L'argent donne moins de valeur aux choses qu'elle ne lui en confèrent.
Quand ce peuple pourra penser et rêver on lui donnera l'art qui fait penser et rêver.
La valeur d'un homme ne se mesure pas à ses vêtements ni aux biens qu'il possède. La véritable valeur de l'homme, c'est son caractère, ses idées et la noblesse de ses idéaux.
C'est même le contraire ! Par fierté, j'ai eu besoin de faire mes preuves par moi-même. Je ne me suis jamais senti menacé par la stature artistique impressionnante de mon père, car je sentais que j'avais mon propre caractère. Ma [...] â–º Lire la suite
La photographie, c'est la conscience même de la peinture. Elle lui rappelle sans cesse ce qu'elle ne doit pas faire. Que la peinture prenne donc ses responsabilités.
La musique est un prolongement du silence, elle est aussi ce qui la précède, ce qui retentit au coeur du morceau.
Quand on était petites, toi tu voulais être astronaute, marchande de fleurs, de glaces et de bonbons à la fraise, mais à la fraise uniquement. Tu voulais être trapéziste, rêveuse ou cheffe d'orchestre. Moi je voulais être princesse, pilote d'avion, [...] â–º Lire la suite
La constance est une qualité noble, mais non guidée par la connaissance ou l'humilité, elle devient témérité ou obstination.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
Il n'aime pas seulement ses plats. Sa présence lui procure la sensation d'être relié à la vie.
Il s'agit souvent pour un romancier d'entraîner toutes les personnes, les paysages, les rues qu'il a pu observer dans une partition musicale où l'on retrouve les mêmes fragments mélodiques d'un livre à l'autre, mais une partition musicale qui lui semblera imparfaite.
La fragilité du cristal ne le rend pas faible, elle le rend délicat.
La guerre essaya de nous tuer durant le printemps. [...] Nous mangions, et la guerre jeûnait, se nourrissant de ses propres privations. Elle faisait l'amour, donnait naissance, et se propageait par le feu.
Que celui qui l'a enfanté le porte, qu'il lui fasse un berceau et le berce.
Quand on a vingt ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.
Une foi n'est tolérable que si elle est tolérante.
Trois choses ne se connaissent qu'en trois occasions. On ne connaît la valeur qu'à la guerre, le sage que dans sa colère et l'ami que dans la nécessité.
La philosophie tire sa valeur de son incertitude même.
Même la mante religieuse est capable de se débarrasser de ses pinces quand elle n'arrive pas à se dégager.
L'avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c'est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même.
La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise.
N'essayez jamais d'impressionner une femme ! Parce que si vous le faites, elle s'attendra à ce que vous mainteniez le rythme tout le restant de votre vie. Et le rythme, mes amis, c'est la dévastation.
La mort, si elle nous voyait pleurer, elle se tordrait.
On connaît encore mieux la valeur des biens par la privation que par la jouissance.
Un chien se fiche éperdument des grosses voitures des belles maisons ou des vêtements de marque. Un morceau de bois mordillé ça lui va très bien. Les chiens se moquent que vous soyez riches ou pauvres, beaux ou laids, intelligents [...] â–º Lire la suite
La grande nature, comme le feu, peut être source de réconfort et de paix, mais elle exige de ses usagers un respect de tout les instants.
Manger un fruit, c'est faire entrer en soi un bel objet vivant, étranger, nourri et favorisé comme nous par la terre ; c'est consommer un sacrifice où nous nous préférons aux choses.
L'Allemagne possède une curiosité anatomique : elle écrit de la main gauche et agit de la main droite.
Plus l'homme vain s'estime lui-même, moins il estime ses semblables, qui le lui rendent bien.
Au festin de la lecture, on ne mange pas tous les livres avec le même appétit, au même rythme : avec celui-ci on pignoche et celui-là on l'engloutit.
L'éloquence est un fruit des révolutions : elle y croit spontanément et sans culture.