La mort n'est qu'un mot, une sorte de signe dont le sens nous échappe.
Il faut beaucoup de temps pour gagner une amitié; il suffit d'un mot pour la perdre.
Un homme qui lit, ou qui pense, ou qui calcule, appartient à l'espèce et non au sexe; dans les meilleurs moments il échappe même à l'humain.
La décadence m'attire. Cela suggère un nouveau monde et, pour moi, la lutte de la société entre la vie et la mort est absolument magnifique.
Ô femmes sépharades ! À l'hypocrisie si forte qu'elles sont capables d'enlacer tendrement leur pire ennemie, juste après souhaité sa mort ! Ô étrange douceur sépharade, si proche de la douleur.
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
L'enfer est tout entier dans ce mot : solitude.
La première faiblesse de la mort réside dans l'inacceptation spirituelle de cette mort par les vivants.
La mort n'est pas derrière les montagnes, elle est derrière nos épaules.
La mort doit être une belle aventure.
Il n'y a pas sur terre une seule page, un seul mot qui soit simple, étant donné que tous postulent l'univers, dont l'attribut le plus notoire est la complexité.
La mort est un mystère, les pratiques occultes ne sont qu'une illusion.
Votre âme pour ce mot ne doit pas s'interdire.
Le chagrin de la mort d'un époux dure six mois ; on ne se console jamais de la mort d'un enfant.
J'ai souvent pensé que la mort était la plus belle invention de la nature, mais quand elle nous frappe nous, et non pas les nôtres.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
Des bruits couraient que le ballet La mort du cygne avait été commandité par des bookmakers du nord de l'État de New York et que l'on pariait gros sur la survie de l'oiseau.
Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard.
La mort est le meilleur sauf-conduit vers l'oubli.
J'ai bien connu l'animal mort dans votre assiette. Sale temps sur la planète.
Les termes ont le sort qu'on voit au genre humain : Un mot vit aujourd'hui qui périra demain.
Après la mort, il n'y a rien, et la mort elle-même n'est rien.
Enlève le mot fatalité de ton dictionnaire, et tu verras que changera le monde.
L'absence d'un mort nous inonde de sa présence, et nous le rend encore plus cher.
Quand le fanatisme entre dans la cervelle d'un homme de parti, il n'y a que la mort qui puisse le délivrer.
La mort n'est qu'un photographe vous disant : ne bougez plus.
L'idée sans le mot serait une abstraction ; le mot sans l'idée serait un bruit ; leur jonction est leur vie.
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
Vivre ! Mot dérisoire lorsqu'on l'utilise pour désigner la survivance dans la servitude.
La plus triste des morts, c'est la mort de la jeunesse.
Je parle dans le vide, je parle tout seul si tu veux savoir parce que y'a un homme mort à l'autre bout du fil, connard !