La mort a un double aspect : elle est le non-être. Mais elle est aussi l'être, l'être atrocement matériel du cadavre.
La mort n'est pas si grave que ça. C'est juste de perdre les gens qu'on aime qui fait mal.
Le goût de la mort est sur mes lèvres. Je ressens quelque chose qui n'est pas de cette terre.
Je ne crois pas qu'il y aura de sursaut. Une civilisation, elle a sa logique de développement. Elle grandit puis elle meurt. Vous n'arrêtez pas la mort d'une civilisation.
La mort n'est qu'un rite de passage.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
Dois-je demander comment finira ce monde, ou comment a débuté cet enfer ?
Le mensonge, c'est la première mort du malade.
Qu'est ce que la capacité d'apprendre, sinon un aspect de l'éternité ?
Qui ne désire pas la mort de son père ?
Quel orgueil d'être seul, les mains contre son front, À noter des vers doux comme un accord de lyre Et songeant à la mort prochaine, de se dire : Peut-être que j'écris des choses qui vivront !
Ô femmes sépharades ! À l'hypocrisie si forte qu'elles sont capables d'enlacer tendrement leur pire ennemie, juste après souhaité sa mort ! Ô étrange douceur sépharade, si proche de la douleur.
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
La mort est le regret de la vie.
Là où la vie brûle, la mort vraiment n'est rien.
Un fauché dépouille un mort.
Nous vivons la mort par intermittence et la vie comme un contrat que nous n'avons pas signé.
Quand on ne sait pas ce qu'est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu'est la mort ?
La mort fait de nos sentiments humains de vains tremblements à la surface de l'eau.
Perdre le désir, une sorte de mort lente.
Quand on pense à quel point la mort est familière, et combien totale est notre ignorance, et qu'il n'y a jamais eu aucune fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé !
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
La mort est un moissonneur qui ne fait pas la sieste.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
Je désire aller en enfer et non au paradis. Dans le premier, je jouirai de la compagnie des papes, des rois et des princes, tandis que dans le second, il n'y a que des mendiants, des moines et des apôtres.
On ne peut juger de la beauté de la mort que par celle de la vie.
Ne pleurons pas nos amis, c'est une grâce que nous fait la mort de nous séparer d'eux avant que la vie ne les ait séparés de nous.
Je guette ton souffle, ma main t'effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Si je touche la flamme d'une chandelle, je n'ai aucune douleur, si on m'enfonce un couteau je n'ai pas peur. Je sais qu'elle a un coeur qui bat et que tout est mort en moi. J'ai pourtant cette douleur, qui me dit que ce n'est qu'un leurre, qu'il me reste encore une larme à verser.
On m'a mise en garde contre vous, 007 : sexe au dîner, cadavre au petit-déjeuner. Mais ça ne marche pas avec moi
L'exilé est un mort sans tombeau.