Si la mort était un bien, les dieux ne seraient pas immortels.
Si on colle l'oreille à la porte des livres et aux portes de la nuit, si on fait bien attention, on peut entendre la conversation des poètes.
La peur d'être seul n'est bien souvent que l'horreur du vide, et il se pourrait que la solitude fût la véritable épreuve des êtres.
Pourquoi je ne me suicide pas ? Parce que la mort me dégoûte autant que la vie.
Il m'est quelquefois arrivé de combattre le Privilège par la plaisanterie. C'était, ce me semble, bien excusable. Quand quelques-uns veulent vivre aux dépens de tous, il est bien permis d'infliger la piqûre du ridicule au petit nombre qui exploite et à la masse exploitée.
Je suis bien placé pour le savoir : au cinéma, le critique, c'est le juge et l'assassin.
Je t'aime. Oh mon dieu, c'est juste sorti hors de ma tête, comme euh, c'était un genre de... je, je, je t'aime. J'ai juste... Seigneur je l'ai refait. Je t'aime. Oui, juste, je t'aime et j'ai essayé de ne pas [...] â–º Lire la suite
Personne ne se soucie de bien vivre , mais de vivre longtemps, alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.
- Vous pensez que ma fille est lesbienne ? - Hum hum... - Hum hum oui ou hum hum non ? - Hum hum... - Vous pouvez arrêter les « hum hum » et dire la vérité pour une fois ? - Vous [...] â–º Lire la suite
Il y a trois sortes de témoins. Celui qui a bien vu mais doute de ce qu'il a vu. Celui qui a mal vu et croit avoir bien vu. Celui qui n'a rien vu et jure avoir tout vu.
Ma meilleure amie a perdue son mari récemment et... il avait... il avait servi dans la 50ème escadrille de la RAF. Son avion a été descendu une nuit lors d'un raid sur Essen. Il était grièvement blessé mais il a [...] â–º Lire la suite
L'amour, même en dehors du mariage, est toujours moral ; un mariage sans amour est toujours immoral.
La mort elle aussi brille par son absence.
Il n'y a pas de limite à la quantité de bien que vous pouvez faire si vous ne vous souciez pas de qui obtient le crédit.
La grotte des patriarches et le tombeau de Rachel n'étaient pas et ne seront jamais des sites juifs, mais des sites islamiques.
Aucune philosophie fondée sur une vision incorrecte de la nature de l'homme n'est susceptible de produire du bien social.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
C'est le propre de la dépression : on ne peut pas croire qu'un jour on ira mieux. Les amis bien attentionnés qui vous disent "tu t'en sortiras", on les regarde avec accablement et même on leur en veut : c'est [...] â–º Lire la suite
La mort est aussi soudaine dans ses caprices qu'une courtisane l'est dans ses dédains, mais plus fidèle, elle n'a jamais trompé personne.
Les économistes sont des chirurgiens qui ont un excellent scalpel et bistouri ébréché opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif.
Si c'est pour toi, je veux bien brûler en enfer.
Le pauvre accepterait bien le rhumatisme du riche.
Il faut bien souvent, pour servir ses amis, ne croire pas toujours ce qu'ils disent, et ne faire pas toujours ce qu'ils veulent.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
Rendez la justice pour le mal, et le bien pour le bien.
La vie est-elle courte ? Il m'a semblé bien long, Le rêve que j'ai fait.
Le lecteur, ce vieil ami, à qui nous promettons toujours du plaisir à notre première page, et auquel nous tenons parole tant bien que mal dans les suivantes.
Si mourir pour son prince est un illustre sort, Quand on meurt pour son Dieu, quelle sera la mort !
Aussitôt qu'on sort du domaine des mots tout s'écroule et lorsqu'on y demeure tout est sans vie.
Des hommes illustres ont pour tombeau la terre entière.
La servitude. C'est ça le téléphone. Il sonne : tu accours. Ou bien tu n'accours pas, mais tu te ronges les sangs de regrets ou de curiosité insatisfaite.