La mort est une maladie de l'imagination.
Quelle manie ont les hommes et les femmes de se donner et de se posséder. On n'a pas idée de donner son être, sa pensée, sa liberté.
La vie est un sommeil et la mort est le temps du réveil, et l'homme marche entre l'un et l'autre comme un fantôme.
La grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger.
Celui qui est né pour être pendu ne mourra pas noyé.
Quand on écrit, faut-il tout écrire ? Quand on peint, faut-il tout peindre ? De grâce, laissez quelque chose à suppléer par mon imagination !
Le temps passé n'est plus, l'autre encore n'est pas, Et le présent languit entre vie et trépas ; Bref, la mort et la vie en tout temps est semblable.
Jeune, on pense à la mort sans l'attendre ; vieux, on l'attend sans y penser.
Qu'est-ce que la mort à tout prendre ? Un mauvais moment, un péage, le passage de peu de chose à rien.
Il existe trois catégories d'amis : ceux, comme la nourriture, sans lesquels on ne pourrait pas vivre ; ceux comme les remèdes, dont on a besoin à l'occasion ; et ceux comme la maladie dont on ne veut à aucun prix.
Fais le bien pour ton prochain, tu le retrouveras dans la maladie et dans le besoin.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est désagréable.
L'athéisme n'est pas une thérapie mais une santé mentale recouvrée.
Sans l'innocence, la santé et l'indépendance, la gaieté ne saurait exister.
S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était [...] ► Lire la suite
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
Celui qui doit être pendu à Pâques trouve le carême bien court.
La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
La jalousie n'est qu'un sot enfant de l'orgueil, ou c'est la maladie d'un fou.
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.
- Et tu promets, que si je meurs d'une mort banale, embarrassante, tu diras à notre fille que son père a été assassiné par des soldats russes, dans un combat épique pour sauver la vie de 850 orphelins tchétchènes ? - Promis, des orphelins tchétchènes, promis.
N'attendez pas d'être à la mort pour donner ; car un mourant donne à vrai dire le bien d'autrui.
Les vérités historiques sont rarement bonnes à entendre lorsqu'elles ébranlent les fondements de la mémoire collective.
La mort est bien lourde pour celui qui meurt trop connu des autres mais inconnu de lui-même.
La mort n'est rien de plus qu'un changement éternel.
La religion constitue, pour l'âme un consensus normal exactement comparable à celui de la santé envers le corps.
Je guette ton souffle, ma main t'effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Si une personne se porte comme un charme, le meilleur traitement c'est de lui expliquer de quoi elle souffre.
Le buffle laisse sa peau en mourant, l'homme mort laisse sa réputation.
Les monomaniaques de tout poil, les gens qui sont possédés par une seule idée m'ont toujours spécialement intrigué, car plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l'infini.
Un poète est plus proche de la mort que de la philosophie, plus près de la souffrance que de l'intellect, plus près du sang que de l'encre.