Le garde-fou est le voile qui couvre le miroir et qui met l'âme en danger de mort imminente.
Capitaine de tous les bateaux de la mer, je taillai la route avec cette putain de boule au creux du ventre. Ne pas être aimé ! J'en voulais pas de cette vie sans trace ! J'ai appelé la mort plus tard. Elle voulait rien savoir. Malgré la came, l'alcool. Elle ne voulait pas de moi.
Quand je veux estimer le danger que représente pour moi un adversaire, je soustrais d'abord sa vanité de ses autres qualités.
La présence de la mort rafraîchit toujours les expériences, c'est sa fonction : nous aider à méditer sur cette chose étrange qu'est le temps.
Bien des gens seraient capables de tuer un hommes pour prendre la graisse du mort et en frotter leurs bottes.
La mort d'une mère est le premier chagrin qu'on pleure sans elle.
Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l'échec humain. [...] Mais il n'est pas question que le national-socialisme se mette un [...] â–º Lire la suite
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
La fuite est futile, nous sommes tous prisonniers au milieu d'un cercle, quelle que soit la façon dont nous vivons notre vie, l'anéantissement nous attend, la mort n'oublie personne.
La mort apprend à vivre aux gens incorrigibles.
La seule manière de sauver nos rêves est d'être généreux avec nous-mêmes.
Pour l'écrivain, la littérature est cette parole qui dit jusqu'à la mort : je ne commencerai pas à vivre avant de savoir quel est le sens de la vie.
La démocratie est en danger à partir du moment où, si tu t'opposes à certains pouvoirs, tu risques d'être la proie d'une machine qui te couvre de boue.
Les femmes aiment fort à sauver qui les perd.
J'aime le lit, c'est le seul endroit où, comme le chat, je puis faire le mort en respirant tout en étant vivant.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
La mort ne consulte aucun calendrier.
Le fils est la mort du père, c'est certain, mais pour le grand-père, le petit-fils est une sorte de renaissance ou de revanche.
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
La mort ne m'aura pas vivant.
Pour la mort comme pour tant d'autres importunités, la première fois est évidemment la plus désagréable.
Une bonne mort fait honneur à toute une vie.
Le seul facteur qui motive la peine de mort est la vengeance, et non la justice, et je suis fermement convaincu qu'un gouvernement qui interdit le meurtre de ses citoyens ne devrait pas se consacrer lui-même à la mort.
La mort est une loterie méprisable, ordinaire, illogique, même sur le champ de bataille.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Et quels sont les plus grands criminels ? Ceux qui vendent les instruments de mort ou ceux qui les achètent et s'en servent ?
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
L'orgueilleux se regarde dans un miroir ; le vaniteux se contemple dans les yeux des autres.
Essayez de quitter la terre en la laissant un peu meilleure que vous ne l'avez trouvée et quand l'heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n'avez pas perdu votre temps et que vous avez fait de votre mieux.
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
C'est votre devoir dans la vie de sauver votre rêve.