La mort est une maladie de l'imagination.
La seule différence que je connaisse entre la mort et la vie, c'est qu'à présent vous vivez en masse, et que dissous, épars en molécules, dans vingt ans d'ici vous vivrez en détail.
La mort de l'autre, c'est ça : ce mur, ce sens interdit contre lequel on se cogne tous les jours.
La médecine n'est pas une affaire de science : c'est une affaire de veine.
Un portrait porte absence et présence, plaisir et déplaisir. La réalité exclut absence et déplaisir.
La mort ne doit en aucune façon redresser l'image que nous avons d'un homme.
La maladie est une conviction...
Si tu n'as pas l'envie, c'est mort ! L'envie te permet de te relever. De te dépasser quand c'est dur.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
L'indifférence morale est la maladie des gens cultivés.
La folie et la mort s'en donnaient à coeur joie. Le monde n'avait plus de sens. Le soleil brillait dans le ciel bleu de France, les oiseaux chantaient, et les hommes s'étripaient avec une férocité bestiale.
Si cette dépouille extérieure de l'homme te parait merveilleusement ouvragée, considère qu'elle n'est rien, auprès de l'âme qui l'a formée. En vérité, quel que soit l'homme, c'est toujours quelque chose de divin qui l'homme incorpore.
La véritable poésie est faite d'impressions fugitives.
La réalité peut-être changée, la fiction doit être réinventée.
La réalité nous livre des faits si romanesques que l'imagination elle-même ne pourrait rien y ajouter.
Un jour, mon berceau fut placé à côté de celui d'un autre enfant. L'un de nous deux mourut. Depuis, je ne sais pas lequel est vivant : lui ou moi ?
La médecine est la seule carrière qui travaille sans relâche à détruire la raison de son existence.
Si par hasard, vous avez assisté à la représentation de Peter Pan, vous vous souviendrez que le chef des pirates était toujours en train de préparer son dernier discours, car il craignait fort que l'heure de sa mort venue, il [...] â–º Lire la suite
Le théâtre c'est en réalité la genèse de la création.
Quand on regarde Internet du point de vue des gens au pouvoir, ces vingt dernières années ont été terrifiantes. Ils ont vu débarquer Internet comme une maladie qui les prive de leur capacité à définir le réel, à définir le [...] â–º Lire la suite
La vie est un éclair mais la mort est sans fin.
En ce monde rien n'est certain, à part la mort et les impôts.
La santé et le bonheur sont le seul chantage des dieux...
L'approche de la mort terrifie, mais si le nouveau-né avait conscience de l'approche de la vie, il serait tout aussi terrifié.
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
Voici mon opinion sur la poésie : les vers sont de petites prisons cellulaires où la pensée est coffrée.
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.
Vous perdez votre temps à vouloir être aimé. Bientôt vous serez le mort le plus populaire de la ville.
Combien d'hommes meurent dans un homme avant sa mort !
J'espère que la santé ne sera finalement pas considérée comme une bénédiction à souhaiter, mais comme un droit de l'homme pour lequel il faut lutter.