"Un mort désencombre ; on lui en sait gré."
La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire c'est lui sourire à notre tour.
Il y a un temps où un homme doit se battre et un temps où il doit accepter que son destin lui échappe. Que le bateau a levé l'encre et que seul un idiot insisterait. La vérité c'est que j'ai toujours été un idiot.
Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi.
Le musicien peut chanter pour vous la mélodie qui est en tout espace. Mais il ne pourrait vous donner l'oreille qui saisit le rythme, ni la voix qui lui fait écho.
A une vie toute de songe la mort ne peut faire mal.
C'est si ennuyeux, le deuil ! A chaque instant il faut se rappeler qu'on est triste.
Je pense en ce moment à la vanité de mon entreprise. On s'intéresse à un homme, disparu depuis longtemps. On voudrait interroger les personnes qui l'ont connu mais leurs traces se sont effacées avec les siennes. Sur ce qu'a été [...] â–º Lire la suite
La pensée s'affaisse aussi bien que les chairs. Et l'esprit se grippe d'être repu. Il ne lui convient que d'être affamé.
Le comble de la politesse : S'asseoir sur son derrière et de lui demander pardon.
La mort transforme parfois l'antipathie en amour. C'est ainsi qu'on peut avoir de la répugnance pour le porc vivant et manger avec plaisir du saucisson.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait ; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action.
Comme cela nous semblerait flou, inconsistant et inquiétant une tête de vivant s'il n'y avait pas une tête de mort dedans.
Et pourtant ce tyran, seul, il n'est pas besoin de le combattre, ni même de s'en défendre il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s'agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.
L'homme ne peut connaître que ce qui lui a été donné de connaître, le reste lui est caché.
Pour moi, les vêtements sont une forme d'expression de soi - il y a des indices sur qui vous êtes dans ce que vous portez.
Le vent des hauts-plateaux souffle où il veut : qui peut lui imposer une direction ?
Et mort on n'est pas mieux dans l'or que dans la boue.
Une mère ne regrette jamais les soins ni les peines que son enfant lui a coûtés.
Le racisme, la haine, le ressentiment, « le désir légitime de vengeance » ne peuvent alimenter une guerre de libération. Ces éclairs dans la conscience qui jettent le corps dans des chemins tumultueux, qui le lancent dans un onirisme quasi [...] â–º Lire la suite
Si je n'avais pas été acteur, je serais sûrement mort aujourd'hui.
L'art n'est pas chaste, on devrait l'interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés. Oui, l'art est dangereux. Ou s'il est chaste, ce n'est pas de l'art.
La vie est une apogée, l'apex, le déclin; la vie est la mort - et tout le reste est ouvert à la discussion.
Un optimiste est un homme qui s'en va joyeusement au volant d'une voiture d'occasion, persuadé d'avoir roulé le marchand qui la lui a vendu.
Si je ne disposais que de deux mots pour te dire, je prendrais ces deux-là : "Déchirée et radieuse". Si je ne disposais plus que d'un seul, je garderais celui-là qui contient les deux autres : "aimante".
J'ai toujours su que l'humanité était cruelle, méchante, injuste, fourbe, inhumaine, j'ai voulu la quitter, pour de vrai, lui préférant une autre pourriture, plus saine, celle de la mort.
Si lui y marche avec nous, ça va débouler rouge. Des bassistes comme ça on en fait plus, on a perdu l'moule ! [...] Une bête j'te dis : à l'époque où on était avec les Bulldozers, son pseudonyme c'était Bazooka, tel'ment qu'y bastonnait. Non, même avec des moufles y peut jouer les doigts dans l'nez.
Whymper, le célèbre ascensionniste, lui envoya ses livres, croyant que le célèbre romancier était aussi un confrère en ascensions.
Oyez mes paroles et soyez témoins de mon serment. La nuit se regroupe, et voici que débute ma garde. Jusqu'à ma mort, je la monterai. Je ne prendrai femme, ne tiendrai terres, n'engendrerai. Je ne porterai de couronne, n'acquerrai de [...] â–º Lire la suite