératures : la mauvaise, qui est proprement illisible (on la lit beaucoup). Et la bonne qui ne se lit pas.
La mort est la destination que nous partageons tous, personne n'y a jamais échappé. Et c'est comme il se doit parce que la mort est très probablement la meilleure invention de la vie.
Je n'ai jamais terminé mes études secondaires. Mais j'ai suffisamment d'humour pour me reconnaître comme un nouveau riche ignorant.
Mon meilleur ami est mort d'avoir bu de l'eau. C'est un cas patent de noyade interne.
La mort baptise aussi.
A l'époque actuelle on fait grand cas des livres. Les livres ne sont faits que de mots. Les mots ne valent que par des idées. Les idées ont une origine qui ne peut s'exprimer par des mots.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Paris est une grosse tête par rapport à la France. La France devient hydrocéphale, et ce n'est pas dans les grosses têtes qu'il y a les gros cerveaux.
Le vin sait revêtir le plus sordide bouge D'un luxe miraculeux (...).
Cette amblyopie n'est pas telle cependant qu'elle empêche le malade de se promener et de reconnaître les personnes qui l'entourent.
Avoir de l'or faux est un malheur supportable et facile à découvrir ; mais le faux ami, c'est ce qu'il y a de plus pénible à découvrir.
Après tout, ce qui doit venir n'est pas tant à découvrir qu'à inventer...
J'aime découvrir de nouvelles choses et je teste toujours de nouvelles applications.
Avec le temps, un mystère sans espoir de révélation devient une frustration.
Jamais la mort ne sera aussi belle que la vie que l'on a perdue !
Edie : J'étais au volant de ma voiture, l'autre soir, et devinez ce qui s'est passé [Bruit de voiture qui freine brusquement...] : je suis entrée dans un poteau électrique. Et puis, comme un malheur n'arrive jamais seul, j'ai été électrocutée ! [...] â–º Lire la suite
Toutes les sciences, même divines, sont de grandes enquêtes. Sauf que l'on ne cherche pas à savoir pourquoi un homme est mort mais les sombres secrets expliquant pourquoi il est en vie.
Personne ne sait si sa lumière brûlera jusqu'à demain.
Un lit, c'est presque un livre. On se glisse entre les draps comme entre deux pages et on devient soi-même une belle histoire.
Que c'est donc vite fait, la mort des autres.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
Des amis, un flacon de vin, du loisir, un coin parmi les fleurs... je n'échangerai pas cette joie pour un monde, présent ou à venir.
Le sage ne dit pas ce qu'il sait, le sot ne sait pas ce qu'il dit.
La femme fatale. On ne sait pas d'emblée que le destin a franchi le seuil.
Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort ?
La mort est la fin de la vie physique et le passage dans un ailleurs qui demeure mystérieux.
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
Personne ne sait ce qu'il est capable de faire tant qu'il n'a pas essayé.