La mort n'est qu'un mot, une sorte de signe dont le sens nous échappe.
"Un mort désencombre ; on lui en sait gré."
La destinée ! Mot grave et profond que les bonnes gens ont facilement à la bouche, aux heures d'inquiétude, devant les incertitudes de l'avenir.
- Dans le mot VOLCAN, y a CAN, ça veut dire qu'on ne sait jamais CAN ça VOL.- CAN ça VOL !- Quand ça va voler.- Ah...- C'est bien foutu les mots.
La mort est l'aînée, la vie sa cadette ; nous, humains, avons tort d'opposer la mort à la vie.
La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.
Quand on côtoie la mort au quotidien, le sexe devient un sujet défouloir.
La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire c'est lui sourire à notre tour.
Je ne crois pas à la mort sans résurrection. S'ils me tuent, je ressusciterai dans le peuple salvadorien.
Je te veux je te désire je te chéris, je t'admire, je te respecte, en un seul mot qui résume tout cela, je t'aime.
Sans le mot qui seul compte dans l'expression d'une pensée, la pensée en question n'est qu'un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
Je me marierais à nouveau si je trouvais un homme qui avait quinze millions de dollars, qui me céderait la moitié et qui garantirait qu'il serait mort dans l'année.
L'amour est un mot qu'il faut se garder de prononcer. Ce qui compte, c'est la réalité.
La mort est notre hôte.
La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d'un complexe dimensionnel à un autre ?
Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d'âme. La nuit d'aujourd'hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
Quiconque n'est pas mort jeune mérite de mourir.
Il n'y a rien de plus intéressant que la vie et la mort fait partie de la vie.
Le mot "connerie" a dérivé loin de ses racines physiologiques et il a plus de force que le mot "bêtise" ou "stupidité". Mais juger de la connerie des autres supposerait qu'on est soi-même dénué de toute connerie. Donc, son usage doit inciter à l'auto-examen préalable.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
Je suis un intellectuel. Ca m'agace qu'on fasse de ce mot une insulte : les gens ont l'air de croire que le vide de leur cerveau leur meuble les couilles.
Les femmes ont tort de cultiver la virilité, ce n'est pas du tout un signe de libération.
La trahison n'est qu'un mot inventé par les hommes pour confondre leurs frères qui ne pensent pas de la même façon qu'eux.
Les ignorants sont toujours vexés d'avoir tort. C'est d'ailleurs à ce signe qu'on les reconnaît.
Le mot même Islam signifie paix, c'est-à-dire non-violence.
Le propre de la pensée naturaliste n'est pas d'accorder un sens quelconque à l'idée de nature, mais de tabler sur le mot nature pour refuser tout ce qui existe artificiellement, c'est-à-dire pour contester tout ce qui existe.
Les enfants (...) sont le seul moyen dont nous disposons pour tromper la mort et atteindre l'immortalité.
Le jour approche, de l'anniversaire de la mort de mam. J'ai peur, de plus en plus, comme si ce jour-là (25 octobre) elle devait mourir une seconde fois.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Si le mot énoncé peut-être parfois dangereux, plus dangereux encore sera le mot supprimé.
Dormir est une façon de mourir ou tout au moins de mourir à la réalité, mieux encore, c'est la mort de la réalité.