L'amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.
Le sentiment de honte est à la base de notre civilisation occidentale.
Les relations humaines sont bizarres. J'veux dire, on est avec quelqu'un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l'aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c'est fini.
La mort solitaire est la plus terrible du monde.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
Chaque sentiment profond se transforme, tôt ou tard, en douleur.
Votre amour me rend fort, votre haine me rend invincible.
Il est probable que la mort soit moins pénible que la vie.
Le mariage ne représente pas un fardeau aussi lourd chez les Chinois. Quand on aime pas son mari, on lui cherche une concubine et on garde sa place dans la famille. Mais être la femme d'un homme pour lequel on a de l'aversion, c'est trop dégoutant.
Elève-toi si tu veux vivre un amour plus grand, plus vaste.L'amour et l'amitié sont des tentatives pour élargir le cercle, et retrouver l'unité perdue.
Si je touche la flamme d'une chandelle, je n'ai aucune douleur, si on m'enfonce un couteau je n'ai pas peur. Je sais qu'elle a un coeur qui bat et que tout est mort en moi. J'ai pourtant cette douleur, qui me dit que ce n'est qu'un leurre, qu'il me reste encore une larme à verser.
- Où étais tu, et avec qui ? - Mais pas en Sicile papa... - Eh oh, s'il te plaît ! En Sicile, on serait déjà au cimetière ou à l'église ! Comme aucune de ces deux solutions simples n'est envisageable, qu'est ce [...] â–º Lire la suite
Dans la vie, il y a deux drames : la naissance et la mort ; entre les deux, tout est à se rouler par terre.
Confiance : sentiment par lequel les salauds nous trompent et grâce auquel nous trompons les gogos.
- Tu veux un amour qui te consume, tu veux de la passion et de l'aventure, et même un peut de danger. - Et toi tu veux quoi ? - Je veux que tu obtiennes tout ce que tu recherches.
Ceux qui ont le mieux parlé de la mort sont morts.
Dans la mort le chemin devient d'un seul coup si étroit que, pour passer, on doit se laisser tout entier.
Le garde-fou est le voile qui couvre le miroir et qui met l'âme en danger de mort imminente.
L'espoir d'un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le coeur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
Tous vont au convoi du mort et chacun pleure son deuil.
La charité est une vertu agissante. La philanthropie n'est souvent qu'une attitude électorale.
Le nihilisme n'a plus les couleurs sombres, wagnériennes, splengleriennes, fuligineuses, de la fin du siècle. Il ne procède plus d'une Weltanschauung de la décadence ni d'une radicalité métaphysique née de la mort de Dieu et de toutes les conséquences qu'il faut en tirer.
Pourquoi aimerait-on d'un amour particulier le pays où l'on paie ses impôts ?
Parce qu'il est seul à pouvoir regarder la mort dans les yeux, seul le soldat est un homme libre !
Nul cimetière n'est beau au point qu'on souhaite y être enterré aussitôt.
Le mariage n'est pas un accouplement : c'est un établissement.
On ne se débarrasse pas facilement d'un amour dont on a vécu, ne fut-ce que quelques jours.
Le passé, voilà le véritable enfer, on n'en sort jamais.
Quand un sentiment est inexprimable, dupé par le désir que l'on a de l'autre, c'est de l'amour, n'est-ce pas ?
Oui, la mort nous prend beaucoup mais elle nous donne aussi. Elle nous apprend ce qui est réellement important, par exemple : donner en retour après avoir passé sa vie à recevoir, courir après quelque chose qu'on aurait jamais dû laisser partir ou revenir sur ce qui a fait ce que nous sommes devenus.
C'est parfois la peur de la mort qui pousse les hommes à la mort.