A la mort d'un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
La mort me passionne comme une chose à éviter.
Ô mes pauvres amis, si la vie est courte et la mort éternelle, réveillons-nous et allons hop ! Allons faire des choses folles et héroïques.
Sachez donc bien qu'une véridique impression de beauté ne pourrait avoir d'autres effets que le silence... ? Enfin, voyons ! quand vous assistez à cette féerie quotidienne qu'est la mort du soleil, avez-vous jamais eu la pensée d'applaudir ? Vous m'avouerez que c'est pourtant d'un développement un peu plus imprévu.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
Mon amour pour toi n'a fait que grandir depuis le premier jour : sous le figuier impérial il tremble et rit dans les étincelles de toutes ses forges quotidiennes. Parce que tu es unique, tu ne peux manquer pour moi [...] â–º Lire la suite
La pitié, plus que toute autre sentiment, est une émotion cultivée ; c'est un enfant qui en aura le moins.
Un autre mois. Une autre année. Un autre sourire. Une autre larme. Un autre hiver et un autre été. Mais il ne peut pas y avoir d'autre toi.
L'exemple n'est pas une autre façon d'enseigner, c'est la seule façon d'enseigner.
Lorsque le jour se lève c'est un autre rêve qui commence, et à chaque jour succède un jour plus clair, à chaque éblouissement un nouvel éblouissement...
Le deuil est le prix que nous payons pour l'amour.
La mort n'est qu'un déplacement d'individualités. L'hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suite des générations d'une même race.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
L'habit de pèlerin est une lettre de change à vue tirée sur tous les dévots.
Quand le bonheur d'un autre est le tiens, c'est de l'amour.
La mort est un acte du coeur.
La fenaison transforme le paysage en y inscrivant les traces d'une archéologie éphémère.
Les horloges tuent le temps. Le temps est mort tant qu'il est mû par de petits rouages. Quand l'horloge s'arrête, alors seulement le temps revient à la vie.
La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin, surgir l'oeuvre du malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité se fait le berger des faibles qu'il guide [...] â–º Lire la suite
Minuit sonne toujours autrement qu'une autre heure.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie.
C'est par la mort que la morale est entrée dans la vie.
Celui qui marche sur les pas d'un autre ne laisse pas de traces.
Essayer d'être un autre est une façon de devenir soi-même.
La religion n'est autre chose que l'ombre portée de l'univers sur l'intelligence humaine.
Peu importe la vitesse où l'on court, la mort gagne toujours par une longueur.
Il n'y a de bien en cette vie que l'espérance d'une autre vie.
Quelque regretté qu'il soit, et par tous les artistes et par tous ceux qui l'ont connu, il nous est peut-être permis de douter que le moment soit déjà venu, où, apprécié à sa juste valeur, celui dont la perte nous est si particulièrement sensible, occupe le haut rang que lui réserve probablement l'avenir.
Tous les problèmes de la religion se ramènent finalement à un seul : le Dieu qui se révèle en moi est autre que celui que je devine dans l'univers.
Lorsque nous fixons un point, ne soyons pas immédiatement distrait par un autre point. Toutefois, ce deuxième devra être analysé, car il a une part de ressemblance au premier.