Le fou a un point de ressemblance avec le meurtrier : il n'appartient pas à ce monde. Un véritable fanatique peut mettre à mort qui lui plaît.
La mort ne peut être imaginée, puisqu'elle est absence d'images. Elle ne peut-être pensée, puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels.
Passé un certain âge, la mort de nos proches est la seule manière dont nous prenons agréablement conscience de notre existence.
Vivre sans téléphone portable, vous imaginez le supplice ?
Quand on voit les souris s'amuser sur la peau du chat, on mesure le défi que la mort peut nous infliger.
La perspective d'un châtiment modéré, mais auquel on est sûr de ne pouvoir échapper, fera toujours une impression plus vive que la crainte vague d'un supplice terrible, dont l'espoir de l'impunité anéantit presque toute l'horreur.
Quand on se tue, c'est pour infliger sa mort aux autres. Il est très rare de voir des suicides élégants.
Dans un meurtre vaut mieux être le meurtrier que la victime.
La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise.
Pour certains la mise à la retraite est plus cruelle que la mort d'un être cher.
Tout doit rentrer dans le creuset rénovateur où la mort verse continuellement de la matière pour la continuelle floraison de la vie.
Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c'est regarder mourir les autres...
Un enterrement est une cérémonie au cours de laquelle chacun des invités juge indûment occupée par le mort une attention qu'il voudrait fixée sur lui.
Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
On peut avoir été un mauvais fils, un frère ingrat, un père injuste, un mari infidèle, un amant cynique, un employé incapable, un détestable citoyen, et devenir malgré tout un mort exemplaire.
Dieu est-il mort ? Non, pour avoir le droit de mourir, il faut avoir vécu.
Le supplice pénal ne recouvre pas n'importe quelle punition corporelle : c'est une production différenciée de souffrances, un rituel organisé pour le marquage des victimes et la manifestation du pouvoir qui punit ; et non point l'exaspération d'une justice qui, [...] â–º Lire la suite
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
Quoi de plus banal, de plus prosaïque que la mort ? Elle est à la portée du premier venu. Mais vivre est une autre affaire !
Les paroles d'un homme mort se modifient dans les entrailles des vivants.
Ce qui me turlupine, c'est d'être mis en bière sans alcool... Surtout en cas de mort subite !
La première qualité d'un héros, c'est d'être mort et enterré.
Je suis mort en même temps que ma fille, tout le monde le sait, je le dis sans pathos.
Perdre le désir, une sorte de mort lente.
Tout bon cuisinier n'est jamais mort de faim.
Savoir si l'on aimerait mieux mourir de faim ou de soif est une question qui apparemment plaît toujours.
Le héros n'est pas celui qui se précipite dans une belle mort ; c'est celui qui se compose une belle vie.
Cristina je pourrais te promettre de t'aimer et de te chérir. Je pourrais te promettre d'être la dans le bonheur et dans le malheur, de t'être fidèle jusqu'à ce que la mort nous sépare ; mais je ne le ferai pas. [...] â–º Lire la suite
J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c'est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules.
Un malheureux, pris de boisson, se transforme en meurtrier au cours d'une rixe qui tourne mal ; il est condamné à quinze ans de prison.Prison où n'ira pas le directeur d'une grosse fabrique qui a mis sur le marché, sans précautions, un produit mortel.
Une vie inutile est une mort anticipé.