La mort sans l'Eglise est sans grandeur. Elle a l'air un peu d'une formalité administrative, d'une opération d'arithmétique physiologique, d'une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n'y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?...
Ceux qui font de leurs vêtements l'essentiel de leur personnalité finissent en général par ne valoir guère mieux qu'eux.
Les affaires qui se font peu à peu s'achèvent promptement.
La femme a été peu ou mal étudiée. Nous avons des monographies complètes sur le ver à soie, sur les hannetons et sur les chats, et nous n'en avons pas sur la femme.
Chaque fois que tu oublies, c'est la mort que tu te rappelles en oubliant.
La plupart des gens n'ont qu'une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en plein cerveau, n'arrive guère à les émouvoir.
Mieux vaut donner que prêter, cela coûte à peu près la même chose.
Il y a des éclairs qui durent l'espace d'un centième de seconde et qui aveuglent. Il y a des regards qui durent un peu plus longtemps et qui vous éblouissent pour toujours.
C'est encore devant la mort que nous nous sentons le plus livresques.
Parmi les scènes qui ont fait une profonde impression sur mon esprit, aucune n'est plus sublime que l'aspect des forêts vierges qui ne portent pas encore la trace du passage de l'homme ; que ce soient, d'ailleurs, les forêts du [...] â–º Lire la suite
L'Europe peut saisir à nouveau le gouvernail de la civilisation mondiale si elle arrive à réaliser un tant soit peu d'unité politique.
Beaucoup de gens boivent, très peu savent être bourrés.
C'est peu d'estre Poëte, il faut estre amoureux.
Les décès ont des avantages. Ils peuvent fertiliser le sol.
Aussi longtemps que nous aurons des prisons, peu importe par qui les cellules sont occupées.
Se contenter d'être heureux, c'est plafonner. Peut-être plafonner un peu bas.
La naissance et la mort d'un amour s'accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l'intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d'autres y chantent.
Quand on avance sur le chemin, la vie n'apparaît plus guère comme un devoir, et l'on marche facilement au sacrifice.
Dieu, autrefois moins vivant qu'on ne l'a cru, est aujourd'hui moins mort qu'on ne le dit.
Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
Le fardeau de l'amour : il pèse si peu sur le coeur !
Même le plus difficile peut être vite fait, seul l'impossible demande un peu plus de temps.
Si je devais le faire encore une fois? Pourquoi pas, je le ferais un peu différemment.
L'une des choses que l'argent peut nous permettre, c'est d'avoir un peu plus de maîtrise sur notre temps.
Eh, t'as un bazooka ? Mon pote, arrête de penser manuel de police et pense un peu Playstation. Faut tout faire péter.
La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.
On signe son arrêt de mort si on commence à se préoccuper du public.
L'honneur est un vieux saint que l'on ne chôme plus. Il ne sert plus de rien, sinon d'un peu d'excuse.
A quoi de mieux peut servir une femme qu'à accueillir au plus chaud d'elle-même un ancien bébé qui a un peu froid ?
Quelques exemples rapportés en peu de mots, donnent plus d'éclat, plus de poids aux réflexions : mais trop d'exemples et trop de détails énervent toujours un discours.