C'est toujours l'attachement à l'objet qui amène la mort du possesseur.
Le sage regarde la vie et la mort comme le matin et le soir.
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
J'ai un attachement très ancien et très fidèle pour les chiens. Je les aime parce qu'ils pardonnent toujours.
La tendance suicide représente l'instinct de mort ou le masochisme primordial.
Dormir est une façon de mourir ou tout au moins de mourir à la réalité, mieux encore, c'est la mort de la réalité.
Chuck Norris est mort depuis 10 ans, mais la Mort n'a pas encore trouvé le courage d'aller lui dire.
La vie nous console de mourir, et la mort de vivre.
Il n'y a rien de mieux qu'un enterrement en mer. C'est simple, ordonné, et pas très incriminant.
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
Une nation s'éteint quand elle ne réagit plus aux fanfares ; la décadence est la mort de la trompette.
Quand l'amour est profond et vrai, il nous donne le courage de tout affronter, de tout braver ?
La mort est le jouet sérieux de Dieu.
Ma rage d'aimer donne sur la mort comme une fenêtre sur la cour.
Les gens qui sourient trop cachent un secret : un mort sur la conscience, une banqueroute, des implants ?
Il faut s'excuser de bien faire, rien ne blesse plus.
En ce moment, je reçois beaucoup de prix : Méditerranée, trophée Marianne, d'autres que j'ai oubliés... Quand les hommages pleuvent, c'est que la mort est proche.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
Tout anti-intellectualisme finit dans la mort du langage, c'est-à-dire dans la destruction de la sociabilité.
La conscience de la mort nous incite à vivre davantage.
Les haines sont si longues et si opiniâtrées, que le plus grand signe de mort dans un homme malade, c'est la réconciliation.
J'ai bien peur que ma mort ne passe totalement inaperçue, surtout de moi.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Nous travaillons tous contre notre propre guérison, car la mort est la guérison de toutes les maladies.
Ma mort est comme une sentinelle, lasse de tout ce qu'elle a pris.
Qui ne vit que pour soi est mort pour les autres.
Il n'y a que pour sa musique, qu'il était patrioteIl s'rait mort au champ d'honneur pour quelques notesEt pour quelles raisons étrangesLes gens qui tiennent à leurs rêves, ça nous dérange.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
La mort sans l'Eglise est sans grandeur. Elle a l'air un peu d'une formalité administrative, d'une opération d'arithmétique physiologique, d'une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n'y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?...
J'écris autrement que je ne parle, je parle autrement que je ne pense, je pense autrement que je ne devrais penser, et ainsi jusqu'au plus profond de l'obscurité.
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?