Ma mort est comme une sentinelle, lasse de tout ce qu'elle a pris.
La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité.
Les chats suivent le principe selon lequel on ne blesse personne à demander ce que l'on veut.
Nous faisons notre vie de la mort d'autrui.
La mort enlève tout sérieux à la vie.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
Le sexe et la mort - la porte de devant et la porte de derrière du monde.
Un arrêt de mort est surtout un arrêt de vie.
On calomnie la mort tandis que la vieillesse suffit pour disqualifier un homme.
L'homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
Si tu es blessé par autrui, tu peux oublier la blessure. Mais si tu le blesses, tu t'en souviendras toujours.
La naissance et la mort d'un amour s'accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l'intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d'autres y chantent.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
La mort lave tout... et ne nettoie rien.
C'est la vie et non point la mort qui sépare l'âme du corps.
La plupart des mécanismes de la vie connaissent des ratés, des failles. La mort jamais.
La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
Qui ne désire pas la mort de son père ?
Plus que tout au monde, j'ai cru aimer le musée du Trocadéro, les marais d'Aigues-Mortes, de Ravenne et de Venise, les paysages de Tolède et de Sparte; mais à toutes ces fameuses désolations, je préfère maintenant le modeste cimetière lorrain où, devant moi, s'étale une conscience profonde.
On m'a trop souvent dit qu'un hymne national faisait partie de notre culture, de notre histoire et qu'il n'était pas possible de le changer. Je m'inscris en faux contre cette idée. Pourquoi ne pourrions-nous pas le faire ? [...] Aujourd'hui [...] â–º Lire la suite
La mort est une surprise que fait l'inconcevable au concevable.
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit.
La peine de mort est une amputation barbare.
La mort ne vient qu'à l'heure choisie par l'âme.
Mais tout fat me déplaît, et me blesse les yeux ;Je le poursuis partout, comme un chien fait sa proie,Et ne le sens jamais qu'aussitôt je n'aboie.
La mort ne m'aura pas vivant.
Mon frère était un grand favori de tout le monde et sa mort a jeté une ombre sur tout le quartier.
L'avenir est inconnu et source d'inquiétude : seuls les condamnés à mort sont rassurés.
Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j'y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d'un seul coup, à éclater de chaleur, d'oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j'étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l'appel de la vie.
- Est-ce qu'ils sont mort ? - Quelle importance ?