Tout anti-intellectualisme finit dans la mort du langage, c'est-à-dire dans la destruction de la sociabilité.
Militaire : variété d'homme amoindri par le procédé de "l'uniforme" qui est une préparation à l'uniformité totale du cercueil.
Peut-être est-ce justement le signe de la mort ; quand la pensée s'arrête.
Parfois, je me demande si nous vivons la vie en revivant la vie, plutôt qu'en vivant la vie.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression.
Il n'y a que la mort qui peut vraiment faire peur à un homme.
La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte.
Laissez-moi goûter un peu de vie avant beaucoup de mort !
- Mec, il faut prévenir quand t'en lâches un pareil. J'avais la bouche ouverte bordel ! - Écoute l'âne, si c'était mon pet, tu serais déja mort !
L'exilé est un mort sans tombeau.
L'amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.
Parce qu'il est seul à pouvoir regarder la mort dans les yeux, seul le soldat est un homme libre !
La mort n'est jamais qu'un jour dans la vie. Et de surcroît le dernier, à ce qu'il paraît.
Le sommeil et la mort sont des frères jumeaux.
Il n'y a que la mort qui soit vivante dans ce singulier monde qu'on appelle la vie !
Sa mort l'a fait connaître. Il peut revenir maintenant.
- Vous allez venir avec moi mort ou vif. - J'te connais toi. On t'a tué. On t'a descendu !
Un bon skin, c'est un skin mort ! Tire.
C'est ça être homme ! Un grand désir et une totale impuissance...
La mort d'un être vivant n'est que de l'énergie qui se transforme.
Notre mort n'est que très simple. Celle des autres est insupportable.
C'était intéressant de voir (...) comment le tabou de la mort avait remplacé celui de la sexualité.
Nous sommes tous rêvés par notre mort en attendant que son réveil nous tue.
C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
Une faïencerie installée là par des capitalistes anglais désireux de profiter de l'incroyable bon marché de la main-d'oeuvre me révolta : dégradation d'un peuple contraint à chauffer les fours par cette terrible température à une heure que, de père en fils, ils consacraient à la sieste !
La langue de coton se distingue de son homologue de bois, dure et soviétique, par son côté rassurant, chaud, moelleux, qui fait oublier sa totale insignifiance.
Je pense que l'autonomie totale en matière sexuelle est un mythe, et le consentement mutuel est un mythe.
Même les voleurs de grand chemin ont disparu : les uns, habitués au plein air, exercent la profession de pickpockets sur les champs de course ; les autres se sont adonnés à la haute banque.
La plus triste des morts, c'est la mort de la jeunesse.
Je considère la peine de mort comme une institution sauvage et immorale qui porte atteinte aux fondements morales et juridiques de la société.