La mort est le meilleur sauf-conduit vers l'oubli.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
Tous les gens sont pareils : crevant de peur à la pensée de la mort et obsédés par le sexe.
Les gens sont offensés par les campagnes pour les droits des animaux. C'est ridicule. Ce n'est pas aussi grave que la mort massive d'animaux dans une usine.
Il n'y a pas d'autre mort que l'absence d'amour.
La liberté enfante l'anarchie, l'anarchie conduit au despotisme et le despotisme ramène la liberté.
Une vie inutile est une mort anticipé.
La primauté de la matière, l'utilitarisme, qui sont les dogmes de la religion industrielle, ont conduit à la suppression de la culture intellectuelle, de la beauté et de la morale.
Le mensonge, c'est la première mort du malade.
Ce voeu de retour à la paix, l'humanité le doit à des centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, pour le seul fait de leur nationalité ou de leur origine ethnique, ont été vouées à la mort ou à une progressive extinction.
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Lorsqu'on n'est pas conduit par l'intérêt ou par l'amour, il est difficile de ne pas l'être par l'orgueil. Croit-on avoir vaincu l'orgueil, il suit notre humilité et l'encourage à voix basse.
La clémence ouvre le chemin à la vie, la recherche du mal conduit à la mort.
C'est toujours l'attachement à l'objet qui amène la mort du possesseur.
La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
La mort n'a qu'un instant, et la vie en a mille.
Penser à la mort raccourcit la vie.
Le temps passe et la mort vient.
Plus encore que la vie La mort nous tient souvent par des liens subtils.
Ma mort est comme une sentinelle, lasse de tout ce qu'elle a pris.
La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux à jamais mais aussi les autres, tous les autres qui recevront l'horreur et l'absence en partage.
La mort est un sommeil à l'échelle de l'univers.
Arcadien, j'ai connu d'innombrables combats, mais je n'ai jamais eu d'adversaire qui puisse m'offrir ce que nous, Spartiates, appelons « une belle mort ». Tout ce que j'espère, c'est que parmi tout les guerriers du monde ligués contre nous, il s'en trouve un qui saura se montrer à la hauteur de la tâche !
Dans l'air qui fleurit de l'entendre rire,Marche un vieux cheval couleur de chemin,Connais à son pas la mort qui m'inspireEt qui vient sans moi demander sa main.
Car c'est être poète que regarder la vie et la mort en face, et réveiller les étoiles dans le néant des coeurs.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
La vie est une maladie dans laquelle le sommeil nous apaise toutes les seize heures ; c'est un palliatif ; la mort est le remède.
Ma rage d'aimer donne sur la mort comme une fenêtre sur la cour.