Nous vivons la mort par intermittence et la vie comme un contrat que nous n'avons pas signé.
Tout souvenir perdu est un appauvrissement.
La perte d'une certaine pudeur comme la perte de la pureté sont les causes profondes de la décadence du monde.
Même si le lieu de méditation est exigu, il renferme l'univers. Même si notre esprit est petit, il est illimité.
L'honneur, c'est la conscience, mais la conscience exaltée. C'est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu'à la plus pure élévation et jusqu'à la passion la plus ardente.
La lecture du journal est une chose sérieuse, sans conséquence sur la vie comme toutes les choses sérieuses.
J'ai eu une vie très singulière depuis que j'ai commencé à travailler si jeune, alors je suis très habituée à voyager, à travailler, à prendre du temps pour moi-même.
Votre âme pour ce mot ne doit pas s'interdire.
Il y a soixante millions de personnes, dans ce pays, qui n'habitent pas qu'en région parisienne ! On devrait s'en souvenir un peu plus souvent...
Les biographes ne connaissent pas la vie sexuelle de leur propre épouse, mais ils croient connaître celle de Stendhal ou de Faulkner.
Ah ! les amants qui se plaignent que leur maîtresse n'a ni esprit ni coeur !
Il arrive un moment où les choses sont si familières qu'elles en deviennent étranges.
Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources.
Les malheureux qui n'ont rien de particulier à vivre, à aimer, à penser, ou à donner, n'ont plus qu'une dernière petite joie dans la vie : les vices des autres.
Le contemplatif, du moins dans le sens bouddhiste, est celui qui comprend que son esprit peut être son meilleur ami, mais aussi son pire ennemi, et qu'il doit donc le transformer par la méditation.
La plupart des hommes n'aiment rien ; ils n'existent que dans leurs créations ; l'homme veut brûler ; on ne supporte pas la vie de sang-froid.
La vie c'est comme une lanière de sandale : avant qu'elle ne soit rompue, on ne peut pas savoir où cela va se produire
Nombreux sont ceux qui vivent et méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement.
Un artiste ne peint jamais la vie tout à fait telle qu'elle est. Il la colore de sa personnalité et de ses désirs.
Votre esprit s'égare. Et plus tard vous le retrouverez, mieux cela vaudra.
Dans la vie politique française, il ne faut pas toucher à ce qui concerne l'existence juive.
Si nous n'avons pas de vie future, nous avons eu nos vies antérieures et elles sont le secret et les liens de nos existences d'aujourd'hui.
Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord. Lèvres, lit de l'amour profond comme la mort !
C'est drôle comme ça vous vient une invention... au moment où on s'y attend le moins !
C'est le bon moment pour venger les morts, tous ces innocents ; avoir enfin Al-Achid en face-à-face, lui laisser juste le temps de comprendre ce qui lui arrive, lui mettre deux balles dans la poitrine, et une autre dans la tête !
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
Les vertus farouches font les moeurs atroces.
On apprend à vivre du moment que l'on sait qu'au bout de la vie il y a la mort solitaire.
Remercier sa mère est une perte de temps.
- Et vous vous êtes rencontrés comment ? - À l'enterrement d'un ami commun, au moment ou le cercueil descendait dans le trou nos regards se sont croisés, et « paf », le coup de foudre !
Les quatre conditions du bonheur: la vie en plein air, l'amour d'un autre être, l'absence d'ambition, la création.