Je n'avais pas à craindre de mourir mais de n'avoir plus le coeur à vivre, du moins de la seule vie qui m'importât. Je n'avais plus devant moi que le lit de douleur de mon frère : il gémissait, il criait, mais ne parlait plus, et toutes choses, à l'approche de la mort, étaient vide de sens. Le mal au coeur et la fatigue consécutive à l'insomnie ajoutaient à ce sentiment une puissance à le dominer. Mon frère ne m'avait parlé que pour mettre fin à la possibilité de me parler.
Je ne cesse de penser à Toi.
Toi qui me fait chavirer mon coeur,
Toi qui pourrait me faire vivre le bonheur,
Toi qui a des yeux à me faire rêver,
Toi qui saurait me faire oublier,
Toi sur qui je peux compter,
Toi qui sait [...] â–º Lire la suite