Allah a préparé pour ceux qui croient en lui des jardins sous lesquels courent des ruisseaux; ils y demeureront toujours : c'est la plus grande félicité.
Stupidité, outrage, vanité, cruauté, iniquité, mauvaise foi, mensonge - nous ne voyons pas tout l'éventail quand il est tourné dans la même direction que nous.
Dans les moments de paroxysme, il faut savoir être fou délibérément pour ne pas mourir sous le choc de la vie.
Le mépris et la haine sont sans doute les écueils dont il importe le plus aux princes de se préserver.
L'avenir n'appartient à personne. Il n'y a pas de précurseur, il n'existe que des retardataires.
Il n'est jamais trop tôt, il est toujours trop tard.
Si tous les hommes se comportaient après leur mariage comme ils le font durant les fiançailles, il y aurait moitié moins de divorces et deux fois plus de faillites.
Si nous savions toujours entretenir le feu de l'amour de Dieu dans notre coeur par des prières et des bonnes oeuvres, il ne s'éteindrait pas.
A des oreilles sourdes, il n'est pas bon de prêcher.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.
Nous ne croyons pas que la vérité reste encore vérité quand on lui enlève ses voiles.
Aujourd'hui, il ne s'agit plus de dominer, mais de libérer des énergies pour améliorer la condition humaine.
En général, il faut se redresser pour être grand : il n'y a qu'à rester comme on est pour être petit.
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
Dans la course à la qualité, il n'y a pas de ligne d'arrivée.
J'étais parfaitement « chez moi » dans ce travail. Il consistait à me situer ailleurs, à ne m'occuper que de ce qui était étranger à mon entourage et au public pour lequel j'écrivais. À me produire absent.
Je laisse parfois négligemment entrouvertes la porte de ma chambre et je prends des poses évocatrices quand il passe et que je m'habille en tenant compte de ses goûts. Et surtout je ne refuse plus ses avances. Un homme supporte [...] â–º Lire la suite
Entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Derrière chaque doux sourire, il y a une tristesse amère que personne ne peut jamais voir et ressentir.
Les extravagantes embardées du Nan-Shan témoignaient de sa lamentable impuissance. Il tanguait, il piquait du nez dans le vide et semblait, à chaque plongée, rencontrer quelque mur ou cogner.
Oter l'illusion à l'amour, c'est lui ôter l'aliment.
C'est ça la vie ; il y a les connus et les inconnus. Les connus tiennent à se faire reconnaître, les inconnus aimeraient le rester, et ça foire.
Une oeuvre littéraire peut agir sur la réalité même qui lui a donné naissance.
C'est très beau d'aller vers un solitaire, cela donne des frissons comme d'approcher un animal sauvage et doux. Le malheur c'est que, si vous réussissez à attraper un solitaire, vous le perdez : il n'est plus seul.
Quand l'avocat prête, il achète.
À cette époque, j'appris qu'un homme ne voit jamais que ce qu'on lui a déjà montré.
Chacun a le droit de réclamer ce qui lui est dû.
Le goût de la possession n'est qu'une autre forme du désir de durer ; c'est lui qui fait le délire impuissant de l'amour.
La vie n'est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l'on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l'atteindre coûte que coûte.
Même quand on a le temps de perdre du temps, il faut encore trouver les jeunes femmes avec lesquelles le perdre.