- Quand il y a un doute, c'est qu'il n'y a pas de doute. Ça c'est la première chose qu'ils t'apprennent ! - Qui ça ils ? - Je m'en rappelle plus ! Ça c'est la deuxième chose qu'ils t'apprennent !
Même lorsque l'on croit Que l'on n'attend plus rien Nous attendons toujours Quelque chose ou quelqu'un.
Je peux voir le soleil, mais même si je ne peux pas voir le soleil, je sais qu'il existe. Et savoir que le soleil est là, c'est vivre.
Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.
Quand tout le monde obtient quelque chose pour rien, bientôt plus personne n'aura rien, parce que personne ne produira rien.
En art, tous ceux qui ont fait autre chose que leurs prédécesseurs ont mérité l'épithète de révolutionnaire; et ce sont eux seuls qui sont les maîtres.
Une chose est sûre, autrefois les faits divers étaient plus amusants, plus délirants. L'ADN est une invention formidable pour les enquêteurs mais un frein pour les dérives criminelles.
La reconnaissance posthume d'un alpiniste ou d'un écrivain a quelque chose à voir avec les glaces éternelles.
Il n'est pas nation plus ouverte, ni sans doute de plus mystérieuse que la française ; point de nation plus aisée à observer et à croire connaître du premier coup.
J'ai toujours eu ce terrible besoin d'être quelque chose de plus qu'un être humain. Je me sentais puni par le fait d'être humain.
Est-ce qu'il n'y aurait pas quelque chose à dire en faveur des hommes ordinaires, si maltraités dernièrement ? La force la plus grande n'est-elle pas du côté de la médiocrité opiniâtre ? Et est-ce que l'homme doit être davantage qu'un homme du peuple ?
Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis, et il y en a toujours eu. La tension de l'anti-intellectualisme a été un fil conducteur constant dans notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance est aussi bonne que votre savoir ».
La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises.
J'écris comme on lit. Je commence dans le présent, et je me pose des questions en rapport avec le passé et la mémoire.
Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
Je sais que ce n'est pas la bonne chose à dire, mais je suis vraiment contente de mon corps.
Réaliser, c'est bien plus que savoir faire un champ-contrechamp il me semble, non ? Et là je les vois tous devenir cinéastes, les Lellouche, les Dujardin, etc. Est-ce que c'est là qu'ils sont le plus intéressants ? Je ne crois pas.
Il n'y a pas, sur la place de Paris, plus de vingt personnalités politiques, littéraires, artistiques, qui aient quelque chose à dire.
Si vous vous souvenez des moments les plus heureux de votre vie, ils datent tous du moment où vous faisiez quelque chose pour quelqu'un d'autre.
Certains jours le doute m'écrase, m'écrabouille tant les pets des hommes de pouvoir polluent les belles idées.
La question n'est pas tant de savoir s'il y a de la vie sur Mars que de continuer à vivre sur Terre.
La seule chose qui a été pire que l'organisation de la non-violence a été l'organisation de la violence.
On a beaucoup discuté la question de savoir si la femme n'était pas un être radicalement débile. Sa débilité n'est qu'apparente ; elle a, en effet, de meilleurs principes de vie que l'homme.
Avant chaque chose il y a quelque chose. Tout ce qui est existait déjà de toute éternité. On ne peut faire du neuf qu'avec du vieux.
Ce n'est pas le manque ni la privation qui donne du désir : on ne manque que par rapport à un agencement dont on est exclu, mais on ne désire qu'en fonction d'un agencement où l'on est inclus.
Contempler la vérité est autre chose que de la connaître par ouï-dire.
Chercher est le propre de tous, trouver n'est pas chose commune.
La mort n'est plus comprise comme la conclusion logique de toute vie, mais comme un accident de parcours. Et comme pour tout accident, il vaut mieux cacher son existence aux survivants.
Le problème est que lorsque vous écrivez quelque chose en rétrospective, il faut beaucoup de courage pour ne pas changer, ou vous oubliez une certaine réalité, et vous ne ferez que prendre en compte votre point de vue aujourd'hui.
Le doute et la peur sont les auxiliaires des grandes initiatives.
Je suis en quelque sorte un philosophe, mon sujet d'étude c'est vous, je fais des recherches sur vous, sur votre vie, votre âme. Je suis un spécialiste de Oh Dae-Soo. L'important n'est pas de savoir qui je suis mais pourquoi j'agis ainsi.