La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
L'amour ça se commande pas, c'est un truc qui te tombe dessus. Quand t'aimes quelqu'un, tu l'aimes c'est tout.
Tout anti-intellectualisme finit dans la mort du langage, c'est-à-dire dans la destruction de la sociabilité.
Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre. Et puis je l'ai perdue. De la même manière.
Attendre des autres ce qu'ils ne peuvent pas vous donner revient à entrer dans une prison.
La mort n'existe que pour ceux qui restent.
La vraie sagesse des nations est l'expérience.
Photographier, c'est choisir d'entre ces images la plus pure, celle vers laquelle vont toutes les autres et dont toutes reviennent ensuite.
La plupart de nous vivons dans notre tête, ressassant soucis, échecs passés et catastrophes futures. Le toucher d'une main bienveillante nous ramène dans le monde présent et nous aide à être de nouveau en phase avec la réalité.
Il vaut mieux creuser sa tombe avec sa fourchette qu'avec une pelle. C'est plus agréable et c'est plus long.
Il plus beau de transmettre aux autres ce qu'on a contemplé que de contempler seulement.
Toute philosophie est d'une certaine façon, la fin de l'histoire.
C'est une tête de mort sculptée dans un calcul biliaire.
Il y a toujours dans le bonheur, même des meilleures gens, un peu d'insolence aimable qui défie les autres d'en faire autant.
Existe-t-il au-delà de la silencieuse nuit Un jour sans fin ? La mort est-elle une porte conduisant vers la lumière ? Nous ne le pouvons dire.
Dans les situations désespérées, la seule sagesse est l'optimisme aveugle.
Plus personne, ou presque, ne croit que changer la vie des autres est important pour soi.
Il n'y a au monde que deux classes d'hommes : ceux qui ont et ceux qui gagnent. Les premiers se couchent, les autres se remuent.
On vit sa vie, on tombe amoureux, on fait des projets et on a des tas de rêve mais on pense pas que tout ça peut se terminer comme ça en un clin d'oeil.
Personne ne veut accorder aux autres le droit de se tromper.
La clarté disparut au ras de ces collines enchevêtrées entre le ciel et le monde. Et ce fut à nouveau la grande nuit d'avant, sans étoiles.
Dieu est-il mort ? Non, pour avoir le droit de mourir, il faut avoir vécu.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Mon meilleur ami est mort d'avoir bu de l'eau. C'est un cas patent de noyade interne.
Tout pouvoir qui cultive l'hypocrisie de sa perfection ne tombe pas seulement dans le ridicule et dans les excès de la dévotion à lui-même ; il détruit l'espoir de la nature humaine en la continuité du progrès.
La mort, je l'ai vu de près... Eh bien, elle ne gagne pas à être connue ! Elle a une sale tête de mort !
La mort ne donne pas de rendez-vous.
Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements.
Il faudrait parvenir à cette sagesse élémentaire de considérer les ténèbres où nous allons sans plus d'angoisse que les ténèbres d'où nous venons. Ainsi, la vie prend son vrai sens : un moment de lumière.
La mort nous guette depuis notre naissance ; elle peut frapper à chaque instant et il nous faut jouir tant que nous sommes encore vivants.
Grand homme est celui qui laisse après soi les autres dans l'embarras.